La Pluie et la musique

Sous la musique de la pluie, la rime coule de source,

s’égoutte mot à mot, dans la bouche du poète

Nous y buvons le verbe dans le calice du jour

Nous y noyons nos larmes dans les draps de la nuit

Nous avons avec la pluie

Ces regrets de l’ombre

Qui déjà nous ramènent

Aubord de nous-mêmes

Petite Musicienne

Dans son jeu maladroit

S’était logée mon âme de mère

Son violon n’était pas un diamant vert

Un simple instrument de pauvre

Cadeau d’une mamie ployant sous tant d’hivers.

Mais elle abandonna la musique

Vendit cet instrument si critique

Pour moi une nouvelle tragique

Je croyais en cette chance

Qui me fut donnée

D’avoir une une petite fille musicienne

Oh rêve mort-né

Les pizzicatos résonneront longtemps encore

Dans ma mémoire

Ce soir je me sens en parfait accord

Avec mon désespoir.

Âmes sereines

Gloire à celui qui sous le feu de l’existence

Donne un sens à la vie et à ses plaisirs sains

Loin de tous litiges, témoins de ses carences

De ses pseudo-pouvoirs, un seul n’en fût le sien.

Par delà les frontières et leurs sols en souffrance

Où d’ autre âmes s’entachent d’innombrables venins

De cette fourmilière règne son espérance

L’ombre de la sagesse le pique un beau matin

De ces matins fertiles, la vie donna la chance

A cette âme, ignorant son destin

Gloire à Dieu ! avoir confiance

De ce cri, l’âme troublée trouva le chemin.

Encouragements

Ils me le disent souvent : d’un mot qui touche

Pour réveillé le sourire ou les pleurs

Quelques doux airs font erré sur ma bouche

Quelques fraîches couleurs.

Ils me le disent ! Connaissent-ils mon âme

Pour lui vouer sympathie ou dédain ?

Non, je le sens, la louange ou le blâme

Tombe au hasard sur un fantôme vain.

Ah ! si mes chants ont brigué leur estime

C’est que la mienne a passé mes efforts

Car ma vie n’est qu’une lutte intime

Mes pensées de frêles accords.

Encore quelques jours, pour jeter sur ces pages

Pour, à mon gré, répandre dans mes vers

Ce que je vois de brillantes images

Ce que j’entends d’ineffables concerts

Quelques jours, mais oui , même une heure

Pour m’épancher, livrer un mot, un son

L’esprit captif qui dans mon sein demeure

Bat vainement les murs de sa prison

Ainsi s’accroît la flamme inaperçue

D’un incendie en secret allumé

Lorsqu’au dehors elle s’ouvre une issue

C’est qu’au dedans elle a tout consommé.

Fixant les voûtes éternelles

Contemplant les oiseaux

Pourquoi, mon Dieu, me refuser ces ailes

Qui d’un essor me porterait dans vos cieux

Moi qui, du monde aisément détachée

Aspire à fuir les chaines d’ici-bas

Dois-je glaner, vers la terre, penchée

Un peu d’amour répandus sous mes pas ?

Qu’après moi rien de moi ne demeure !

Penser ! souffrir ! sans qu’il en reste rien

Sans imposer, devant que je ne meure

A d’autres cœurs les battements du mien !

Sons enchantés, qu’entend mon oreille

Promesses mensongères, rêves où je me plus

Vous, qui m’ouvrez un monde de merveille

Où serez-vous quand je ne serai plus ?

L’Œil secret

Avec ardeur je me fuyais

Pourtant ailleurs je m’inventais.

Mais au retour de mes voyages

Quand je me sortais des nuages

Où trop de fois je m’évadais…

Tel qu’en moi et faisant le guet

Il étais là… et me regardais

Me dénigrais avec entrain.

Alors, me cherchant d’autres chemins …

Mais émergeant de ces forêts

Où mes souvenirs je semais

Et jusqu’à mon nom oubliais …

Tel qu’en moi, la dent dure, mauvais

Il étais là … et me regardais.

Alors, me niant avec rage

Et me toquant d’autres rivages …

Mais à la fin de ces kermesses

Tout en plaisirs, tout en liesse

Où dans le bruit je me grisais …

Tel qu’en moi et pris de pitié

Il étais là … et me regardais

Et quand affamé de sérieux

Et me vouant à d’autres lieux …

Mais à la fin, solitude soirées

Où n’étais plus brillant, admiré

Lorsqu’enfin chacun s’en allait

Tel qu’en moi et plus que jamais

Il étais là ! Et me regardais !

En souriant

Les Criquets

J’entends le langage des criquets de la nuit

Ils disent les espoirs et les parjures

J’écoute avec suspicion leurs phrases simples.

De l’eau, de l’eau !

Etoiles?

Mais l’étoile , c’est soleil !

L’amour fou

Je cherche à déchiffrer à comprendre

Je vis avec tristesse le triomphe des ces bestioles

Comme ils parlent bien les habiles !

La Foi en Dieu n° 2

Ecrire, est une forme artistique qui permet d’exprimer ses émotions, ses pensées les plus profondes et sa quête spirituelle. Lorsque l’écriture est associée à la Foi et la spiritualité, elle est une source d’inspiration divine qui nous ouvre les portes d’un monde intérieur rempli de sagesse, de paix et d’amour.

Des montagnes se dressent

Imposantes et majestueuses

Leur splendeur nous laisse sans voix

Et nous rappelle la grandeur de Dieu

Les fleurs s’épanouissent

Déployant leurs couleurs chatoyantes

Leur parfum emplit l’air

Et nous murmure la douceur de Dieu.

Les ruisseaux coulent

Chantant leur mélodie apaisante

Leurs eaux cristallines nous bercent

Et nous révèlent la pureté de Dieu.

La nature est une symphonie divine

Où chaque note est une prière

Chaque instant est une pulsation

De l’amour infini de Dieu.

Je parcours les chemins sinueux, à la recherche de la vérité. Mon cœur est assoiffée de lumière, mon âme aspire à la plénitude, ma quête est un voyage intérieur, où la Foi est mon seul guide. Je médite dans le silence, écoutant les murmures divin, ma prière est un dialogue secret où mon âme rejoint Dieu. Lorsque nous parlons à Dieu, nous sommes transportés dans un état de grâce, ou l’esprit, le cœur se remplit d’amour.

La Foi en Dieu N°1

Heureux ceux qui la respecte, et la garde et l’écoute

Heureux ceux qui n’ont point, dans un fatal orgueil

Repoussé son pouvoir, glorifié le doute

Car la Foi, c’est le phare élevé sur l’écueil.

C’est l’arc de l’édifice et la clef de la voûte

L’aurore du salut à travers notre deuil

L’arbre rafraîchissant planté sur notre route

L’étoile qui nous luit au-delà du cercueil.

Heureux celui qui prie encore du fond de l’âme

Et qui reporte à Dieu sa joie et sa douleur !

Heureuse dans sa Foi la pauvre vielle femme

Qui se met à genoux, et dit : Seigneur, Seigneur !

Car Dieu prête l’oreille à ce qu’elle réclame

Et la paix des élus descendra dans son cœur.

Déroute

C’est à force de me taire

Que je me parle à n’en finir

C’est à force d’en pâtir

Que je m’en gausse la première.

A quoi me sert de n’être poire ?

A quoi me sert froide raison ?

Je jette un caillou dans la mare

Et je vois s’agrandir les ronds.

Ce qui se défait se refait…

Et tout se meurt…et tout renaît

Et tout recommence à jamais…

Me voilà parlant sans arrêt !…

Mais c’est à force de parler

Que je me tais à n’en finir

Et c’est à force d’en pâtir

Que tantôt je m’en gausserai.

A quoi me sert de n’être qu’une poire ?

A quoi me sert ma froide raison

Jeter un caillou dans la mare

Et voir s’agrandir les ronds