Pardonne moi Seigneur

En ce moment tu daignes venir jusqu’à moi Tu frappes à la porte de mon coeur

Attendant la réponse que je veux bien te donner.

Ma réponse, elle est d’abord dans mon silence, ce silence qui veut te dire la joie

Toujours nouvelle de m’ouvrir simplement à ta divine présence., permet que je te parle

« Si tu veux, tu peux me guérir »

Combien de fois as-tu entendu cette parole de confiance ?

En ce moment, elle est la mienne.

Tu connais mes pensées les plus secrètes, tu sais qu’elle est ta place dans mon coeur.

Mais hélas! Comme je me sens encore faible ! mes pêchés, ils sont là devant moi

Ils sont là pour me dire que j’ai besoin de toi, que j’ai besoin de ton pardon.

Oui, Seignueur

« dis seulement une parole et je serai guéri »

Prononce sur moi cette parole de pardon, celle qui te fait oublier mon péché

Celle qui me rappelle ta miséricorde infinie.

Maintenant, Seigneur, je veux te dire Merci

Merci de venir chez moi par ton Eucharistie , pourrais je attendre plus de ton amour?

Merci pour la vie reçue, pour les humbles joies, pour les peines apaisées, pour le courage accordé

Merci Pour l’amitié partagé

Merci enfin, au nom de tous ceux qui ne pensent à te remercier

Puissent-ils, un jour découvrir, eux aussi, tout ce que tu es dans leur vie

Seigneur Jésus, je te reconnais comme mon guide, ma lumière et mon soutien

C’est toi qui me conduis sur le chemin de la vie

Je veux me laisser faire, accueillir ton amour, accepter tes délais, respecter tes plans.

Avec le Père et l’Esprit, reçois mes hommages

Avec Marie, ta mère et la mienne, accueille ma prière

Au delà de mes mots, Accepte aussi ce que je ne puis t’exprimer

Merci Seigneur de m’avoir permis d’être encore vivante et te redire toute ma confiance et mon amour.

Garder le moral et et se souvenir

Il faut de se souvenir

D’ amitié absolue

De ne plus mêler l’avenir

A sa chimère dissolue.

Une certaine équité voudrait

Que l’espoir eût une survie

Un vide de preuves saurait

Cacher la finitude obvie.

En lieu d’un songe ésotérique

Mon rêve a été compassé

Une nostalgie quadratique

M’a tout entier composé.

Musique

La musique me porte en un lieu étranger

Une patrie où droit et devoir se confondent

Où du delta jusqu’à sa source coule l’onde

Où tout parait bizarre ou fortement changé.

Elle berce mes nuits comme le fait une femme

Avec un charme désuet qui dure toujours

Avec cet acharnement si propre à l’amour

Avec la ferveur qu’on retrouve dans la flamme.

Elle peut parler avec douceur à mes oreilles

Faire vivre à mon coeur un grand chambardement

Elle reste toujours là, toujours elle veille

Même si le son parait un bombardement.

Le Départ

Perdue dans l’embrasure où la porte t’enferme

Tes yeux sillaient de joie, mais ta bouche pleurait

J’attendais, je partais, toute indécis et ferme

Mais saisi par ton coeur que j’allais emporter.

J’ai ce coeur aujourd’hui

Qui bat mon coeur meurtri

Mais que ne suis-je mort, plutôt que parti !

Le chat à la fenêtre

Le chat à la fenêtre

Soulève sa petite patte

Pour pouvoir sortir

Et ses yeux grands ouverts

Qui cherchent des regards

Pour qu’il puisse l’ouvrir.

Le chat sous la fenêtre

Tapote doucement

Avec son coussinet

Sur quelques marguerites

Qui se reflètent sur la vitre

Derrière une ombre bleutée.

Le chat à la fenêtre

Observe l’oiseau

Qui d’un coup sec

S’envole dans le ciel

Pour attraper le papillon

Qui a pu s’échapper.

Le Chat à la fenêtre d’un coup a disparu

La Pluie qui désole

Le tapotement des gouttes à la vitre

Rythme avec entrain le remerciement

De la nature, et ses balbutiements

Humides clôturent ce doux chapitre.

Et la cadence répand, irrégulière

Le sourd message du morse divin

Le clapotement de force neuvains

Et de leur harmonie particulière.

Les tambourinements sur la glace

Progressent à mesure que les cieux

Dévident leurs corps irrévérencieux

Sur la terre chaude devenue lasse.

Les trombes d’un liquide séculaire

Tombent avec l’illusion d’un chant captieux

Et l’espoir semble presque sentencieux

Sous ce ciel, déversoir moléculaire.

Naissance

Je suis née au milieu du jour

La chair tremblante et l’âme pure

Mais ni l’homme ni la nature

N’ont entendu mon chant d’amour.

Depuis, je marche solitaire

Pareille à un ruisseau qui fuit

Rêveusement dans les fougères

Et mon coeur s’éloigne sans bruit.

Un Rêve

Je ne veux qu’un rêve

A demi-flottant

Que mon âme brève

Passe en voletant

Que la brume fine

L’enveloppe aussi

Qu’elle s’achemine

Sans autre souci

Que celui d’errer

Avec une brise

Sur l’arbre léger

Sur la terre grise.

De la Nuit au Jour

La nuit n’est plus pénible

Enveloppée dans les nuages

Elle se remet du jour et de la tristesse

Dans son sillage, les orages blessent

Se défient les oiseaux volages

Sombres et volubiles.

Pourtant c’est bien là que l’on rêve

C’est dans cet air, que se jouent les meilleures trêves

Qui apaisent et qui intègrent

Les éclaircies ne se voient guères

Mais il est sûr qu’elle sourit

Dans le jour se cache la belle nuit.

Je me souviens

J’aimais changer de cieux, de climat, de lumière

Oiseau d’une saison, je fuyais avec l’été

Et mon vol inconstant allait du rivage austère

Au rivage enchanté.

Mais qu’à jamais le vent bien loin du bord m’emporte

Où j’ai dans d’autres temps suivis des pas chèris

Et qu’aujourdhui déja ma félicité morte

Jonche de ses débris !

Combien ces lieux m’ont plu ! non pas que j’eusse encore

Vu le ciel y briller sous un soleil pâli

Le bonheur qui dans mon âme enfin venait d’éclore

L’avait seul embelli.

Hélas ! avec la maladie ont disparu ces charmes

Assise au fauteuil, regardant ce ciel brumeux

Je vois se lever comme un fantôme en larmes

L’ombre des jours heureux.

Oui, pour moi tout est fini, ne reste que cette page

De la présence chère et du regard aimé

Fini la voie connue et de la douce image

Dont j’eus le coeur charmé.

Comment pourrais-je encor, désolée et pieuse

Guérir ce coeur meurtri

Oublier ces voyages , seule, ou en compagnie joyeuse

où j’ai souri ?

Si rien ne peut refleurir, le présent sans charmes

Projet….. brisé

Du moins mon pauvre coeur, fatigué de mes larmes

Doucement s’est apaisé.

Maintenant sous mon ciel que le jasmin parfume

Et qui sourit toujours

Rêver aux temps aimés, et voir sans amertume

Naître et mourir les jours.