
Avec quelle vitesse passent nos beaux jours !
Nous ne reverrons plus les heureuses années
Que le mobile temps dans son rapide cours
Hélas ,a si loin entrainées !

Adieu, temps qui n’est plus ! les âpres aquilons
Ont poussé nos amis dans l’abîme des mondes
Nous tomberons comme eux sans laisser de sillons
Dans les vagues profondes !

La mort enlève les grands dans leurs palais
Et le pauvre endormi, calme dans sa chaumière
Pour former de tous deux, un limons, un engrais
Dans le fond de leur bière.

Nos corps sont ici-bas destinés à périr
La main qui les cré leur assigne leur terme
Et petit à petit le ver vient se nourrir
De notre dernier germe !

Emportés tour à tour comme des voyageurs
Nous nous retrouverons dans une autre patrie
Pour revivre immortels au milieu des splendeurs
De l’éternelle vie !

oui c’est à la vie éternelle que nous sommes promus!
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