L’écrasante Solitude

Parler ! parler, non je ne veux ou ne peux pas

Je préfère souffrir comme une plante

Comme oiseaux qui ne disent rien devant la porte

Ils attendent. C’est bien. Puisqu’ils ne sont pas las

D’attendre, j’attendrai, de cette même attente.

Ils souffrent seuls. On doit apprendre à souffrir seul

Ne pas vouloir d’indifférents prêts à sourire

Ni d’amis gémissants. Que nul ne vienne.

La plante ne dis rien. L’oiseau se tait. Que dire ?

Cette douleur est seule au monde, quoi qu’on veuille.

Elle n’est pas celle des autres, c’est la mienne.

Une feuille a son mal qu’ignore l’autre feuille

Et le mal de l’oiseau, l’autre oiseau n’en sait rien.

On ne sait pas, on ne sait pas. Qui se ressemble ?

Et se ressemblât-on, qu’importe. Il me convient

De n’entendre aujourd’hui nulle parole vaine

J’attends, comme le font derrière la fenêtre

Le vieux sans geste, et l’oiseau passif

Attendre quoi ?

Une goutte d’eau pure, un peu de vent, qui sait ?

Attendons donc patiemment ensemble

Le soleil a dit qu’il reviendrait peut-être…

4 réflexions sur “L’écrasante Solitude

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