
Vous m’avez dit, tel soir, des paroles si belles
Que sans doute les fleurs, qui se penchaient vers nous
Soudain nous ont aimés et que l’une d’entre elles
Pour nous toucher tous deux, tomba sur nos genoux.

Vous me parliez des temps prochains où nos années
Comme des fruits trop mûrs, se laisseraient cueillir
Comment éclaterait le glas des destinées
Comment on s’aimerait, en se sentant vieillir.

Votre voix m’enlaçait comme une chère étreinte
Et votre cœur brûlait si tranquillement beau
Qu’en ce moment, j’aurai pu voir s’ouvrir sans crainte
Les tortueux chemins qui vont vers le tombeau.

