Le Nuage

Je suis comme un nuage

Qui marche dans le ciel

Je ne sais pourquoi

Et ne sais comment.

Je suis un nuage

Qui cherche de la pluie

Et ne sais pas pleurer

Je suis sans tonnerre, ni éclair.

Je suis faite de brumes

De musiques nostalgiques

Sans vision, ni espoir

Mes traces sont légères.

Je suis comme un nuage

Parce que j’ose pas encore.

J’ignore que mes ailes

Viennent de l’intérieur.

Avoir des absences

Tout proche de l’interlocuteur

Et pourtant loin, l’esprit ailleurs

Comme en un voyage m’évadant

Je suis là, présent et absent, hochant la tête de temps en temps.

Tout proche de l’interlocuteur

Et pourtant loin, l’esprit ailleurs

Combien de fois ai-je trahi

Quand je semblais, yeux et ouïe ,attentif à mon vis-à-vis ?

 

 

L’oiseau

Un oiseau siffle sur les branches

Et sautille gai, plein d’espoir

Sur les herbes, de givre blanches

En bottes jaunes, en frac noir.

C’est un merle, chanteur , crédule

Ignorant le calendrier

Qui rêve soleil, et module

L’hymne de joie en février.

Lustrant son aile qu’il essuie

L’oiseau persiste dans sa chanson

Malgré brouillard et pluie

Il croit à la belle saison.

Il gronde la paresseuse

De rester au lit si longtemps

Et gourmandant la fleur frileuse

Met en demeure le beau temps

Il voit le jour derrière l’ombre

Tel un croyant, dans le saint lieu

L’autel désert, sous la nef sombre

Avec sa foi voit toujours Dieu.

A la nature il se confie

Car son instinct presse la loi

Qui rit de la philosophie

Beau merle t’ est plus sage que moi.

Souffrance et Ecriture

Sans la souffrance, il n’est point d’écriture

Sans la passion, point d’aventure

L’homme n’a qu’une chose

Sur laquelle compter

Et ce sur quoi son âme

Aime à venir poser.

La chose porte un nom

Chaleureux et sonore

Elle se nomme Passion

Romance ou bien Transport.

Elle emporte les hommes

Loin de leurs rivages

Au fond de ses bras longs

Dans un épais nuage.

Les hommes en sont captifs

Comme des oiseaux peureux

Qui au bord des récifs

Se cachent au fond d’un creux.

Il n’est point de triomphe

De gloire ou de courage

La passion est un leurre

Un précaire mirage.

On la court, on la cherche

Mais jamais ne nous comble.

 

Mais alors Reviens

Quand tu t’en vas tout est triste

 Rien ne va, triste est la piste

Triste est chez moi, tout est en larmes

Me manque ta flamme

Tout est émoi rien que toi me rends ma joie

 Sans toi la tristesse s’empare de moi

Mes journées ténébreuses

Mes lunes odieuses.

Du matin au soir la mélancolie est reine

 Beaucoup de plaies teintent mes veines

Plein de souffrances et plein de remords

Me prennent au coeur, reviens vite alors

Efface mes chagrins reviens c’est l’heure

Bientôt je crève c’est plus que sur, ton absence est dure

Et me fausse mes rêves.

Pense que c’est ton chez toi

 Pour me fermer les yeux  je t’attend moi.

 

Méditation pour trouver la paix intérieur

S’armer de patience pour finir conquis par la paix intérieure.

Au chant des oiseaux s’entrainer au paradis à contempler des fleurs.

Elle fait fi des soucis, la sagesse de l’esprit

Faire le vide en soi puis laisser le bien-être envahir l’esprit.

Plus d’envie d’ailleurs, plus de passé ou futur

maintenant profiter de l’instant , le temps du bonheur.

A chacun sa part d’ombre, seul le grand soleil n’a pas de côté sombre.

J’apprécie sa compagnie pourvu qu’elle soit douce, la solitude  mon amie.

De plus en plus isolée me voici loin de tout, mais plus près de moi-même.

Le verrai-je se réaliser mon vœu d’amour et de paix, plus que tout je l’espère.

 Une envolée de tourterelles qui brise le silence, bref instant de grâce.

Pour trouver la paix sur terre, la chercher en soi-même

 

 

 

L’éducation

A tous ces rêves que l’on noie
Au sacrifice d’un monde trop sage
A toutes ces envies que l’on broie
Sous couvert d’un monde en cage
Quelles graines peut-on faire germer
Chez ceux qui bâtiront demain ?
Peut-on être libre de créer
Un monde qui nous ressemble enfin ?

Tous ces talents inexplorés
Que l’on fige artificiellement
A coup de règes répétées
Pour justifier les fondements
Aux questions restées sans réponses
Des esprits un peu trop piquants
Alors que se perd en ses ronces
L’autorité du bien-pensant.

Que peut-on  voir dans le regard
Des futurs gens de nos cités
Inspiration ou cauchemar
Des rêves qu’ils n’auront pas créés ?
Quel investissement est le plus sûr
Sinon celui de ces enfants
Mains qui modèleront les sculptures
Du monde et de ses transitions ?

L’humain n’est jamais satisfait

Sanctuaire Bouddhiste n°5

Tout ne va pas, dans ce bas monde

Toujours au gré de nos désirs

Et bien souvent un ver immonde

Se glisse aux coeurs de nos plaisirs.

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Alors nous faisons bouche amère

Nous nous plaignons de notre sort

Et toujours notre dépit éphémère

Trouve des charmes à la mort

Millipedes, insect with long body and many legs look like centipedes, worm, or train  L’homme est étrange créature

Si sottement il se conduit

Que, pour un peu de pourriture

Il jette au loin le meilleur fruit.

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L’homme se tourmente de chimères

Il court après ce qui n’est pas

Il est la cause de ses misères

Puis lâchement redoute le trépas.

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Nous avons cent raisons pour rire

Contre une, à peine, pour pleurer

Sachons donc le voir et le dire

Et cessons enfin de tant soupirer.

Comparons la Vie à une Fleur

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La vie est une fleur qui s’épanouit lentement.

Un à un ouvre ses pétales,

Eclatantes de beauté.

Puis doucement s’éteint et se fane.

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Les gouttes de rosée viennent caresser le bourgeon,

Recroquevillé tel un fœtus.

Puis dans un cri, s’arrache du ventre de la terre

Sa mère nourricière.

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Dans l’éclat du petit matin hésite, tremblante et s’ouvre.

Réchauffée par la lumière et les premiers  rayons du soleil.

Bercée tendrement par la douceur du vent,

laissant couler les dernières larmes de pluie sur sa robe encore froissée.

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Protégée par sa fragilité et sa beauté éphémère.

Comme l’enfant, petit être naïf

 Innocent, frêle, émerveillé,

Lentement se redresse et grandit

Découvre la vie, s’émerveille et s’épanouit.

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Puis rebelle, tête haute brave les forces et les tempêtes

Adulte, trace son chemin

Se résigne et accepte son destin

Lentement regarde sa vie, s’accroche au passé

Mais l’avenir défile droit devant …

Et paisible s’éteint.

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Epargnée par sa fragile nature, des agressions qui auraient pu l’anéantir.

La main innocente qui arrache la beauté de cette fleur

Ou la haine qui l’écrase de sa botte

Douloureusement se replie et se recroqueville

Dans  une pluie, verse ses larmes fécondes.

Nourrit la terre de sa source.

 

Le livre de la Vieille

Ici, c’est la vieille de quatre vingt huit ans

Qui dit, selon la chair,  l’expérience et  le Sang

Souvenez-vous-en, souvenez-vous-en

En ouvrant son coeur de ses doigts tremblants.

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Pour montrer à tous sa vie comme un livre

Et, dans sa joie comme en ses oraisons

Tout un genre humain occupé à vivre

En ses villes  de pies, d’hommes, et d’enfants.

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Or à tous ici, ses pleurs et ses fêtes

Et, suivant le ciel peint à ses couleurs

Voici sa maison, ses fruits et ses fleurs

En ses horizons d’hommes et de bêtes.

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Et lors de ses derniers printemps

Qui sont en musique, ainsi qu’en prières

Sous des Christs en croix, des saints, des calvaires

Puis sa Foi aussi bonne en tous les temps.

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Pour la paix de sa vie trop à l’attache

Dans les jours, les mois qui la rattachent

Et le réconfort de ses mains qui tâchent

Ici de leur mieux et très simplement.

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