A mes soignants

Je ne peux plus, je ne peux plus, vous voyez bien….

C’est tout ce que puis.

Et vous me regardez et vous ne faites rien.

Vous dites que je peux, vous dites aujourd’hui

Comme il y a des jours et des jours que l’on doit

Lutter quand même et vous ne savez pas

Que j’ai donné toute ma force, moi,

Tout mon pauvre courage et que j’ai dans mes bras

Tous mes efforts cassés, tous mes efforts trompés

Qui pèsent tant, Ah si vous saviez !

Pourquoi ne pas comprendre? Au bois des Oliviers

Jésus de Nazareth pleurait, enveloppé

D’une moins lourde nuit que celle où je descend.

Il fait noir, il pleut, tout est laid, misérable, écœurant

sinistre….. Vainement, vous tentez un secours pour demain.

Demain ! C’est à présent, tout de suite, qu’il faut

une main secourable dans ma main.

Je suis à bout, je ne peux plus

Si vous vouliez m’aider, laissez moi mourir de ma souffrance

Au moins je rejoindrai mon Dieu, quand on souffre jour et nuit

Rien ne compte plus que l’oubli,

Ce qui compte c’est partir et Rejoindre Dieu.

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