Dis-moi pourquoi ?

Pourquoi péter un câble

Quand on peut tirer dessus ?

Pourquoi se faire sauter les plombs

Quand on peut faire cramer le squelette ?

Pourquoi avoir le bec dans l’eau

Quand on peut garder son sang-froid ?

Pourquoi se torturer l’esprit

Quand on peut avoir la tête bien pensante ?

Pourquoi hurler à la mort

Quand on peut crier en silence ?

Pourquoi se faire taire

Quand on a quatre pieds sous terre ?

Pourquoi vivre libre

Quand on a des idées fixes ?

Pourquoi être une tête brûlée

Quand on peut y faire des nœuds ?

Pourquoi toute cette mascarade

Quand on veut faire des salades ?

Dis-le-moi Pourquoi ?

Mon Espoir c’est ma raison

Quelque si doux espoir où ma raison s’appuie

Un mal si découvert ne saurait cacher.

je l’emporte malheureusement, quelque part où je fuie

D’un trait qu’aucun secours ne me peut arracher.

Je vais dans un désert où mes larmes peuvent s’épancher

Où la terre languit, où le soleil s’ennuie

Et d’un torrent de pleurs qu’on ne peut étancher

Couvre l’air de vapeurs et la terre de pluie.

Parmi ces tristes lieux traînant mes longs regrets

Je me promène seule dans la beauté des forêts

Là, le seul réconfort qui peut m’entretenir

C’est de ne craindre que les vivants me cherchent.

Où le flambeau du jour n’osera jamais venir

La Paix

D’où vient cette paix qui t’inonde

Pauvre Coeur troublé tant de fois

Pourquoi si triste est le monde

Pourquoi suis-je joyeuse dans les bois.

Au jardin de Majorelle

Et cependant l’orage gronde

Dans les grands arbres que je vois

Et le frémissement du monde

N’est rien près du fracas des bois.

Hélas ! m’a dis mon coeur, je fonde

Mon dernier espoir sur ce choix

Si je laisse aujourd’hui le monde

Si je cherche aujourd’hui les bois.

C’est que ma blessure profonde

M’a trop fait languir autrefois

Elle s’entrouvrait sur le monde

Elle se ferme dans les bois.

La rumeur des vents et de l’onde

Est plus douce que tu ne crois

L’orage est dans la paix du monde

Le Calme est dans le bruit des bois.

Au snob laissons quelque innocence

Vu qu’en chacun sommeille un snob

Toujours prompt à se réveiller

Et qui jamais ne se dérobe

Quand il s’agit de s’afficher.

Et vu qu’alors il se dépense

A s’enrober de suffisance

Pour admirer ou dénigrer

Selon la mode et ses décrets.

Et vu qu’ainsi le monde est fait

Et qu’à chacun son pas de danse

Rions plutôt que d’en pleurer

Car qui ne se sent concerné ?

Courage

Courage

Il est des couleurs dans le firmament

Aux aurores d’un jour précieux

Le dessein des cieux

Aux êtres inspirés

La promesse d’un nouvel élan.

Comment murée, pourrais-tu en rendre grâce ?

Noyée dans les méandres d’un pâle quotidien

L’œil figé dans le reflet de la glace

Le destin des tiens dans le creux de ta main.

La rivière n’attend pas que le vent creuse son nid

Elle défie le temps, la roche, l’horizon et le vide

Tu es de celles qui bâtissent

Héritière des candaces.

De celle qui se relèvent quand la vie les terrasse

Tant de torrents à franchir et de chaines à briser

Toi, qui ne savoure que l’instant de solitude

Puisses-tu emprunter le sentier de la plénitude.

Gardien des messages que porte le vent

L’oiseau, même en cage, ne saurait chanter faux

La nature l’a ainsi fait, nul doute ne l’habite

Puisses tu un jour trouver la paix que tu mérites.

Ma Douleur

Depuis quelques jours, je ne peux m’empêcher de pleurer

Je ne peux m’empêcher de penser que cela peut durer

Car personne ne sait encore ce qui a pu m’arriver

Et provoquer cette douleur qui je l’espère ne fait que passer.

Une souffrance est entrée en moi et ne veut plus ressortir même face au médecin que j’ai rencontrer

Cette souffrance m’a fait arrêter certaines choses dont je ne peux me passer

Elle m’aide à avancer contre tous les obstacles que je peux rencontrer

Et au fur et à mesure que je vois les jours défiler je me demande si çà peut se soigner.

Mes yeux mouillés de tristesse ne peuvent s’empêcher de verser leurs larmes

La colère est arrivée alors que le moral est parti voyager

Mon coeur bourré de sentiments est beaucoup trop lourd à porter

Mais la vie peut continuer même si la douleur veut rester.

Savoir aimer

Il faut dans ce bas monde, aimer beaucoup de choses

Pour savoir, après tout, ce qu’on aime le mieux

Les bonbons, le jeu, voyager, voir l’azur des cieux

L’humain, les copains, les lauriers et les roses.

Il faut fouler aux pieds des fleurs à peine écloses

Il faut beaucoup pleurer, dire beaucoup d’adieux

Puis le coeur s’aperçoit qu’il est devenu vieux

Et l’effet qui s’en va nous découvre les causes.

De ces biens passagers que l’on goûte à demi

Le meilleur qui nous reste est un ancien ami

On se brouille, on se fuit. qu’un hasard nous rassemble,

On s’approche, on sourit, la main touche la main

Et nous nous souvenons que nous marchions ensemble

Que l’âme est immortelle, et qu’hier c’est demain.