DESTIN

L’homme est né de la terre

à la terre s’en retourne

et redevient poussière

Ainsi les choses tournent.

Or, pour son plus grand bien

la nature a prévu

qu’avant de n’être plus

gris-poussière l’homme devint

.

Car si l’heureux destin

lui prête longue vie,

tout en l’homme devient gris

cheveu, poil, oeil et teint.

Ainsi, du grand passage

s’amoindrit le dommage

C’est douce préparation

qu’on la camoufle ou non

.

Et grisâtres mouvements

et grisâtres pensées

et grisâtres vêtements

déja l’ont imprégné

.

Dans cette brume uniforme

tous les vieux ont même forme

Comme antiques tapisseries

tournant toutes au même gris.

Ainsi, du grand passage

s’amoindrit le dommage

Angoisse Matinale

Angoisse

à hue et à dia

Réveil martyrisé

Pensées ombragées d’une mort qui me guette

Toujours

Je ne saurais espérer un demain

Immortalité du soleil

Araignée

Répétition d’une respiration éphémère

Le Coeur qui s’emballe

Torpeur

Ta présence maltraitée me soulage

Je te demande pardon.

Fleurs et Jardins

Parmi le vert et la floraison de toutes les plantes les plus belles

Je flâne.

Je délibère ici

Je rêve par là

L’heure s’arrête ou plutôt s’étend pleinement

Se déplier et s’amplifier.

Ces tournoiements et ondulations soudaines

De brises envoient tous les parfums dans l’air chaud

Contempler une feuille

Ou le motif sur le mur

Créés par des branches les plus près.

Ces têtes-là de fleurs dansantes

Exposent délicatement toute leur gloire.

Quelle simplicité à se perdre

Et quelle aisance à respirer doucement

Pas de peine à avoir des pensées profondes.

Une pensée pour les innocentes Victimes

Ils étaient entrés dans une église

S’étaient signés, quelques gouttes d’eau bénite

Par fidélité à la lumière,

Puis s’étaient absorbés dans la prière.

Dans cette Maison où règne le silence

Que l’âme aime tant !

Avant peut-être avaient-ils allumé des cierges

Par amour de la Vierge ?

Soudain

Le couteau surgi de nulle part,

Injure de sang à la pureté des lieux

L’œuvre d’une créature sans Dieu

Témoigne de la folie du monde

Par des crimes immondes.

Êtres ordinaires sacrifiés sur l’autel du non-sens

Quand finira l’universelle démence ?

Le courage de regarder la mort en face

Nous savons tous que nous allons mourir un jour, mais souvent nous préférons écarter cette évidence.

Car il n’est pas facile de se confronter à la mort et au fait de mourir

.

Des peurs surgissent en nous : peur de l’inconnu, de la douleur ou de pertes qui peuvent survenir. Des questions se posent auxquelles nous n’avons souvent pas de réponses : Y a-t-il une vie après la mort ? Y a-t-il un au au-delà? Y a-t-il une autre naissance ? comme les religions le décrivent ? Ou avec la mort, est-ce que tout est fini ?

Le fait de mourir fait partie des plus grands mystères et des plus grands enjeux de notre vie. Chacun de nous, tôt ou tard, sera confronté à la mort et doit trouver la façon dont il y fera face. Pour s’orienter sur ce chemin, il y a des balises : nos propres expériences, le dialogue avec d’autres humains, les messages de la foi ou de la connaissance que nous transmettent les philosophes, les mystiques, les chercheurs et les fondateurs des religions de tous les temps. Mais personne ne peut se soustraire à faire lui-même les premiers pas sur ce chemin, soit de regarder sa propre vie et de prendre conscience qu’elle aura une fin.

J’aimerai encourager chacun et chacune à se confronter avec la mort, la sienne propre, tout comme celle de nos proches.

J’aimerai vous inviter à ne pas rejeter la mort, mais à l’appréhender comme une part importante de la vie, qui peut se concevoir activement et se préparer avec soin..

La vie humaine ne se termine pas avec la mort, mais se poursuit sous une autre forme.

Avoir la foi, croire en Dieu notre créateur a une grande influence sur l’être en fin de vie.

Vu de cette façon, cela empêche une attitude critique et nous éloigne du suicide.

Cette vision peut contribuer à la compréhension, et de par ce biais au soulagement de la douleur et des angoisses.

Elle offre une base pour rencontrer la mort avec de nouvelles connaissances et énergies.

Coeur à Coeur

On s’enverra des coeurs

A remplir nos solitudes

Et des fleurs de toutes couleurs

Comme on n’a plus l’habitude.


On se réchauffera l’âme

Depuis longtemps délaissée

On s’attribuera des palmes

Pour chacune de nos qualité.

Dans le désert bleu ciel

Nos sourires en souffrances

Combleront de plus belle

L’écho de nos silences.

Dormir c’est mourir un peu

Si la nuit rime avec la mort

L’oubli prouvera que tu as tort

Si la mort défie ton ennui

Ne lui cède pas ton âme et ta vie.

A l’ennui, à la mort

A la vie, à l’envie

Schizophrénique

Hypothétique

Lorsque le masque tombera

Seule la ferveur restera.

C’est impétueux, cette envie de partir

Une illusion pour les sourires

Languir, languir

Puis sourire, sourire..

Le masque ne sied à ravir

Qu’à ceux capables de s’en démunir..

La Papaye

Vois ce fruit, chaque jour plus tiède et plus vermeil

Se gonfler doucement aux regards du soleil!

Sa sève, à chaque instant plus riche et plus féconde

L’emplit, on le dirait, de volupté profonde.

Sous les feux d’un soleil invisible et puissant

Notre coeur est semblable à ce fruit mûrissant

De sucs plus abondants chaque jour il enivre

Et maintenant mûri, il est heureux de vivre.

L’automne est là, l’hiver arrive, le fruit se vide et va tomber

Mais la graine est vivante et demande à germer

L’âge est là, le coeur se referme en silence

Le souvenir reste, et continue à propager sa semence.

Dieu nous laisse la Liberté

Tu ne peux le comprendre et ta bouche blasphème

Porte moins haut l’audace et connais-toi toi-même !

La Mal est fils de l’homme et de sa volonté

Cet arbre aux fruits mortels s’ouvrit sur la nature

Du jour où l’Eternel fit à sa créature

Le présent de la liberté.

L’homme, hélas ! en a mal usé : voilà son crime !

Du superbe et du fort, du faible qu’on opprime

Un jour Dieu jugera l’orgueil et les douleurs

Humble, à tes malheurs même il faut donc te soumettre

Toi qui dois rendre compte à ton souverain maître.

Du trésor amer de tes pleurs

Ecrire un poème

Ecrire un poème c’est

Comprendre le jour

Comprendre la nuit

Comprendre l’amour.

Comme une fleur qui s’est fanée

J’ai oublié la belle histoire

Qu’on me racontait quand j’étais petite

Une histoire simple

Une histoire bleue

Comme le vent qui s’est mis à souffler

J’ai volé à toute vitesse

Par dessus la prairie

Par dessus la maison.

Comme la vie qui ainsi continue

Je continue de croire qu’il faut comprendre

Comprendre, est l’une des choses fondamentales dans la vie

Et c’est en ça que j’aime la poésie.

Comprendre tout ce qu’on a vécu et ce qu’on vit encore

Comprendre chaque sentiment et chaque évènement vécu

Comprendre que chaque jour et chaque moment dans notre vie a un sens

Et que la vie n’est pas faite pour rien

Mais pour réaliser le bien.