Quitter sa maison

Partir loin

Ne plus rester dans son coin

Quitter les fauteuils battus

Se découvrir à tout âge des vertus

Vouloir à juste titre se renouveler

Sans jamais se fourvoyer.

Quitter sa maison

Pour devenir aux yeux des autres une nomade

Sans jamais parler de dérobade

Juste au gré du vent

Se donner du temps.

Se faire bouffer par des moustiques ?

Pour simplement revenir à soi

Faire de ce niche à moustiques, son toit

.Quitter sa maison

Pour le soleil

Sans se soucier du lendemain, de la veille

Se souvenir de ses vingt ans

De ses premiers écris d’adolescente.

L’âge ou les possibilités qu’offrent l’imaginaire

Se substituent au réel du père

Se noyer dans l’encre de ses mots

Pour échouer sur un bateau

Ivre !

Je pense qu’il serait préférable d’abandonner

Je me pille

Je vais quitter maison et ville.

Le Réveil

Vieillir

Se lever un matin

Sans penser aux tristesses

qu’on aime presque bien

Marcher

Et ne plus voir la mer

Sans devenir les autres

Car on ne rêve plus

Sombrer

Dans le creux de l’oubli

Aux milles éclaboussures

Qu’on voit plus que soi-même

Partir

Comme partent les fées

Dans les contes maudits

Qui ne se lisent plus

Avant

C’était le vent

C’était le temps

Et maintenant

Voilà !!

Naître, Vieillir, mourir

Il suffit d’un seul instant pour fondre en larmes

Seule contre tous, j’abaisse doucement mes armes

Partir, vieillir, mourir, je suis fatiguée de vivre ainsi

Je n’ai plus de souvenir ici-bas, je n’ai plus d’envie.

Fatiguée de tout, je marche au bord d’un sentier sinueux

Passant mes doigts dans mes cheveux

Je m’accroupis sur le sol sableux et j’écris mon prénom

Mes doigts entrelacés, je me met à chanter une chanson.

Partir, vieillir, mourir

La vie me file entre mes mains.

Je veux quitter ce monde en emportant tout demain

Un fardeau pèse sur mes épaules depuis un certain temps

Plus de pleurs, plus de regrets, je veut partir vers le néant.

Partir, vieillir, mourir, je finirais mon existence

Sans être aimée… L’amour, le vrai serait une délivrance

Mes yeux desséchés d’avoir trop pleurés se ferment

Pourtant quelques larmes amères tombent sur mon épiderme.

Je ne veux pas partir, mourir sans connaître avant

Le mot « Je t’aime » avec à mes côtés, mon enfant et petits enfants

Ils seraient le confident de mes soirées

Prendre ensuite le chemin de la destinée, jusqu’à l’éternité.

Partir, vieillir ou être aimée, puis-je réfléchir ?

Oh, je vous en prie ! Laissez-moi timidement sourire

J’ai encore le temps pour les futilités… Je veux vivre

Je suis déjà vieille Hihi…

Après mourir…De la vie , j’n suis ivre.