
Vide d’excès
Ivre d’absence
Je suis faite d’urgences
Ephémères sont mes joies
Mes peines, absolues.

Ballotée, je navigue
Aux confins d’une vie
Qui, jusqu’au dernier soupir
Follement sera vécue.

Au crépuscule, vaincue
L’aurore me bercera
Pour avancer l’esprit clair
Source sans frontières

Lueur, je scintille
Dans la haute nuit du sens
Où habiter en poète, dès l’aurore
Dans la chaleur de la terre
Sous le soleil et la mort.
