Les larmes d’un Violon

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Mer de soupirs, de larmes, de sanglots

Qu’un vol de papillons sans se poser traverse

Jouant sur la tristesse ou dansant sur les flots

Rêve, aime, souffre, crie, apaise, charme ou berce

Toujours tu as fais courir entre chaque douleur

L’oubli vertigineux et doux de ton caprice

Comme les papillons volent de fleur en fleur

De mon chagrin alors ma joie est la complice

L’ardeur du regret accroit la soif des pleurs

Que sont devenus tous les amis

Princes du désespoir, ou grands seigneurs trahis

J’aimerais bien le savoir

Sourire de regret, et larmes d’espoir.

 

Se sentir bien dans sa peau

 Paraît que  pour être au plus haut

 Faut  se sentir bien dans sa peau

Si donc nous nous y sentons mal

ça peut nous bouffer le moral

Et c’est porte ouverte au dégâts…

Aussi soyons de notre temps

Car qui voudrait tels embarras ?

Se guérir  en nous soignant.

 

Paraît que pour s’épanouir

Avant tout se définir

S’adore-t-on ? Quand ? Et Comment?

Se déteste-t-on ? mêmement ?

Si c’était les deux à la fois ?

Car connait-on ce qu’on engrange ?

Faut en situer les pourquoi

Et clarifier un tel mélange.

 

Paraît que pour être serein

Faut pas jouer au petit malin

N’hésitons pas à exposer

Ce qui en nous fut enterré

Dans les entrailles du non-dit

Depuis peu , ou des décennies

Et qui pourtant respire encore

Causant en nous le plus grand tort.

 

Paraît que pour tourner le dos

Aux dépressions et autres maux

Faut réparer là où ça craque

Si vous pensez «  j’en ai ma claque

Je me croyais hier un génie

et moins qu’une merde aujourd’hui »

Pour vous sortir de ce micmac

Au plus tôt videz votre sac.

 

Paraît que pour s’équilibrer

En soi, autant qu’en société

Les procédés courent les rues

Y’a qu’à mettre son âme à nu

Et décortiquer sa substance

L’implication de mille traits

S’entremêlant en permanence

Ne devrait pas vous affoler….

 

Sais pas si j’ai bien expliqué

Peut être qu’un ajout ….. ?

Le bel Ange

Qu’il est beau ce bel Ange

Un ange en blanc, un ange en bleu

Avec sa bouche et ses deux yeux

Regardons ce bel ange.

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Avec sa longue robe à manches

Son réseau d’or pour ses cheveux

Et ses ailes pliées en deux

C’est notre protecteur cet ange.

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Et puis aussi étant dimanche

Voici d’abord que doucement

Il marche dans le ciel en long

Et puis aussi prions en ce dimanche.

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Avec ses mains  Bel ange prie

Pour les enfants dans les prairies

Et qu’avec ses yeux il regarde

Ceux de plus près qu’il faut qu’il garde

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Et tout alors étant en paix

Chez les hommes et dans la vie

Au monde ainsi de son souhait

Voici qu’avec sa bouche il rit.

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Bon Dimanche à tous .

 

 

La Morale

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La meilleure morale est celle du bon sens

Pour obtenir l’estime, il est le plus sur guide

Moins saillant que l’esprit, il est bien plus solide

Et ne s’égare point en sophismes brillants.

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S’appuyant sur les faits il avance à pas lents

Toute subtilité se brise à son égide

De tout système faux il démontre le vide

Par lui tout est soumis à l’épreuve du temps.

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Il réduit chaque chose à sa juste valeur.

Des folles passions il blâme le délire

L’orgueil philosophique éprouve sa rigueur

Et la vérité seule a sur lui de l’empire.

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Ce qui doit le choquer ne peut être durable

L’exagération le trouve inexorable.

Jeanne10

Ô mon Âme

Lève-toi, mon âme, et d’un vol glorieux

Va dans le plus haut ciel, contempler l’invisible

Le monarque infini, plus grand que tous les cieux

La première beauté, l’être incompréhensible.

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C’est lui qui toujours est, sans jamais être vieux

C’est lui par qui tout est, à qui tout est possible

Qui, sans changer de place, est présent en tout lieux

Et dont tout l’univers est l’image sensible.

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Eternel, trois fois bon, trois fois grand, trois fois saint

Que le ciel même adore, et que la terre craint

Fais que je t’aime autant que je te vois aimable.

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Que t’ayant ici bas contemplé par la foi

Quelque jour, au sortir de ce corps périssable

J’entre dans ton palais, pour ^être  tout en toi.

Vieillir avec la Foi

 

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 Le corps seulement , barque usée à la lame

Vieillit et se déjoint, et sombre avec effroi

L’âme, sa passagère, au bord nage avec foi

Car l’Âme ne périt point, bien haut tout le proclame.

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Ô ma mère, foyer dévoré par ta flamme

Que je fus convaincu de l’éternelle loi

De notre humanité, quand je voyais en toi

La vieillesse du corps ,mais aussi le jeunesse de l’âme !

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Sous tes vieux ans mon œil trouvait sans s’étonner

Les jeunes sentiments, je sentais bouillonner

La sève de ton coeur sous ta chétive écorce.

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Au dehors, au dedans te regardant toujours

Je pleurais, j’admirais le mystère des jours

Le corps dans sa faiblesse et l’âme dans sa force !

 

Paroles malheureuses

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On peut, en riant, piquer quelque peu

Et s’en accuser n’est point nécessaire

Mais il ne faut pas prolonger ce jeu

Tout jeu prolongé devient une affaire.

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Quand le papillon traverse un jardin

Lutinant les fleurs des plantes qu’il frôle

Il ne fait, au vent de son vol badin

Qu’en passant, frémir, pencher leur corolle.

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Il se pose à tout si légèrement

Le parfum qu’il vole est si peu de chose

Que, par lui troublés çà peine un moment

Rayonne toujours l’hibiscus et la rose.

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Mais quand, pour sucer le plus doux nectar

L’abeille se plonge au fond d’un calice

Lentement s’étale et plante son dard

On doit craindre, hélas! …. que la fleur périsse

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Effleurant tout et ne blessant rien

Se joue au soleil une libellule

Folâtre et rieur, dans un entretien

Sans penser à mal notre esprit circule.

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Et voilà pourtant que, sur quelques mots

Les yeux ont pleuré, le coeur s’alarme

Pour ces erreurs gardez les sanglots

Ces fautes n’ont rien qui vaille une larme.

Suis-je médiocre ?

La médiocrité fait le bonheur du sage

Le dérobe à l’envie, assure son repos

Prévient l’ambition, anoblit les travaux

Et de l’indépendance offre le plus sûr gage.

 

L’opulence corrompt, elle a pour apanage

L’oisiveté, l’orgueil, et mille autres fléaux

L’indigence avilit et produit tous les maux

L’une et l’autre toujours mènent à l’esclavage.

 

C’est dans l’état moyen qu’on sait régler ses vœux

Des emplois trop brillants fuir l’éclat dangereux

Cultiver les beaux-arts, s’adonner à l’étude.

 

L’homme content de peu passe des jours sereins

Sur ses premiers besoins exempt d’inquiétude

Qu’a-t-il à désirer ? Son sort est dans dans ses mains.

Jeanne 17

L’amitié et le Sage

L’Amitié seule est le vrai bien du sage

L’Amour trompeur

Par l’ombre du bonheur

Dupe souvent le coeur

L’amant le moins volage

Dit au pieds de l’Iris

Dont ses yeux sont épris

L’amitié seule est le vrai bien du sage.

 

Souvent l’amour nous conduit au naufrage

Un calme heureux

D’abord comble nos vœux

Mais bientôt dans les cieux

Se forme un noir orage

Le plaisir disparait

Arrive le regret

L’amitié seule est le vrai bien du sage.

 

Que l’amitié soit notre partage

Dans son lien

Notre coeur sera bien

Nous ne craindrons plus rien

Par un rare assemblage

Nous verrons le plaisir

Naître au sein du désir

L’amitié seule est le vrai bien du sage

 

L’amour est fait pour le printemps de l’âge

C’est une fleur

Mais qui perd sa couleur

Dès qu’écartant l’erreur

La raison l’envisage

Le coeur longtemps dupé

Reconnait qu’il est trompé

L’amitié seule est le vrai bien du sage.

 

L’amitié donne un paisible ombrage

Toujours en paix

Sous son feuillage épais

De l’aquilon jamais

On ne craint le ravage

Ses rameaux toujours verts

Affrontent les hivers

L’amitié seule est le vrai bien du sage.

 

Que l’amitié chez nous soit l’apanage du sentiment.

Quand le coeur est constant

Son lustre est plus brillant

Rien n’en ternit l’image

Aucun masque imposteur

Ne rend son air trompeur

L’amitié seule est le vrai bien du sage.

 

Rien ne vaut : La Santé

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Que sont tous les trésors auprès de la santé ?

Que sont de vains honneurs, la naissance

Des décorations, la faveur, la puissance

Les dignités, la gloire, et même la beauté ?

OIP (21)

Près d’un morceau de pain qu’on mange en liberté

Des biens d’opinion placés dans la balance

Que pèsent-ils ? Rien. A qui vit de souffrance

L’or ne peut procurer un instant de gaieté.

Et c'est la folie sur la piste

 

Privé des vrais plaisirs dont s’embellit la vie

Son sort semble souvent être digne d’envie

Quand l’ennui le dévore au fond de son palais.

DSCN0135 minute de repos à Valladolid

Cesse donc, être ingrat, d’accuser la nature

Toi, qui d’elle a reçu le plus grand des bienfaits

De tout bonheur réel, la source la plus pure.

Jeanne23