A mon Départ

Demain dans une belle boite sera glissée

Mon enveloppe charnelle

De la- haut je regarde

Des humains continuent de s’entretuer

Pour prouver l’existence d’un destinataire

Certains croient l’avoir trouvé

Au cimetière

D’autres recueillent des cendres dans une urnes

J’aime cette terre

Mais bientôt je ne pourrai plus rentrer chez moi

L’on m’aura volé les clés de l’existence

Chaque vie est un exil silencieux

d’où parfois la nécessité d’une voie différente

Qui retentit dans l’illusion de nos cieux

Contrôle de le parole

Tu ne peux le comprendre et ta bouche blasphème

Porte moins haut l’audace et connais-toi toi-même !

Le Mal est fils de l’homme et de sa volonté

Cet arbre aux fruits mortels s’ouvrit sur la nature

Du jour où l’Eternel fit à sa créature

Le présent de le liberté.

L’homme, hélas ! en a mal usé : voilà son crime !

Du superbe et du fort, du faible qu’on opprime

Un jour Dieu jugera l’orgueil et les douleurs

Humble, à tes malheurs même il faut donc te soumettre

Toi qui dois rendre compte à ton souverain maître

Du trésor amer de tes pleurs.

Pensée

Par mon amour et ma constance

J’avais cru fléchir ta rigueur

Et le souffle de l’espérance

Avait pénétré dans mon cœur

Mais le temps, qu’en vain je prolonge

M’a découvert la vérité

L’espérance a fui comme un songe

Et mon amour seul m’est resté !

Il est resté comme un abîme

Entre ma vie et le bonheur

Comme un mal dont je suis victime

Comme un poids jeté sur mon cœur !

Pour fuir le piège où je succombe

Mes efforts seraient superflus

Car l’homme a le pied dans la tombe

Quand l’espoir ne le soutient plus

J’aimais à réveiller la lyre

Et souvent, plein de doux transports

J’osais, ému par le délire

En tirer de tendres accords

Que de fois, en versant des larmes

J’ai chanté tes divins attraits !

Mes accents étaient pleins de charmes

Car c’est toi qui les inspirais

Ce temps n’est plus, et le délire

Ne vient plus animer ma voix

Je ne trouve point à ma lyre

Les sons qu’elle avait autrefois

Dans le chagrin qui me dévore

Je vois mes beaux jours s’envoler

Si mon œil étincelle encore

C’est qu’une larme va couler !

Brisons la coupe de la vie

Sa liqueur n’est que du poison

Elle plaisait à ma folie

Mais elle enivrait ma raison

Trop longtemps épris d’un vain songe

Gloire ! amour ! vous eûtes mon cœur

O Gloire ! tu n’es qu’un mensonge

Amour ! Tu n’es point le bonheur !

Merci Seigneur pour cette année

Je te remercie, Seigneur, pour la vie que tu m’as donnée,

Pour la joie de vivre au soleil de ta bonté !

Je te remercie de vivre dans mon pays, la belle Guadeloupe

Je te remercie, Seigneur pour les Soignants qui me visitent,

Pour les Dames qui me portent la Communion

Pour les voisins, qui me soutiennent

Pour les parents et amies qui m’ont aimé et aidé au cours de cette année !

Je te remercie Seigneur pour les amis lointains

Que je ne peux oublier dans mes prières

Je te remercie Seigneur pour ta miséricorde qui me plonge

Quotidiennement dans l’éternelle de Dieu

Je te remercie Seigneur, pour l’amour de la vie qui palpite en mon sang,

Pour les regards de tendresse qui m’enveloppent de douceur et de paix,

Pour le sourire des enfants

Je te remercie Seigneur, de me permettre d’accueillir

Avec joie cette autre année,

Que l’on appelle encore et toujours

La nouvelle parce qu’elle apportera

Ses brassées de peines

Ses brassées de joies toujours imprévues

Pour la gloire de vivre et de survivre.

C’est toi, Seigneur que je reçois dès aujourd’hui

En accueillant l’année 2023

Comme une grâce de Dieu,

Dans l’espérance des jours meilleurs.

Lettre de Jésus

Mes Chers amis,

Comme vous le savez tous, mon anniversaire c’est aujourd’hui.

Tous les ans, il y a une grande célébration en mon honneur .

Pendant cette période tout le monde fait du shopping, achète des cadeaux, il y a plein de publicité à la radio et dans les magasins, et tout cela augmente au fur et à mesure que mon anniversaire approche. C’est vraiment bien de savoir qu’au moins une fois par an, certaines personnes pensent à moi. Pourtant je remarque que si au début les gens paraissaient comprendre et semblaient reconnaissants de tout ce que j’ai fait pour eux,

Plus le temps passe, et moins ils semblent se rappeler la raison de cette célébration.

Les familles et les amis se rassemblent pour s’amuser, mais ils ne connaissent pas toujours le sens de la fête. Je me souviens que l’année dernière il y avait un grand banquet à mon honneur. La table de la salle à manger était remplie de mets délicieux, de gâteaux de fruits et de chocolats. La décoration était superbe et il y avait beaucoup de magnifiques cadeaux emballés de manière très spéciale. Mais vous savez quoi ?

Je n’étais pas l’invité d’honneur,

Personne ne s’est rappelé de moi et ils ne m’ont pas envoyé d’invitation.

La fête était en mon honneur,

le jour arrivé, on m’a laissé dehors, et ils m’ont fermé la porte à la figure…

Et pourtant moi je voulais être avec eux et partager leur table. En réalité, je n’étais pas surpris de cela car depuis quelques années toutes les portes se referment devant moi. Comme je n’étais pas invité,

Pourtant en théorie je suis l’invité d’honneur

J’ai décidé de me joindre à la fête sans faire de bruit, sans me faire remarquer, je me suis mis dans un coin, et j’ai observé. Tout le monde buvait, certains étaient ivres, ils faisaient des farces riaient à propos de tout. Ils passaient un bon moment. Pour couronner le tout,

Un gros bonhomme à la barbe blanche est arrivé, vêtu d’un longue robe rouge, et il riait sans arrêt  » ho ho ho  » il s’est assis sur le sofa et tous les enfants ont couru autour de lui criant Père Noël ! Père Noël ! comme si la fête était en son honneur .

A minuit, tout le monde à commencer à s’embrasser, j’ai ouvert les bras et j’ai attendu que quelqu’un vienne me serrer dans ses bras… vous savez quoi : personne n’est venu à moi

Soudain ils se sont mis à s’échanger des cadeaux Moi je n’ai rien eu !

J’ai enfin compris que je n’étais pas désiré à cette soirée et je suis parti silencieusement. Tous les ans cela empire . .

J’aurai souhaité que vous vous rappeliez qu’il y a plus de 2000 ans de cela je suis venu au monde pour vous sauver

Je souhaite seulement que vous croyiez cela de tout votre cœur

Aujourd’hui j’organise ma propre fête et j’espère que vous serez nombreux à me rejoindre

Mais je bénis tous ceux et celles qui liront mon message.

Je vous aimes très fort

Jésus

Joyeux Noël

Le ciel est noir, la terre est blanche

Cloches, carillonnez gaîment !

Jésus est né, la Vierge penche

Sur lui son visage charment.

Pas de courtines festonnées

Pour préserver l’enfant du froid

Rien que les toiles d’araignées

Qui pendent des poutres du toit.

Il tremble sur la paille fraîche

Ce cher petit enfant Jésus

Et pour le réchauffer dans sa crèche

L’âne et le bœuf soufflent dessus

La neige au chaume coud ses franges

Mais sur le toit s’ouvre le ciel

Et, tout en blanc, le cœur des anges

Chante aux bergers :  » Noël ! Noël ! « 

La peur de déranger

J’ai souvent cette peur de déranger

D’être de trop à cause de de mon humilité

Ayant trop souvent été humiliée et rejetée

Dans mon passé si compliqué.

On a beau m’assurer que non, je suis toujours la bienvenue

N’osant pas faire forcément les choses, je suis souvent perdue

J’ai un gros manque de confiance aux autres et donc par conséquent en moi

C’est comme ça, c’est la vie, malheureusement ma foi

Je peux paraître souvent froide et ne montrant pas d’intérêts

Ce n’est pas ça, c’est que méfiante je le suis sans arrêt

Je n’arrive pas à crever cet abcès

Alors dans le silence je me tais.

J’ai cette peur incontrôlable d’être mal comprise, mal perçue

Des critiques j’en ai souvent reçus

Malgré çà j’ai su me relever

Mais je crains encore d’en baver.

Fi de cet ici-bas ! tout m’y cerne et m’y borne

Il me faut l’au-delà !

Je veux de l’éternel, moi qui suis l’éphémère

Quand le réel me presse, impérieux, brutal

Pour refuge au besoin n’ai-je pas la chimère

Qui s’appelle Idéal ?

Je puis avec orgueil, au sein des nuits profondes

De l’éther étoilé contempler la splendeur

Gardez votre infini, cieux lointains, vastes mondes

J’ai le mien dans mon cœur !

La Vie sur Terre

Pourquoi l’homme est-il né, s’il doit, hélas ! mourir

Au milieu, si ce n’est au début de son âge

Rarement à la fin, n’ayant eu qu’à souffrir

Même avec la fortune et la gloire en partage

Cent ans lui suffiraient à peine à parcourir

Les sciences, les arts, mer sujette à l’orage

Où des mondes nouveaux restent à découvrir

Et dont seul le génie atteint l’extrême plage

Tandis qu’il n’a pour lui que quelques jours bien courts

Dont le moindre accident abrège encor le cours

Un rayon de lumière et puis l’ombre éternelle

Un jour de joie acquis par des mois de douleur

Un sourire noyé dans des torrents de pleurs

C’est la vie, pourtant la mort est bien cruelle.

Mon Fils

Déjà 27 ans ! Où es-tu ? où es-tu ?

On aurait bien voulu

A force d’amour

T’empêcher de partir

Mais le monde était trop lourd

Et on n’a pas su te retenir

Où faut-il te chercher maintenant ?

Toi qui aimait tant la musique

Sous les gouttes de rosée

Sur les ailes du vent ?

Qui saura nous le dire

Maman

Là où je suis

Je ne crains rien

J’ai les yeux pleins d’étoiles blondes

J’ai l’âme vaste comme le monde

Là où je suis

La joie est sans mélange

Ne me cherche pas

Je suis dans chaque chose

Sur les ailes d’un ange

Dans la rosée, dans le vent

Dans le cœur d’une rose

Dans le cœur de mes parents

Ne me cherche pas

Je suis partout

Je suis avec toi, avec vous

Je suis chez moi.

Vieillesse quand tu nous tient !

‘C’est en vain aujourd’hui que le songe me leurre

Me voici face à face inexorablement

Avec l’inévitable et terrible moment

Affrontant le miroir trop vrai, mon âme pleure.

Tous les remèdes vains exaspèrent mon mal

Car nul ne me rendra la jeunesse ravie…

J’ai trop porté le poids accablant de la vie

Je sanglote aujourd’hui mon désespoir final.

Hier, que m’importaient la lutte et l’effort rude !

Mais aujourd’hui l’angoisse a fait tairez ma voix

Je sens mourir en moi mon âme d’autrefois

C’est la sombre horreur de la décrépitude !