L’oiseau

Un oiseau siffle sur les branches

Et sautille gai, plein d’espoir

Sur les herbes, de givre blanches

En bottes jaunes, en frac noir.

C’est un merle, chanteur , crédule

Ignorant le calendrier

Qui rêve soleil, et module

L’hymne de joie en février.

Lustrant son aile qu’il essuie

L’oiseau persiste dans sa chanson

Malgré brouillard et pluie

Il croit à la belle saison.

Il gronde la paresseuse

De rester au lit si longtemps

Et gourmandant la fleur frileuse

Met en demeure le beau temps

Il voit le jour derrière l’ombre

Tel un croyant, dans le saint lieu

L’autel désert, sous la nef sombre

Avec sa foi voit toujours Dieu.

A la nature il se confie

Car son instinct presse la loi

Qui rit de la philosophie

Beau merle t’ est plus sage que moi.

Souffrance et Ecriture

Sans la souffrance, il n’est point d’écriture

Sans la passion, point d’aventure

L’homme n’a qu’une chose

Sur laquelle compter

Et ce sur quoi son âme

Aime à venir poser.

La chose porte un nom

Chaleureux et sonore

Elle se nomme Passion

Romance ou bien Transport.

Elle emporte les hommes

Loin de leurs rivages

Au fond de ses bras longs

Dans un épais nuage.

Les hommes en sont captifs

Comme des oiseaux peureux

Qui au bord des récifs

Se cachent au fond d’un creux.

Il n’est point de triomphe

De gloire ou de courage

La passion est un leurre

Un précaire mirage.

On la court, on la cherche

Mais jamais ne nous comble.

 

Mais alors Reviens

Quand tu t’en vas tout est triste

 Rien ne va, triste est la piste

Triste est chez moi, tout est en larmes

Me manque ta flamme

Tout est émoi rien que toi me rends ma joie

 Sans toi la tristesse s’empare de moi

Mes journées ténébreuses

Mes lunes odieuses.

Du matin au soir la mélancolie est reine

 Beaucoup de plaies teintent mes veines

Plein de souffrances et plein de remords

Me prennent au coeur, reviens vite alors

Efface mes chagrins reviens c’est l’heure

Bientôt je crève c’est plus que sur, ton absence est dure

Et me fausse mes rêves.

Pense que c’est ton chez toi

 Pour me fermer les yeux  je t’attend moi.

 

Méditation pour trouver la paix intérieur

S’armer de patience pour finir conquis par la paix intérieure.

Au chant des oiseaux s’entrainer au paradis à contempler des fleurs.

Elle fait fi des soucis, la sagesse de l’esprit

Faire le vide en soi puis laisser le bien-être envahir l’esprit.

Plus d’envie d’ailleurs, plus de passé ou futur

maintenant profiter de l’instant , le temps du bonheur.

A chacun sa part d’ombre, seul le grand soleil n’a pas de côté sombre.

J’apprécie sa compagnie pourvu qu’elle soit douce, la solitude  mon amie.

De plus en plus isolée me voici loin de tout, mais plus près de moi-même.

Le verrai-je se réaliser mon vœu d’amour et de paix, plus que tout je l’espère.

 Une envolée de tourterelles qui brise le silence, bref instant de grâce.

Pour trouver la paix sur terre, la chercher en soi-même

 

 

 

L’éducation

A tous ces rêves que l’on noie
Au sacrifice d’un monde trop sage
A toutes ces envies que l’on broie
Sous couvert d’un monde en cage
Quelles graines peut-on faire germer
Chez ceux qui bâtiront demain ?
Peut-on être libre de créer
Un monde qui nous ressemble enfin ?

Tous ces talents inexplorés
Que l’on fige artificiellement
A coup de règes répétées
Pour justifier les fondements
Aux questions restées sans réponses
Des esprits un peu trop piquants
Alors que se perd en ses ronces
L’autorité du bien-pensant.

Que peut-on  voir dans le regard
Des futurs gens de nos cités
Inspiration ou cauchemar
Des rêves qu’ils n’auront pas créés ?
Quel investissement est le plus sûr
Sinon celui de ces enfants
Mains qui modèleront les sculptures
Du monde et de ses transitions ?

Comparons la Vie à une Fleur

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La vie est une fleur qui s’épanouit lentement.

Un à un ouvre ses pétales,

Eclatantes de beauté.

Puis doucement s’éteint et se fane.

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Les gouttes de rosée viennent caresser le bourgeon,

Recroquevillé tel un fœtus.

Puis dans un cri, s’arrache du ventre de la terre

Sa mère nourricière.

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Dans l’éclat du petit matin hésite, tremblante et s’ouvre.

Réchauffée par la lumière et les premiers  rayons du soleil.

Bercée tendrement par la douceur du vent,

laissant couler les dernières larmes de pluie sur sa robe encore froissée.

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Protégée par sa fragilité et sa beauté éphémère.

Comme l’enfant, petit être naïf

 Innocent, frêle, émerveillé,

Lentement se redresse et grandit

Découvre la vie, s’émerveille et s’épanouit.

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Puis rebelle, tête haute brave les forces et les tempêtes

Adulte, trace son chemin

Se résigne et accepte son destin

Lentement regarde sa vie, s’accroche au passé

Mais l’avenir défile droit devant …

Et paisible s’éteint.

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Epargnée par sa fragile nature, des agressions qui auraient pu l’anéantir.

La main innocente qui arrache la beauté de cette fleur

Ou la haine qui l’écrase de sa botte

Douloureusement se replie et se recroqueville

Dans  une pluie, verse ses larmes fécondes.

Nourrit la terre de sa source.

 

Le livre de la Vieille

Ici, c’est la vieille de quatre vingt huit ans

Qui dit, selon la chair,  l’expérience et  le Sang

Souvenez-vous-en, souvenez-vous-en

En ouvrant son coeur de ses doigts tremblants.

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Pour montrer à tous sa vie comme un livre

Et, dans sa joie comme en ses oraisons

Tout un genre humain occupé à vivre

En ses villes  de pies, d’hommes, et d’enfants.

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Or à tous ici, ses pleurs et ses fêtes

Et, suivant le ciel peint à ses couleurs

Voici sa maison, ses fruits et ses fleurs

En ses horizons d’hommes et de bêtes.

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Et lors de ses derniers printemps

Qui sont en musique, ainsi qu’en prières

Sous des Christs en croix, des saints, des calvaires

Puis sa Foi aussi bonne en tous les temps.

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Pour la paix de sa vie trop à l’attache

Dans les jours, les mois qui la rattachent

Et le réconfort de ses mains qui tâchent

Ici de leur mieux et très simplement.

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Les larmes d’un Violon

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Mer de soupirs, de larmes, de sanglots

Qu’un vol de papillons sans se poser traverse

Jouant sur la tristesse ou dansant sur les flots

Rêve, aime, souffre, crie, apaise, charme ou berce

Toujours tu as fais courir entre chaque douleur

L’oubli vertigineux et doux de ton caprice

Comme les papillons volent de fleur en fleur

De mon chagrin alors ma joie est la complice

L’ardeur du regret accroit la soif des pleurs

Que sont devenus tous les amis

Princes du désespoir, ou grands seigneurs trahis

J’aimerais bien le savoir

Sourire de regret, et larmes d’espoir.

 

Se sentir bien dans sa peau

 Paraît que  pour être au plus haut

 Faut  se sentir bien dans sa peau

Si donc nous nous y sentons mal

ça peut nous bouffer le moral

Et c’est porte ouverte au dégâts…

Aussi soyons de notre temps

Car qui voudrait tels embarras ?

Se guérir  en nous soignant.

 

Paraît que pour s’épanouir

Avant tout se définir

S’adore-t-on ? Quand ? Et Comment?

Se déteste-t-on ? mêmement ?

Si c’était les deux à la fois ?

Car connait-on ce qu’on engrange ?

Faut en situer les pourquoi

Et clarifier un tel mélange.

 

Paraît que pour être serein

Faut pas jouer au petit malin

N’hésitons pas à exposer

Ce qui en nous fut enterré

Dans les entrailles du non-dit

Depuis peu , ou des décennies

Et qui pourtant respire encore

Causant en nous le plus grand tort.

 

Paraît que pour tourner le dos

Aux dépressions et autres maux

Faut réparer là où ça craque

Si vous pensez «  j’en ai ma claque

Je me croyais hier un génie

et moins qu’une merde aujourd’hui »

Pour vous sortir de ce micmac

Au plus tôt videz votre sac.

 

Paraît que pour s’équilibrer

En soi, autant qu’en société

Les procédés courent les rues

Y’a qu’à mettre son âme à nu

Et décortiquer sa substance

L’implication de mille traits

S’entremêlant en permanence

Ne devrait pas vous affoler….

 

Sais pas si j’ai bien expliqué

Peut être qu’un ajout ….. ?

Le bel Ange

Qu’il est beau ce bel Ange

Un ange en blanc, un ange en bleu

Avec sa bouche et ses deux yeux

Regardons ce bel ange.

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Avec sa longue robe à manches

Son réseau d’or pour ses cheveux

Et ses ailes pliées en deux

C’est notre protecteur cet ange.

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Et puis aussi étant dimanche

Voici d’abord que doucement

Il marche dans le ciel en long

Et puis aussi prions en ce dimanche.

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Avec ses mains  Bel ange prie

Pour les enfants dans les prairies

Et qu’avec ses yeux il regarde

Ceux de plus près qu’il faut qu’il garde

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Et tout alors étant en paix

Chez les hommes et dans la vie

Au monde ainsi de son souhait

Voici qu’avec sa bouche il rit.

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Bon Dimanche à tous .