
Heureux ceux qui la respecte, et la garde et l’écoute
Heureux ceux qui n’ont point, dans un fatal orgueil
Repoussé son pouvoir, glorifié le doute
Car la Foi, c’est le phare élevé sur l’écueil.

C’est l’arc de l’édifice et la clef de la voûte
L’aurore du salut à travers notre deuil
L’arbre rafraîchissant planté sur notre route
L’étoile qui nous luit au-delà du cercueil.

Heureux celui qui prie encore du fond de l’âme
Et qui reporte à Dieu sa joie et sa douleur !
Heureuse dans sa Foi la pauvre vielle femme

Qui se met à genoux, et dit : Seigneur, Seigneur !
Car Dieu prête l’oreille à ce qu’elle réclame
Et la paix des élus descendra dans son cœur.
