Pour bien vivre

Pourquoi se lamenter ?

Est-ce qu’il ne vaut mieux pas

Sentir l’odeur de l’herbe mouillé

Plutôt que de rêver

Aux embûches et aux tourments.

Pourquoi se lamenter

Est-ce qu’il ne vaut mieux pas

Revenir à l’Aurore

Dès qu’on dessine sa route

Dans une sérénité pur.

Pourquoi se lamenter ?

Est-ce qu’il ne vaut mieux pas

Chevaucher une tempête

A chaque fois qu’un Autre

Perd sa foi en l’Azur.

Est-ce qu’il ne vaut mieux pas

Revivre chaque instant

Lorsqu’on perd une flamme

Qui ne brillera plus.

Est-ce qu’il ne vaut mieux pas

Vivre pour une danse

Lorsque la rose éclos

Et que nul autre adore

Ne plus se lamenter

Il vaut vivre !

L’Humain

Vu qu’en chacun sommeille un snob

Toujours prompt à se réveiller

Et qui jamais ne se dérobe

Quand il s’agit de s’afficher.

Et vu qu’alors il se dépense

A s’enrober de suffisance

Pour admirer ou dénigrer

Selon la mode et ses décrets.

Et vu qu’ainsi le monde est fait

Et qu’à chacun son pas de danse

Rions plutôt que d’en pleurer

Car qui ne se sent concerné ?.

Au snob laissons quelque innocence …

A ma Sœur, Yvette

Parfois j’ai le désir d’une soeur bonne et tendre

D’une soeur angélique au sourire discret

Soeur qui partagerai avec moi le secret

De prier comme il faut, d’espérer et d’attendre

.J’ai le désir très pur d’une sœur éternelle

D’une soeur d’amitié dans le règne de l’Art

Qui me saura, veillant à ma lampe très tard

Et qui me couvrira des cieux de sa prunelle.

Qui me prendra les mains quelquefois dans les siennes

Et me chuchotera d’immaculés conseils

Avec le charme ailé des voix musiciennes.

Et pour qui je ferai, si j’aborde à la gloire

Fleurer tout un jardin de roses et de soleils

Dans l’azur d’un poème offert à sa mémoire.

Voyage à deux

Nous avons d’un seul cœur entrepris un voyage

C’était encore hier, à peine rencontrés

Une voix nous souffla :  » Tous deux, vous partirez

Ensemble partager la joie d’un seul sillage…. ».

L’amitié nous porta vers d’inconnus rivages

Sur des flots incertains maintes fois chavirés

Si nous voguions parfois, opposant nos beauprés

Au port nous nous moquons de la différence d’âge.

Nos vies s’entrecroisaient aux sources de l’humain

S’attendant l’une l’autre à l’angle d’un chemin

Pour s’offrir tour à tour le miroir de soi-même

Puis un funeste jour, il ne resta qu’un seul….

Mais la voix de jadis lui dit :

 » Ton ami t’aime « 

Aujourd’hui comme hier

Ignore le linceul !

Bye Bye

Puisqu’il ne peut avoir de lendemain commun

Le ciel qui nous berce ne semblant pas le même

Puisque le temps qui coule érode nos chemins

Avec peu d’égards pour les graines que l’on sème.

Puisque j’aurais aimé te regarder dans les yeux

Te parler de mon cœur,, mais j’écoute tes tirades !

Se balader à deux

Voir le monde ensemble pour le rendre moins fade.

Puisque si tu voulais pleinement me revoir

Tu saurais proposer une clé à ce puzzle

Faire jour là où tu vois encore trop noir

Et décider d’aller plus loin que sur le seuil.

les 12 travaux d’Hercule

Puisqu’à toi je me suis peu à peu dévoilée

J’ai confronté tes idées réticences

J’ai une peur sourde de te retrouver

Car je me dois de faire preuve de clairvoyance.

A mes oiseaux

Donner moi vos ailes pour voler

Et de l’élan pour m’enivrer

Je veux du fil pour tisser

Et du lien pour partager.

Je veux du rythme pour vibrer

Et de la musique pour danser

Je veux du mouvement pour bouger

Et un manège pour tourner.

Je veux des envies pour hurler

Je veux l’horizon pour contempler

Et des portes ouvertes pour la liberté

Je veux mon féminin et mon masculin.

Je veux mon enfance, ma jeunesse

Et ma sagesse

Je veux, je veux

Je veux vivre

je veux, je veux

mais quoi ?

Je n’ai que la solitude !

Peur à l’aube

Angoisse à hue et à dia

Réveil martyrisé

Pensées ombragées d’une mort qui nous guette

Toujours

Je ne saurais espérer un demain

Immortalité du soleil

Araignée

Répétition d’une respiration éphémère

Torpeur

Parole échangée qui soulage

Il faut demander pardon.

Ma Génération

Je suis de la génération du s’il vous plait et du merci,

Du respect des personnes jeunes ou âgées,

De demander la permission, de dire bonjour avec un sourire,

D’aimer les gens pour ce qu’ils sont

et non pour ce qu’ils ont ou pour ce qu’ils donnent.

On m’a appris à bien traiter son prochain,

à tendre la main à celui qui est à terre, à écouter sans juger,

On m’a enseigné la valeur de la parole donnée qui doit être tenue !…

Je viens d’un temps où le respect n’était pas une option

mais une obligation,

où les soirées étaient rythmées par des discussion saines et non par des écran,

Un temps où la famille était le pilier de la société

et où aussi les amis étaient considérés comme des frères.

Je suis de cette génération qui croit encore en la bonté,

qui chérit les petites attentions

qui trouve la joie dans les choses simples

Et malgré les changements du monde,

je reste fidèle à ces valeurs car elles sont intemporelles.

Alors, à tous ceux et à toutes celles qui lisent ces quelques lignes,

rappelez-vous qu’en ce monde, en constante évolution

il est vital de garder un bout d’ancien avec soi

tout en s’ouvrant raisonnablement au nouveau car,

c’est dans ces valeurs que réside le véritable sens de l’humanité.

Pas facile la Vie !

Libre de penser, de rire et d’aimer

Profiter des secondes de bonheur

De paix, de joie et savoir décider

Sans aucune crainte et surtout sans peur

Savoir dire Non, oser et choisir

Construire, entreprendre et bâtir.

Il suffit de si peu de chose

Un peu de courage si j’ose

La vie n’est pas toujours facile

Mais il suffit de redresser la tête

D’affronter certaines adversités

Avec beaucoup de sincérité.

Suivre son cœur, ses pensées

Ses choix et ses propres idées

C’est alors et seulement ainsi

Que l’on peut devenir acteur de sa propre vie.

Il faut dans la vie savoir aussi

Tendre la main à qui en a besoin

Sans espérer un retour… ni rien

Juste se dire que c’était bien.

Alors s’installe l’harmonie avec soi-même

Et ainsi tout parait presque parfait.