La Musique

Puisqu’il n’est point de mots qui puissent contenir,

Ce soir, mon âme triste en vouloir de se taire,

Qu’un archet pur s’élève et chante solitaire,

Pour mon rêve jaloux de ne se définir.

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O coupe de cristal pleine de souvenir

Musique, c’est ton eau seule qui désaltère,

Et l’âme va d’instinct se fondre en ton mystère

Comme la lèvre vient à la lèvre s’unir.

Sanglot d’or!….Oh ! voici le divin sortilège

Un vent d’aile a couru sur la chair qui s’allège

Des mains d’anges sur moi promènent leur douceur.

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Harmonie, et c’est toi Vierge secourable

Toi, ma Mère qui berce contre ton coeur

Mon coeur infini, mon coeur misérable.

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Tout accepter avec le sourire

Vieillir

Se lever un matin

Sans penser aux tristesses

Qu’on aime presque bien,

Marcher

Et ne plus voir la mer

Sans devenir les autres

Car on rêve plus,

Sombrer

Dans le creux de l’oubli

Aux milles éclaboussures

Qu’on  voit plus que soi-même,

Porter

Milles rocs luminescents

Et invisibles aux Dieux

Qui ne sont pas les mêmes,

Partir

Comme partent les fées

Dans ces contes maudits

qui ne se lisent plus,

Avant,

Était le vent

Était la peine

Était le Bon Temps.

Maintenant

Accepter l’Handicap et la solitude avec courage

 

 

 

 

Le Besoin d’aimer

Pourquoi depuis un temps, inquiète et rêveuse,

Suis-je triste au sein des plaisirs ?

Quand tout sourit à mes désirs,

Pourquoi ne suis-je pas heureuse ?

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Pourquoi ne vois-je plus venir à mon réveil

La foule des riants mensonges ?

Pourquoi dans les bras du sommeil

Ne trouvé-je plus de doux songes ?

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Pourquoi, beaux-arts, pourquoi vos charmes souverains

N’enflamment-ils plus mon délire ?

Pourquoi mon infidèle lyre

S’échappe-t-elle de mes mains ?

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Quel est ce poison lent qui pénètre mes veines,

Et m’abreuve de ses langueurs ?

Quand mon âme n’a point de peines,

Pourquoi mes yeux ont-ils des pleurs ?

 

 

 

 

Pardonner

L’incroyable, c’est savoir pardonner,

Quand l’offense et le tort ont eu cette envergure

Et un royal effort qui peut faire figure

Pour le souci de plaire et le soin d’étonner :

 

L’orgueil, qu’il faut, se doit prévaloir sans scrupule

Et s’endormir pur, fort des péchés expiés,

Doux, le front dans les cieux reconquis, et les pieds

Sur cette humanité toute honte et crapule

 

Ou plutôt et surtout, gloire à Dieu qui voulut

Au coeur qu’un rien émeut, tel sous des doigts un luth,

Faire un peu de repos dans l’entier sacrifice.

 

Paix à ce coeur enfin de bonne volonté

Qui ne veut battre plus que vers la Charité,

Et que votre plaisir, ô Jésus, s’assouvisse.

 

Le Temple de mes Pensées

Fatiguée, je suis fatiguée.

Blasée de textes, de sons, de mots.

Comme pour me droguer, je me connecte sur internet.

M’emmêler un instant dans mes filets, c’est tout ce que je souhaite…….

Alors permets-moi de raccrocher un instant,

Permets-moi de me perdre sur l’écran.

C’est dans  cette pièce ou l’air est suffoquant

Que je voudrais laisser se reposer un souvenir vivant.

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Autrefois, j’allais en chercher dans le vide des églises.

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Dans le silence, sans sonneries, sans écran.

Aux yeux rafraîchis, mon âme résistai à l’appel d’autres slogans.

Aujourd’hui, je cherche en vain une cachette pour y déposer mes expériences fanées

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De la pression, on me met, de tous les côtés – Il te faut enregistrer,  écrire, filmer….

Je navigue à bord de petits bateaux ronds dans des eaux claires en prenant le cap de mes pensées cachées au fond d’un Palais royal.

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Quand j’ entre dans un temple pour être originale il faut encore que je sois  accompagnée de quelqu’un.

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L’inspiration ondule avec l’innocence qui est encore en moi.

J’ai trouvé la paix, je me suis trouvée moi-même comme sur une surface, celle de la mer.

Et Maintenant Voilà :   J’écris mes pensées.

 

 

Doit-t ‘on croire aux Rêves ?

Yvette était en blanc, comme aux tableaux illustres

Où la Sainte se voit, un nimbe autour du chef.

Ils étaient au fauteuil Dieu, Cécile et Joseph

Et je les regardais, debout près des balustres.

 

Soudain au flamboiement mystique des grands lustres

Eclata l’harmonie étrange, au rythme bref

Que la harpe brodait de sons en relief….

Musique de la terre, ah ! taisez vos voix rustres!…

 

Je ne veux plus pécher, je ne veux plus jouir,

Car la Sainte m’a dit que pour encor l’ouïr

Il me fallait vaquer à mon salut sur terre.

Et, je veux retourner au prochain récital

Qu’elle me doit donner au pays planétaire

Quand les anges m’auront sorti de l’hôpital.

 

 

Parabole masquée

Si la nuit rime avec la mort

L’oubli prouvera que tu as tort

Si la mort défie ton ennui

Ne lui cède pas ton âme et ta vie

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A l’ennui, à la mort

A la vie, à l’envie

Schizophrénique

Hypothétique

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Lorsque le masque tombera

Seule la ferveur restera

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C’est impétueux, cette cérémonieuse envie de partir

Une illusion pour des sourires

Languir, puis sourire

La Baie d'Halong 12 avec deux Jonques traditionnelles

Le masque ne sied à ravir

Qu’à ceux capables de s’en démunir