Passé et Regrets et conseils

Regretter est une façon amère de rejeter les expériences de la vie , qui nous apprend à chaque instant, au regard de ce que nous avons appris., que nos choix d’aujourd’hui sont sans doute différents de ceux d’hier.

Ce qui fait toute la richesse de l’être humain, c’est qu’il est capable d’effectuer des choix différents à des instants différents et d’en tirer des renseignements.

Regretter, n’équivaut pas à tirer des renseignements de nos expériences passées. Ces deux approches sont totalement divergentes : L’une renie nos propres fondations sans pouvoir les changer, alors que l’autre accueille le Passé pour le transcender. Regretter est une triste manière de renier sa nature humaine en tentant vainement la reconstruction d’un  passé hypothétique qui aurait pu être le nôtre, mais qui de toute manière ne le sera jamais, puisqu’il n’appartient pas à l’instant présent.

Cela me fait penser à la chanson de Guichard   : Il ne faut pas pleurer comme cela , Pleurer ne sert à rien !

Le Regret consiste à placer son énergie vitale dans un monde qui n’existe plus ! Ainsi, la personne vivant dans le regret est comme un ballon percé qui fuit, se dégonflant de la vie qui l’habite.

Ce qui certains qualifient de  » mauvais choix  » est toujours une aubaine. La Vie est un apprentissage et nécessite des choix, parfois douloureux pour nous amener à grandir. Il n’est donc jamais de mauvais choix, dès le moment où nous l’assumons bien sûr. Je ne prône pas le culte de la souffrance comme voie unique de croissance ou de guérison.

La Souffrance est UNE voie, mais elle n’est pas  LA voie.

La Souffrance Morale peut être vécue très différemment selon si nous nous plaçons dans le rôle de la victime ou dans le rôle de l’être responsable de ses actes.

Se comporter en victime donne une emprise extérieur sur soi, rend dépendant, impuissant et misérable.

Être responsable est la voie directe vers la liberté.

L’histoire est stérile, elle est celle d’un  présent révolu.

Le Culte du Passé revient à  contempler les choses mortes figées et immobiles.

Nous avons pas à fuir le passé, mais  simplement à le laisser à sa place, sans le juger, en retirant de précieux renseignements, et considérant avec vigilance ce qui était valable hier ne l’est plus forcément aujourd’hui . Tout comme le Futur, le  Passé ne doit pas être un refuge vers lequel nous nous rallions pour esquiver le Présent.

Le Passé nous a construit, honorons-le donc pour cela, Baignons-le de gratitude,…mais ne fuyons pas le regret.

Regretter revient à renier ce qui nous a construit, donc ce que nous sommes aujourd’hui.   Le Regret appartient au passé et le passé ne peut être changé.

CONSEILS

Le Vie, c’est ici et maintenant, c’est le moment présent, qui lui peut-être remodelé à chaque instant.

L’essentiel est d’assumer et d’aimer qui nous sommes aujourd’hui.

Il n’y a pas de sens d’affirmer : « Si c’était à refaire , je le ferais différemment  » Ceci est une palissade, une évidence logique,  Rien  est à refaire, car le passé n’existe plus.

Dites-vous bien que demain : Vos choix seront différents de ceux d’aujourd’hui,  car vous êtes humains. Et si demain vous en veniez à regretter, c’est l’instant présent que vous renieriez.

L’important est de ne pas se lamenter sur le passé, mais bien construire le Présent de manière à ne pas répéter ce qui vous a déplu

CONCLUSION

Au terme de notre parcours terrestre, nous aurons emprunté un chemin sinueux, jalonné de multiples détours, mais qui nous aura enrichi bien plus que si nous avions emprunté la voie directe.

L’Être humain vieillit quand le Rêve cède sa place aux regrets.

 

L’Ego et L’Autodérision

L’égo est le   » je «  qui s’exprime en chacun de nous. On l’évoque également en tant que  moi pensant ou identification au moi. Chaque être se confronte à cette part de lui plus ou moins dominante, procurant ce sentiment d’individualité ainsi que de l’illusion de la séparation qui en découle. Mais l’égo, sensé nous permettre d’évoluer en tant qu’être incarné, tente bien souvent de s’approprier l’intégralité des commandes, au risque de nous couper de l’essentiel.

La personne dominée par son égo finit alors par ne plus exister qu’à travers lui, oubliant sa nature profonde et le sens de son passage sur terre. Elle  est comme anesthésiée dans ses racines, et se retrouve perdue dans cette identité illusoire, dans l’incapacité d’accéder au Bonheur et à l’épanouissement dans sa vie.

L’égo fait partie intégrante de l’être humain que nous sommes. L’observation consciente nous permet de l’accepter comme étant une part de soi qui cherche à être reconnue….. mais ne pas le laisser être   » Commandant de bord  » . Il s’agit d’un  travail de chaque instant nécessitant beaucoup de vigilance, car l’égo tente  toujours de s’immiscer subtilement là où il n’a pas sa place. Parmi les nombreux garde-fous, l’autodérision me semble être la meilleure manière de s’assurer que notre égo ne déborde pas. L’humour est généralement pas très sérieux. et parfois de mauvais goût . Se prendre  au sérieux est d’ailleurs la manière de donner tout le pouvoir à l’égo. On peut constater que les personnes égocentrées sont dans l’incapacité à rire d’elles-mêmes.

Apprendre à rire de Soi , nous aide grandement à vivre, sans tomber sous l’emprise de l’égo.

L’autodérision désamorce à chaque instant ce processus débordant cherchant à fragmenter et diviser pour mieux régner.

Lorsque nous pouvons rire de bon coeur de notre condition  physique…….. de nos faiblesses, lorsque nous nous autorisons à caricaturer nos propres travers, alors nous sommes dans cette pleine conscience d’exister au delà de ce  moi pensant.

L’autodérision reste donc à mes yeux, la meilleure manière d’apprivoiser l’égo et de le contenir tout en douceur dans le rôle qui est le sien.

Rire de soi nécessite évidemment aucun talent d’humoriste, aucune méchanceté ou agressivité,  mais seulement la capacité à se moquer avec tendresse.

Rire de soi n’a rien  de dénigrant, c’est apporter juste un peu plus de légèreté dans sa vie tout en se prémunissant d’une prise de pouvoir égoïque.

L’autodérision confère à la personne qui la pratique une forme d’authenticité, ôtant toute impression qu’elle puisse avoir quelque chose à perdre ou à cacher, amenant immanquablement autrui à la percevoir de manière plus vraie.