Le Bateau fatigué

 

thFQEAHI5HJe suis capitaine de ce navire
Le vent et la pluie
Frappent de plein fouet
Mon navire déjà abimé
Par ces nombreuses tempêtes
Qui nous laissent hébétés et fatigués

Je suis le capitaine de ce navire
Et je dois faire face à cette mer gigantesque
Qui montre sa colère
En soulevant ces grosses vagues
Menaçantes et carnassières
Afin que je m’abaisse devant elle
En lui laissant tout ce que je possède

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Je suis le capitaine de ce navire
Et je suis seule pour le maintenir
M’acharnant sur la barre
Afin de garder le cap

Le vent fouette mon visage fatigué
Par ce combat pour ne pas dériver
Seule et désemparée
Trempée par cette pluie glacée

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Tiens la barre ! Tiens la barre ! Me dis-je !
Et je la tiens de mes mains tremblantes
A bout de souffle, mais combattante
Pour penser à demain
A mon destin

Je suis le capitaine de ce navire
Je tiens la barre pour garder le cap
Tenir jusqu’à la terre ferme
Pour retrouver  ceux qui me sont chers

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Oui ! Tenir pour ne pas dériver
Ne pas couler sous cette tempête immense
Qu’est ma souffrance

 

 

 

La Confiance

La confiance, renvoie à l’idée qu’on peut se fier à quelqu’un ou à quelque chose. Le verbe confier  signifie, en effet, qu’on remet quelque chose de précieux à quelqu’un, en se fiant à lui et en s’abandonnant ainsi à sa bienveillance et à sa bonne foi. L’étymologie du mot montre par ailleurs les liens étroits qui existent entre la confiance, la foi, la fidélité, la confidence, le crédit et la croyance.

Depuis la Modernité pourtant , nombreux sont ceux qui préfèrent concevoir la confiance comme un mécanisme de réduction des risques, ou encore comme le fruit d’un calcul rationnel, en laissant de côté ce qui nous paraît être une composante essentielle de notre confiance : le fait qu’elle place d’emblée celui qui fait confiance dans un état de vulnérabilité et de dépendance. Il ne s’agit pas de croire que la confiance doive être absolue et aveugle, ou que les autres soient toujours fiables et dignes de confiance. Mais il ne s’agit pas non plus de penser que la seule confiance digne de ce nom soit ce qu’aujourd’hui on appelle couramment la « self-estime », une forme d’assurance qui permettrait à ceux qui en sont pourvus de ne dépendre de personne.

Certes, sans confiance en soi, rien n’est possible. Ce n’est qu’ensuite qu’on peut aussi s’ouvrir aux autres, construire un espace de partage, bâtir avec autrui un projet commun.

Pourtant, la confiance en soi relève aussi de la capacité à créer des liens. Pour cela, il faut pouvoir aussi croire aux autres, leur faire confiance et accepter le risque de la dépendance. C’est pourquoi la confiance ,  n’est jamais « neutre ».

Elle est à la fois fondamentale et dangereuse. Elle est fondamentale car, sans confiance, il serait difficile d’envisager l’existence, même des relations humaines , des rapports de travail jusqu’à l’amitié ou bien l’amour. Sans confiance, on ne pourrait même pas envisager l’avenir et chercher à bâtir un projet qui se développerai dans le temps. Comme l’expliquent un bon nombre de travaux en sciences sociales, c’est la confiance qui rend possible le développement de la socialité.

. Mais la confiance est aussi dangereuse, car elle implique toujours le risque que le dépositaire de notre confiance ne soit pas à la hauteur de nos attentes ou, pire encore, qu’il trahisse délibérément la confiance que nous lui faisons. Lorsque nous faisons confiance à quelqu’un, il nous arrive de croire en lui, sans savoir exactement pourquoi, ou du moins sans pouvoir expliquer les raisons exactes de notre confiance. Mais comment expliquer ce « saut » dans le vide ? N’y a-t-il pas là le risque de glisser dangereusement de la confiance à la crédulité ?

Faire confiance oui, mais ne jamais oublier la Prudence !

 

 

La Vie

Cruelle tu es,

Et cruelle tu resteras.

Parfois drôle,

Ou Rock and Roll.

Par moment méchante

Et même collante.

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Tu es la vie

La vie de tant de gens

Tu les rends souvent mécontents

Mais ces gens ne voient pas

Que parfois tu peux être belle

 

DSCN7052 Arbre du Tulé Plus de 2000 ans

Belle vie,

On pourrait t’appeler  joie ou même mort,

Peut importe  tu resteras

 La Vie

 

 

 

 

 

Prières à Marie en ce Dimanche

 

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Il y a des jours où les patrons et les saints ne suffisent pas.
Alors il faut prendre son courage à deux mains.
Et s’adresser directement à celle qui est au-dessus de tout.
Être hardi. Une fois.
S’adresser hardiment à celle qui est infiniment belle.
Parce qu’aussi elle est infiniment bonne.
À celle qui intercède.
La seule qui puisse parler de l’autorité d’une mère.
S’adresser hardiment à celle qui est infiniment pure.
Parce qu’aussi elle est infiniment douce.

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À celle qui est infiniment riche.
Parce qu’aussi elle est infiniment pauvre.
À celle qui est infiniment haute.
Parce qu’aussi elle est infiniment descendante.
À celle qui est infiniment grande.
Parce qu’aussi elle est infiniment petite.
Infiniment humble.
Une jeune mère.
À celle qui est infiniment jeune.
Parce qu’aussi elle est infiniment mère.

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À celle qui est infiniment joyeuse.
Parce qu’aussi elle est infiniment douloureuse.

À celle qui est infiniment touchante.
Parce qu’aussi elle est infiniment touchée.
À celle qui est toute Grandeur et toute Foi.
Parce qu’aussi elle est toute Charité.

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À celle qui est Marie.
Parce qu’elle est pleine de grâce.
À celle qui est pleine de grâce.
Parce qu’elle est avec nous.
À celle qui est avec nous.
Parce que le Seigneur est avec elle.

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Soirée du Jeudi19 septembre

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Jeudi j’ai passé une très bonne soirée au lit, à regarder « La ligne verte ». Pourtant, le film est très long (plus de 3h!) et  il m’est venu à l’idée d’écrire ce  commentaire.  Film que  j’ai déjà vu maintes fois, mais que je regarde à nouveau chaque fois qu’on le repasse  à la télé, ou quand je prenais un vol  pour ailleurs et qu’il était au programme, cela  écourtais la durée du parcours.

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Le plus gros de l’action se passe au même endroit, en prison. C’est simple on ne sent pas le temps passer, on prend plaisir à découvrir l’histoire de chaque prisonnier, la vie des gardiens du pénitentiaire, à vivre la suite des événements, et à en découvrir toujours un peu plus sur la cruauté humaine, tout comme sur sa capacité à être bon. Toutes les émotions vont y passer, à tour de rôle, chacune aura son moment où elle va pouvoir se manifester. L’acteur Tom Hanks est le lien central entre tous les personnages, entre prisonniers et gardiens, il est celui qui a la responsabilité des décisions fortes, et celui qui médite le plus sur quelle sort réserver à chacun. Il l’interprète superbement bien et donne le tempo qu’il faut pour suivre l’action avec intérêt, aidé par des répliques très bien travaillées et une réalisation au cordeau. Ce film est un classique à ne pas rater !……

 

Les mots me manquent pour décrire cette œuvre d’une puissance profonde. Pratiquement tout y est parfait : que ce soit le sujet traité, les personnages, le scénario, la cinématographie – certains plans sont, je trouve, extrêmement bien choisis -, et enfin, les dialogues. Seul point que je pourrais reprocher au film est le choix de certaines musiques qui m’ont paru peut-être légèrement hors contexte mais je pense qu’il s’agit surtout d’un avis totalement subjectif. Alors oui, le film est long, même très long, mais à aucun moment je n’ai ressenti de longueur inutile : en somme, on ne s’ennuie pas. Car oui, le film a la capacité de traiter le sujet important de la peine de mort et de ceux qui y sont condamnés, sans toutefois sombrer dans l’over dramatisme. Les effets comiques sont dosés avec soin et permettent de relâcher la pression : ils permettent également de tisser un lien fort avec les personnages, nous permettant ainsi de ressentir une grande empathie pour eux.

 

Enfin, j’aimerais parler du personnage de Percy, très utile dans ce film, puisqu’il contribue à effacer tout manichéisme entre les deux camps : les condamnés et ceux qui appliquent la condamnation. Oui, les condamnés ne sont pas tous des bêtes assoiffées de violence et douées des pires défauts (bien que l’un des personnages possède ces caractéristiques) et tous les hommes qui font partie de l’exécutif ne sont pas forcément bons. Cette remarque semble aller de soit, mais je me devais de la préciser, car dans ce film, tous les personnages sont placés sur un pied d’égalité : ce sont tous des êtres humains. Il est clair que je n’ai jamais ressenti autant d’émotion que devant ce film, et qu’il se doit d’être vu par chacun au moins une fois dans sa vie. Une formidable leçon d’humanité.

 

 

Se sentir aimé

L’un des grands besoins de l’être, c’est d’être écouté, c’est d’être compris. Du reste, se sentir aimé, n’est-ce pas se sentir  compris ? Or notre attention est perpétuellement distraite par mille projets, mille contraintes, mille accaparements ou tentations du monde extérieurs…. de sorte que l’être que nous aimons ne retient pas toujours notre attention comme il le faudrait.

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Il doit s’agir d’une exigence mutuellement consentie, invitant  à renouveler perpétuellement l’attention que nous portons à l’autre : à force de partager des habitudes, nous finirons, si nous n’y prenions pas garde, par oublier ou mésestimer sa profondeur, sa diversité et son mystère !

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Même si des  phases d’indisponibilité ou de mauvaise humeur rendent la chose difficile, il est fondamental d’inscrire la relation sur le devant de la scène, et d’y consacrer une patience sans cesse renouvelée, une constance affective, un dévouement, une disponibilité intérieur, et tout simplement une présence. En prenant bien conscience qu’être présent ne consiste pas seulement à  » être là », mais à  « être pleinement avec « .

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L’attention se nourrit de la parole échangée, mais surtout du silence qui suit. Au point que l’on pourrait dire de l’amour qu’il est d’abord art de l’écoute. Le silence est la langue maternelle de l’amour : Elle nous permet de rejoindre l’autre sur des sentiers inconnus à la parole.

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Le désir d’être

Il n’est pas d’amour , ni d’amitié durable sans idéal, sans gratuité, sans désirs de se donner pour une cause qui nous dépasse infirment, sans la volonté d’assumer ensemble la vie quotidienne mais aussi de transcender l’ordinaire des jours. Ce qui sous-entend que c’est moins la précision des buts qui fait la force d’une relation, que la vigueur de l’élan inaugural.

 

 

Douces Paroles

 

Va ton chemin sans plus t’inquiéter !

La route est droite et tu n’as qu’à monter,

Portant d’ailleurs le seul trésor qui vaille,

Et l’arme unique au cas d’une bataille,

La pauvreté d’esprit et Dieu pour toi

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Surtout il faut garder toute espérance

Qu’importe un peu de nuit et de souffrance ?

La route est bonne et la mort est au bout.

Oui, garde toute espérance surtout.

La mort là-bas te dresse un lit de joie.

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Et fais-toi de toute la douceur

La vie est laide, mais encore ta soeur.

Simple, gravis la côte et même chante,

Pour écarter  la prudence méchante

Dont la voix basse est pour tenter ta foi.

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Simple comme un enfant, gravis la côte

Humble comme un pécheur qui hait la faute,

Chante, et même sois gai, pour défier

L’ennui que l’ennemi peut t’envoyer

Afin que tu t’endormes sur la voie

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Ris du vieux piège et du vieux séducteur,

Puisque la paix est là, sur la hauteur,

Qui luit parmi des fanfares de gloire.

Monte, ravi, dans la nuit blanche et noire

Déjà l’Ange gardien étend sur toi

Joyeusement des ailes de victoire..

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