Doit-t ‘on croire aux Rêves ?

Yvette était en blanc, comme aux tableaux illustres

Où la Sainte se voit, un nimbe autour du chef.

Ils étaient au fauteuil Dieu, Cécile et Joseph

Et je les regardais, debout près des balustres.

 

Soudain au flamboiement mystique des grands lustres

Eclata l’harmonie étrange, au rythme bref

Que la harpe brodait de sons en relief….

Musique de la terre, ah ! taisez vos voix rustres!…

 

Je ne veux plus pécher, je ne veux plus jouir,

Car la Sainte m’a dit que pour encor l’ouïr

Il me fallait vaquer à mon salut sur terre.

Et, je veux retourner au prochain récital

Qu’elle me doit donner au pays planétaire

Quand les anges m’auront sorti de l’hôpital.

 

 

Parabole masquée

Si la nuit rime avec la mort

L’oubli prouvera que tu as tort

Si la mort défie ton ennui

Ne lui cède pas ton âme et ta vie

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A l’ennui, à la mort

A la vie, à l’envie

Schizophrénique

Hypothétique

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Lorsque le masque tombera

Seule la ferveur restera

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C’est impétueux, cette cérémonieuse envie de partir

Une illusion pour des sourires

Languir, puis sourire

La Baie d'Halong 12 avec deux Jonques traditionnelles

Le masque ne sied à ravir

Qu’à ceux capables de s’en démunir

 

 

 

 

Dan et Julia

Dans l’âtre de mon coeur

Crépite la joie

Sous mes yeux

L’avenir s’adonne à des petits jeux

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Et je sens se ranimer ma vieille carcasse

L’instinct de vivre a pris les traits de ces âmes légères

Inconscients du poids du monde

Fragiles miroirs de ce que nous fumes

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Sans le savoir ces enfants

Nous disent quelque chose

L’innocence aura toujours raison

De l’écume de nos vains combats

 

C’est la fête des voisins

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Ah ! Si vous saviez comme on pleure

De vivre seule et sans foyers,

Quelquefois devant ma demeure

Vous passeriez

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Si vous saviez ce que fait naître

Dans l’âme triste un pur regard,

Vous regarderiez ma fenêtre

Comme au hasard

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Si vous saviez quel baume apporte

Au coeur la présence d’un coeur

Vous vous assoiriez sous ma porte

Comme une soeur

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Si vous saviez que je vous aime

Surtout si vous saviez comment

Vous entreriez peut-être même

Tout simplement

 

 

 

Avoir de la joie et s’habituer au système

M’enflammer de joie et m’habituer au système

Comment m’en sortirais-je de ce dilemme ?

Savoir que tout se résoudra en stéréotypes

Et y laisser toutes mes tripes

 

Se lasser du bonheur et en apprendre les tourments

Ramasser des miettes de tendresse dans l’exaspérant

S’y résoudre à contre coeur, fuir par résiliation

Tout en sachant que rien ne dure pour de bon

 

Cacher sa déception, nier les offenses

Se relever une fois à terre et tout recommence

Se rétablir rapidement d’un petit rien pendable

D’un regard, d’une parole, d’une fleur vendable

 

Tout est complexe, tout arrive à la fois

Comment m’habituer à la routine que voilà !

Jeanne12

 

 

 

 

Mon vague à l’âme

 

Et c’est à force de me taire

Que je me parle à n’en finir

Et c’est à force d’en pâtir

Que je me gausse la première.

 

A quoi me sert de n’être poire ?

A quoi me sert froide raison?

Je jette un caillou dans la mare

Et je vois s’agrandir les ronds.

 

Ce qui se défait se refait….

Et tout se meurt…. et tout renaît….

Et tout recommence à jamais….

Me voilà parlant sans arrêt !….

 

Mais c’est à force de parler

Que je me tais à n’en finir

Et c’est à force d’en pâtir

Que tantôt je m’en gausserai.

 

A quoi me sert de n’être poire ?

A quoi me sert froide raison ?

Je jette un caillou dans la mare

Et je vois s’agrandir les ronds.

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Bavardage

Tu te racontes sans le savoir

Même quand tu poses et fais semblant

Tes gestes sont comme un miroir

De tes pensées d’hier ,de maintenant

 

De toi tu n’arrêtes de parler

Tout en ne cessant de te taire

Tu es, malgré toi, livre ouvert

Qui traduit un langage codé

 

Souvent rien qu’un tic te résume

En lui s’abrite ton amertume

Et dans chacun de tes mouvements

Tu trahis tes rêves latents

 

Pourtant tu te tiens sur tes gardes

Et à personne ne te confies

A quoi cela  sert- il,  ma filleule ?

Puisque tous tes secrets bavardent….

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