Paraboles

Je n’ai plus rien à dire

C’est peut-être que ma vie devrait finir

Je ne conçois plus le monde qui va et d’abord comment va

Le monde et tout cela, est-ce concevable ?

Je n’ai plus rien à rire

C’est peut-être que mes envies ont entrepris de me fuir

Etre en vie est cependant un sort heureux tant : cela va

De soi ; tant que le monde demeure viable ?

Je n’ai pas non plus de soupirs

C’est parce que ma voix ne peut pas sortir

Mais je sais bien des chansons, les paroles quelques la la la

Dans une mémoire encore fiable !

A croire que je n’ai jamais su sourire

Sans façons, j’ai vu ce que l’on peut souffrir

Des drôles de vies dolentes et tout ce qu’on ne dit pas

Avec malgré tout un sort enviable.

Ma montagne est austère

Nous n’y promenons plus

Sa magie était naguère

Où nous nous étions plu

L’avancée des saisons

A mes joues des sillons

Font comme une oraison

Funèbre à mes passions

Un jour viendra l’oubli

Alors plus aucun souci

Il faut bien payer le prix

Un jour pour toute la vie.