Ne pas blesser autrui

Si tu savais le mal que fait une parole,
Confiant et charmé quand je me livre à toi
L’on ne te verrait plus, insouciante et folle
En mots fins et piquants te lancer contre moi !

Le sourire est méchant lorsqu’il raille les âmes
C’est la pointe d’un glaive à sinistre lueur
Comme le jet du plomb qui se tord dans les flammes
Les mots, en éclatant, peuvent blesser le cœur.

Le sarcasme en tout lieu nous poursuit et nous pèse
Il nous étreint l’esprit comme un ardent réseau
C’est un boulet de fer rougi dans la fournaise
Et qui, toujours brûlant, roule en notre cerveau.

Plus cher nous fut celui de qui vient la blessure
Plus terrible est le mal qui va nous consumant
Plus la dent qui nous tient, resserrant sa morsure
Pénètre et dans nos chairs ronge profondément .

Ah ! ne méconnais plus ainsi ta destinée
Toi que le Ciel dota d’esprit et de beauté
Pour révéler ces biens la parole est donnée
Et non pour qu’un ami soit par elle attristé.

Ne sois donc plus railleuse, inconséquente et folle
Que tout son de ta voix ait un accent du cœur
Car, si la mort de l’âme est dans une parole
Un mot peut contenir la vie et le bonheur.

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La Force de la Douceur

La Force semble l’apanage des durs,

La douceur le propre des faibles

Alors pourquoi cette détermination à s’imposer, ou agressivité guerrière ?

Irritation lancinante ou bouffée colérique, indignation devant la faute ou l’injustice, vraie ou imaginaire, frustration sourde, colère recuite depuis un tort subi ou seulement ressenti,  haussement du ton, aigreur verbale, rumination, provocation, révolte ou froideur endurcie….

C’est vrai le temps n’est pas à la douceur mais au cri indigné, au procès, à l’invective, à l’agressivité des mots, des gestes, des attitudes plus ou moins affectées, qui masquent l’impuissante et parfois la couardise et qui révèlent un esprit agité, avare de lui-même et insensé.

Ne te hâte pas en ton esprit de t’énerver

Car l’irritation repose dans le sein des insensés.

Il perd le sens celui qui se met  » hors de lui « .

Peut-on vivre l’amour du Christ et le défendre dans l’indignation ou l’amertume permanente, ou oubliant sa douceur .

La planète se réchauffe et les nerfs aussi, mais les coeurs se refroidissent, au lieu de se rafraichir au souffle de l’Esprit. Ils se durcissent et se racornissent, compensant leur manque de douceur et d’aménité par l’enflure du dédain ou l’érythème de la sensibilité exacerbée.

Bienheureux les doux : ils auront la terre en héritage

Au quotidien, élever ses enfants, garder un parent malade, mener son équipe ou sa propre charge de travail, gérer les contretemps, les conflits, les ennuis ou les personnes importunes, tout ce qui nous tend peut au choix, se vivre et se ressentir dans l’agitation agressive, ou se traverser dans la douceur.

Se rafraichir en toutes choses sous la brise du jour, en la douceur de Dieu, dans les ennuis et les contradictions comme dans l’exercice de ses responsabilités, et jusque dans la légitime défense, est la voie simple de la paix de l’âme.

La Force de la douceur

répond au mal par le bien

La patience est partie intégrante de la force

La Douceur l’est donc aussi

D’un point de vue personnel, la Douceur que j’appelle aussi la mansuétude est une vertu qui tempère l’irascible et que l’on doit cultiver ( Dieu aidant ) d’autant plus qu’elle n’est pas innée !

C’est dans la patience et la douceur que nous sauvons nos âmes.

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Pourquoi tant de Regrets

Qu’est devenu ce temps si regretté
Du jeune amour dont j’ai gardé l’image ?
Tel que l’éclat d’un vague et doux mirage,
Hélas ! a-t-il même existé ?

Ô vision du cœur, vision qui s’achève
Dans un dernier soupir,
Dis, n’es-tu pas un rêve
Plutôt qu’un souvenir ?

Et cependant je la vois comme alors,
Sous l’auréole où ses fraîches années
Devaient au vent de Dieu tomber sitôt fanées,
Comme le font tous les trésors !…

Ô vision du cœur, vision qui s’achève
Dans un dernier soupir,
Dis, n’es-tu pas un rêve
Plutôt qu’un souvenir ?

Dieu la voulu, j’ai pleuré ce vouloir
Qui sur la terre éteignait tant de charmes ;
Mais ma croyance en lui sait, au milieu des larmes,
Où peut s’écouler mon espoir…

Ô vision du cœur, vision qui s’achève
Dans un dernier soupir,
Dis, n’es-tu pas un rêve
Plutôt qu’un souvenir ?

Jeanne12

Pas jolie ! la Moqueuse

Qu’ai-je découvert ? Vous êtes railleuse !
Cela vous a prise on ne sait comment
D’abord, j’ai trouvé que c’était charmant
Tant que votre esprit a fait seulement
Sur autrui pleuvoir sa verve muqueuse
Mais, quand vous l’avez tourné contre moi
J’ai senti mon cœur se crisper d’effroi

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Ce n’est, dites-vous, qu’une expérience
S’il en est ainsi, s’il s’agit de voir
Jusqu’où de railler va votre pouvoir
S’il faut un ami pour le bien savoir
Je suis très flatté de la préférence
C’est une faveur plutôt qu’un danger
Mais je ne tiens pas à la prolonger

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L’épreuve, d’ailleurs, n’en est plus à faire
Vous avez montré de rares talents
Désormais chacun sait, à mes dépens
Comment votre esprit immole les gens.
Qui cessent d’avoir le don de vous plaire
Pour votre victime, ah ! prenez pitié
N’abusez pas trop de mon amitié

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Certes, aiguiser bien une fine lame
Lancer à-propos le poignant acier
Le planter au cœur sans faire crier
N’est pas un succès qu’on puisse oublier
On s’en souviendra, beaucoup trop, Madame
S’il venge un affront, le coup est mortel
Si ce n’est qu’un jeu, c’est un jeu cruel

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Cruel pour autrui, fatal pour vous-même !
Car c’est vainement qu’on veut consoler
L’ami qu’un sarcasme est venu troubler
Un charmant sourire, un tendre parler
Ont beau lui prouver que toujours on l’aime
Du poison laissé par le trait moqueur
Toujours un levain fermente en son cœur.

 

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A mes chers disparus

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Je veux écrire  pour mes défunts que j’ ai vu mourir
Les morts ne meurent pas, ils vivent au pays des rêves sans plus souffrir
Le jour de La Toussaint, ils reviennent sur terre habiter nos souvenirs
Les défunts ont pour nous un message : un jour la vie doit finir

Message spirituel  pour nos anciens qui manquent à nos vies
Prière de poésie pour nos amours perdus, partis bien trop tôt au pays des rêves
Prière poétique pour un être cher, chair de ma chair, dont la vie a été brève
Mots d’amour, en ce jour qui célèbre les morts, où le souvenir à la mort survit

A ceux et celles qui ont rejoint le Paradis des Saints et des Hommes justes, je veux dédier ce poème
Discours au ciel pour vous dire en ce jour Saint combien je pense à vous et combien je vous aime
La mort n’est rien quand la vie a été aussi belle, vous vivez à travers mes souvenirs mes  émois
Mourir n’est pas une fin quand la Foi en l’ amour vous rend si présent sous mon toit

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En ce jour de Toussaint, je veux vous tenir la main pour ne plus jamais la lâcher

 vous me manquez tellement, je vous aime, un amour pour l’éternité
Je me souviens de vos sourires qui même dans le désespoir me faisaient espérer
Je me souviens de vos regards et de vos baisers, des messages d’amitié et de fraternité

Votre décès m’a tellement fait pleurer, je me suis noyé dans des larmes de douleurs
Vos  âmes sont venues me visiter pour me dire de vivre, de ne jamais renoncer au bonheur
Vos départs  : un naufrage, j’ai perdu tous mes repères, j’ai perdu le goût de la douceur
Vos belles âmes sont venues me visiter pour m’enseigner que vous restez  vivants en mon cœur

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La vie n’est pas facile

Libre de penser, de rire et d’aimer
Profiter des secondes de bonheur
De paix, de joie et savoir décider
Sans aucune crainte et sans peur
Savoir dire non, oser et choisir
Construire, entreprendre et bâtir

Il suffit de si peu de chose
Un peu de courage si j’ose
La vie n’est pas toujours facile
Mais il suffit de redresser la tête
D’affronter certaines adversités
Avec beaucoup de sincérité

Suivre son cœur, ses pensées
Ses choix et ses propres idées
C’est alors et seulement ainsi
Que l’on devient acteur de sa vie

Il faut dans la vie savoir aussi
Tendre la main à qui en a besoin
Sans espérer un retour… ni rien
Juste se dire que c’était bien

Alors s’installe l’harmonie avec soi-même
Et ainsi le monde parait presque parfait

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L’amitié du Sage

L’amitié seule est le vrai bien du sage
L’amour trompeur
Par l’ombre du bonheur
Dupe souvent le coeur
L’amant le moins volage
Dit aux pieds de l’Iris
Dont ses yeux sont épris
L’amitié seule est le vrai bien du sage

Balade en radeau n°2

Souvent l’amour nous conduit au naufrage
Un calme heureux
D’abord comble nos vœux
Mais bientôt dans les cieux
Se forme un noir orage
Le plaisir disparaît
Arrive le regret
L’amitié seule est le vrai bien du sage

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Que l’amitié soit donc notre partage
Dans son lien
Notre cœur sera bien
Nous ne craindrons plus rien
Par un rare assemblage
Nous verrons le plaisir
Naître au sein du désir
L’amitié seule est le vrai bien du sage

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L’amour est fait pour le printemps de l’âge
C’est une fleur
Mais qui perd sa couleur
Dès qu’écartant l’erreur
La raison l’envisage
Le cœur longtemps dupé
Reconnaît qu’il est trompé
L’amitié seule est le vrai bien du sage

en route pour HOIAN 3 Jeanne avec une Viet

L’amitié donne un paisible ombrage
Toujours en paix
Sous son feuillage épais
De l’aquilon jamais
On ne craint le ravage
Ses rameaux toujours verts
Affrontent les hivers
L’amitié seule est le vrai bien du sage

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Que l’amitié chez nous soit l’apanage
Du sentiment
Quand le coeur est constant
Son lustre est plus brillant
Rien n’en ternit l’image
Aucun masque imposteur
Ne rend son air trompeur
L’amitié seule est le vrai bien du sage

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