Jésus caché Veille sur nous

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Tu veilles, compagnon de nos attentes
Toi, visiteur caché de notre vie
Fais-nous entendre ta voix qui redresse
Quand nous ployons sous le poids du malheur
Et ouvre l’horizon de la tendresse
Si crainte et peur font dériver nos cœurs.

n°3 Santarem adoration de l'hostie miraculeuse

Que ta Parole fasse lever l’aurore
De notre humanité transfigurée,
Et fasse éclore, en toutes nos opacités,
Un souffle neuf chantant la joie d’aimer.

La Baie d'Halong à l'aurore 3

Sous nos pas fleuriront pour notre terre
Justice et paix, amour et vérité,
Et de nos mains, des perles de lumière.

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AMEN, AMEN

Jeanne19

Vierge Marie, Femme de l’attente

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Sainte Marie, femme de l’attente, soulage la douleur des mères souffrant pour leurs fils qui, sortis un jour de la maison, n’y sont jamais revenus, tués dans un accident ou séduits par les appels de la jungle ; dispersés par la fureur de la guerre ou aspirés par le tourbillon des passions; engloutis par la fureur de l’océan ou bouleversés par les tempêtes de la vie.

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Sainte Marie, vierge de l’attente, donne-nous une âme de veilleur.
Arrivés au seuil du troisième millénaire, nous nous sentons malheureusement plutôt fils du crépuscule que prophètes de l’Avent.

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Sentinelle du matin, réveille dans nos coeurs la passion de fraîches nouvelles à porter à un monde qui se sent déjà vieux.
Apporte-nous enfin la harpe et la cithare, afin qu’avec toi, matinale, nous puissions réveiller l’aurore.
Face aux changements qui secouent l’histoire, donne-nous de sentir sur notre peau les frissons des commencements.
Fais-nous comprendre qu’il ne suffit pas d’accueillir, il faut attendre.

24 Petit Jésus

 

Accueillir est parfois un signe de résignation.
Attendre est toujours un signe d’espérance.
Rends-nous pour cela ministres de l’attente.
Quand le Seigneur viendra, ô Vierge de l’Avent, qu’il nous surprenne, grâce à ta complicité maternelle, la lampe à la main.

Jeanne23

La Maison vide

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Je me présente devant Toi
Seigneur, je me présente devant toi comme une maison vide, une maison qui attend, une maison bien pauvre.
Loué sois-tu Seigneur pour cette pauvreté ! Si mon plafond est défoncé, il peut laisser filtrer la lumière, si mes murs sont délabrés, ils peuvent laisser passer ton souffle, si ma maison est vide, elle peut t’accueillir.
Seigneur, voici ma maison. Je te l’offre avec sa pauvreté, remplis-la de ta présence.
Toi, le Dieu qui pardonne, tu ne dis pas: « Faites le ménage et je viendrai! » Non, tu viens chez moi et mon désordre ne te fait pas peur.
Viens Seigneur, depuis si longtemps ma maison t’attend.
Elle sera toujours vide tant que tu n’y sera pas.
Maranatha, viens Seigneur Jésus !

AAEfEnY

Jeanne18

Prière pour l’Avent

Fais de nous des veilleurs
Seigneur,
En ce début de l’Avent , viens réveiller notre coeur alourdi, secouer notre torpeur spirituelle.
Donne-nous d’écouter à nouveau les murmures de ton Esprit qui en nous prie, veille, espère.
Seigneur,
Ravive notre attente, la vigilance active de notre foi afin de nous engager partout où la vie est bafouée, l’amour piétiné, l’espérance menacée, l’homme méprisé.
Seigneur,
En ce temps de l’Avent, fais de nous des veilleurs qui préparent et hâtent l’avènement et le triomphe ultime de ton Royaume, celui du règne de l’Amour.

Jeanne12

 

De l’amour à l’amitié

Amour ! Amour ! cruel vainqueur
Fuis puisqu’il faut que je te craigne
Et ne règne plus sur un cœur
Qu’on méprise et que l’on dédaigne
C’est bien assez de m’enlever
L’espoir de plaire et de séduire
Ah ! permets-moi de n’éprouver
Que les sentiments que j’inspire.

Tendre amitié, présent des cieux
Viens rendre la paix à mon âme
L’amour m’embrasa de ses feux
Reviens m’éclairer de ta flamme
L’amour fait payer ses faveurs
Plus douce, sans être moins tendre
Tu viens pour essuyer nos pleurs
Et l’amour nous en fait répandre.

Tes feux sont plus purs que les siens
C’est pour blesser qu’amour caresse
À tous les âges tu conviens
L’amour ne sied qu’à la jeunesse
Par le temps il est affaibli
En un jour il est infidèle
Tandis que plus elle a vieilli
Plus l’amitié paraît nouvelle.

L’amitié vit sous un ciel pur
Que troublent de légers nuages
Et l’amour sous un ciel obscur
Désolé par de longs orages
L’une a pour but notre bonheur
Pour régner l’autre veut séduire
L’une est la sagesse du cœur
L’autre n’en est que le délire.

Lorsque l’amour nous a soumis
Bien souvent sa chaîne nous blesse
On peut chérir quelques amis
Il faut n’aimer qu’une maîtresse
Servants d’amour peuvent changer
Ceux de l’amitié sont fidèles
Et ce n’est que pour obliger
Qu’à l’amour ils volent les ailes.

Mais l’Amour a pourtant du bon
Tendre Amitié, je t’en supplie
Conserve sous un autre nom
Son feu, sa brûlante énergie
Embrase, électrise mon cœur
Et que l’objet qui m’a su plaire
Sensible aux charmes de la sœur
La prenne souvent pour la mère !

Jeanne12

 

 

Ne pas blesser autrui

Si tu savais le mal que fait une parole,
Confiant et charmé quand je me livre à toi
L’on ne te verrait plus, insouciante et folle
En mots fins et piquants te lancer contre moi !

Le sourire est méchant lorsqu’il raille les âmes
C’est la pointe d’un glaive à sinistre lueur
Comme le jet du plomb qui se tord dans les flammes
Les mots, en éclatant, peuvent blesser le cœur.

Le sarcasme en tout lieu nous poursuit et nous pèse
Il nous étreint l’esprit comme un ardent réseau
C’est un boulet de fer rougi dans la fournaise
Et qui, toujours brûlant, roule en notre cerveau.

Plus cher nous fut celui de qui vient la blessure
Plus terrible est le mal qui va nous consumant
Plus la dent qui nous tient, resserrant sa morsure
Pénètre et dans nos chairs ronge profondément .

Ah ! ne méconnais plus ainsi ta destinée
Toi que le Ciel dota d’esprit et de beauté
Pour révéler ces biens la parole est donnée
Et non pour qu’un ami soit par elle attristé.

Ne sois donc plus railleuse, inconséquente et folle
Que tout son de ta voix ait un accent du cœur
Car, si la mort de l’âme est dans une parole
Un mot peut contenir la vie et le bonheur.

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La Force de la Douceur

La Force semble l’apanage des durs,

La douceur le propre des faibles

Alors pourquoi cette détermination à s’imposer, ou agressivité guerrière ?

Irritation lancinante ou bouffée colérique, indignation devant la faute ou l’injustice, vraie ou imaginaire, frustration sourde, colère recuite depuis un tort subi ou seulement ressenti,  haussement du ton, aigreur verbale, rumination, provocation, révolte ou froideur endurcie….

C’est vrai le temps n’est pas à la douceur mais au cri indigné, au procès, à l’invective, à l’agressivité des mots, des gestes, des attitudes plus ou moins affectées, qui masquent l’impuissante et parfois la couardise et qui révèlent un esprit agité, avare de lui-même et insensé.

Ne te hâte pas en ton esprit de t’énerver

Car l’irritation repose dans le sein des insensés.

Il perd le sens celui qui se met  » hors de lui « .

Peut-on vivre l’amour du Christ et le défendre dans l’indignation ou l’amertume permanente, ou oubliant sa douceur .

La planète se réchauffe et les nerfs aussi, mais les coeurs se refroidissent, au lieu de se rafraichir au souffle de l’Esprit. Ils se durcissent et se racornissent, compensant leur manque de douceur et d’aménité par l’enflure du dédain ou l’érythème de la sensibilité exacerbée.

Bienheureux les doux : ils auront la terre en héritage

Au quotidien, élever ses enfants, garder un parent malade, mener son équipe ou sa propre charge de travail, gérer les contretemps, les conflits, les ennuis ou les personnes importunes, tout ce qui nous tend peut au choix, se vivre et se ressentir dans l’agitation agressive, ou se traverser dans la douceur.

Se rafraichir en toutes choses sous la brise du jour, en la douceur de Dieu, dans les ennuis et les contradictions comme dans l’exercice de ses responsabilités, et jusque dans la légitime défense, est la voie simple de la paix de l’âme.

La Force de la douceur

répond au mal par le bien

La patience est partie intégrante de la force

La Douceur l’est donc aussi

D’un point de vue personnel, la Douceur que j’appelle aussi la mansuétude est une vertu qui tempère l’irascible et que l’on doit cultiver ( Dieu aidant ) d’autant plus qu’elle n’est pas innée !

C’est dans la patience et la douceur que nous sauvons nos âmes.

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