Jamais plus de regrets

Je ne regarderais pas en arrière,

Surtout pas en avant

J’aime bien la surprise,

Le dorénavant.

Le Taj Mahal en Inde.

Je ne vais plus mourir

Le deuil c’est fini

Que du bonheur et charité,

Les yeux grands ouverts sur l’horizon.

Le Palmier vu d’en haut à Dubaï

Relâchements dans les os,

Voire globalement

Et dans le détail

Le vulgaire et le raffinement.

Le Sphinx en Egypte

De milliers de soupires

De rires et de sanglots

Me traversent en douceur,

Avec une âme en paix.

Le bisou du chameau au Maroc

Je me bats au ralenti

Je cris en silence

L’histoires des êtres humains ?

Je craches les sottises,

Les folies et les erreurs

Sans un moment d’hésitations.

Casablanca ET SON MINARET

Je chasse les complications

Et par la fenêtre

J’envoie tous les regrets

Au monde entier.

Voir et Comprendre

Si tu ne sais pas voir

Avec les yeux de l’âme

L’ami qui est loin de toi

Artiste dans son calme !

Si tu ne comprends pas

Quand il chante pour toi

Quand ‘il est loin de toi

l’artiste dans sa joie !

S’élève le vent et tombe la pluie

S’étire le temps à l’heure où j’écris.

Si tu ne sais aimer

Que ce qui est mangeable

Alors pour ton âge

Tu es déjà minable.

Si tu ne sais aimer

Que ce qui est permis

Alors pour tes vingt ans

Tu es déjà fini.

S’élève le vent et tombe la pluie

S’étire le temps à l’heure où j’écris.

Si tu ne sais chanter

Que ce que l’on fredonne

Alors de ta pensée

Jamais rien ne rayonne.

Mexico, place Garibaldi avec les Mariachis

Si tu ne sais chanter

Que ce qu’on t’a appris

Alors… cesse de gueuler

Tu as déjà tout dit

S’élève le vent et tombe la pluie

S’étire le temps à l’heure où j’écris.

Être vivant

Quand tes morts te sourient et que chante leur âme-oiseau

Quand ton soleil intérieur brille sur tes souvenirs d’enfance

Tu es encore vivant, quand à plein poumons

Tu respires l’air pur d’un poème ce sommet de l’être d’espérance.

Tu es encore vivant quand au réel déchainé

Tu offres la tendresse des mots et que pour le conjurer

Tu te pelotonnes dans le rêve

Tu encore vivant

Ballotages

Vide d’excès

Ivre d’absence

Je suis faite d’urgences

Ephémères sont mes joies

Mes peines, absolues.

Ballotée, je navigue

Aux confins d’une vie

Qui, jusqu’au dernier soupir

Follement sera vécue.

Au crépuscule, vaincue

L’aurore me bercera

Pour avancer l’esprit clair

Source sans frontières

Lueur, je scintille

Dans la haute nuit du sens

Où habiter en poète, dès l’aurore

Dans la chaleur de la terre

Sous le soleil et la mort.

Fatiguée

Fatiguée, je suis fatiguée

Des mauvaises nouvelles, de sons, de mots , de la télé

Comme pour me droguer, je me connecte sur internet

M’emmêler un instant dans mes filets.

C’est tout ce que je souhaite, me perdre sur l’écran

Pour retrouver un souvenir vivant

Autrefois, j’allais chercher dans le vide des églises

Dans le silence, sans sonneries, sans écrans.

La paix, le calme,

Aujourd’hui, je cherche en vain une cachette pour y déposer mes expériences fanées

De la pression, on me met de tous les côtés – il te faut enregistrer, écrire, filmer …

Hélas , je suis fatiguée, fatiguée