Prions en ce Temps de Carême

Si tous les matins de nos fêtes
Nous chantions tous avec amour
Sur les harpes des saints prophètes
Nos prières qui sont parfaites
Nous ne serions pas dans la cour.

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Si nous récitions nos prières
Dans le crépuscule du soir
Avec des lèvres régulières
Avant d’allumer les lumières
Nous ne serions pas au chauffoir.

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Si les yeux remplis de beaux songes
Nous demandions quand vient le jour
Au ciel qui voit tous nos mensonges
L’humble foi du pêcheur d’éponges
Nous ne serions pas dans la cour.

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Et quand la lampe s’est éteinte
Si nous sentions sur nos lits noirs
La caresse d’une aile sainte
Attendant que l’Angelus tinte
Nous ne serions pas au dortoir.

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Si l’homme s’oubliait lui-même
Pour ses frères, comme un retour
Des bienfaits du Seigneur qui l’aime
Qui le marque de son Saint-Chrême
Nous ne serions pas dans la cour.

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Et si nous, les fous de Bicêtre,
Nous avions fait notre devoir
Le devoir dicté par son prêtre
Nous serions au parloir peut-être
Ce  serait  un beau parloir.

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Sans le diable qui nous malmène
Nul, avec les yeux de son corps
N’aurait vu  figure humaine
Dans la cour où on se  promène
Et dans le dortoir où on dors.

Prions, Récitons le Chapelet et Dieu sera miséricordieux

 

 

De l’Enfance à la Vieillesse

De l’enfant que j’étais, au vieillard devenu

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Il était beau le temps
Où mes pommettes roses
S’érigeaient au vent
Les genoux écorchés
Par les ronces
Au bord des sentiers oubliés
Je m’en souviens encore.

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Les feuilles mortes
Se sont envolées
Ont tout emporté
Avec elles
Souvenirs et passé.

De l’enfant que j’étais
Il ne me reste plus que
Des rides
Des sourires
Des cheveux blancs
Au vieillard devenu
J’ai oublié le temps.

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La Vieillesse est un Naufrage

On me dit souvent que j’ai  » Bonne Mine  » !

Malgré mes angoisses.

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Il y a quelques années, je pense à mon dernier voyage au Canada.

Je pouvais mettre mon chiffre à l’envers , 81 faisait 18 ans

Maintenant je le mets à l’envers, çà fait vieux ! 87 fait 78 ans !

Bientôt 88 je ne peux plus le mettre à l’envers  ( rire)

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Heureusement pour moi, j’ai encore un truc qui marche la Tête .

Il me faut une heure pour parcourir une courte distance

Ô que oui, la Vieillesse est un nauvrage !

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La Vieillesse n’est pas un grand Cadeau

Alors pour oublier  :  j’écris

Tout ce qui se passe dans la tête, pêle-mêle

Avec la maladie c’est pas beau de vieillir.

Le plus marrant c’est qu’on fait des envieux (rire)

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La décrépitude  cruel est ce mot et pourtant si vrai

Mais aussi si difficile à accepter

Quand on a toute sa tête.

Je n’ai pas peur de mourir, j’ai peur de laisser ceux que j’aime

C’est  le mal du Coeur

Et le pire c’est que je doute que ça s’arrange.

Alors que me reste- il ?

La Confiance en Dieu qui doucement me rappelle à Lui.

 

 

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Comprendre

Ecrire un poème c’est
Comprendre le jour
Comprendre la nuit
Comprendre l’amour.

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Comme une fleur qui s’est fanée
J’ai oublié la belle histoire
Qu’on me racontait quand j’étais petite
Une histoire simple
Une histoire bleue.

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Comme le vent qui s’est mis à souffler
J’ai volé à toute vitesse
Par dessus la prairie
Par dessus la maison.61exLDTUaFL._AC_UL320_ML3_

Comme la vie qui ainsi continue
Je continue de croire
Qu’il faut comprendre.

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Sommeil profond

Mon âme s’est envolée
Telle une colombe,
Vers ce mystérieux Paradis
D’Eve et d’Adan.
Je suit cette éblouissante lumière
Qui m’attire toujours plus vers elle…
Je  sort de l’obscurité
Pour rentrer dans la lumière
De l’Infini…

Alors une paix immense m’a envahie,
La peur, la tristesse, se sont envolées,
Les couleurs des fleurs, des arbres sont intenses
Les bleues se marient avec les verts
Les parfums des fleurs enivrent
Telle une liqueur, la douce musique
Apaise mon âme
Tout me semble féerique
Je flotte toute en transparence
J’ai du mal à m’habituer
À toute cette lumière cette beauté magique
Oui magique…

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Est-ce cela la mort?
Simplement le passage
De la Vie à la Mort
Alors oublions la tristesse
Fêtons cet événement
Qu’est la venue dans ce nouveau Monde
Qu’est le PARADIS
Car la Vie la Mort
Nous suivent pas à pas.

Mourir c’est vivre
Vivre c’est mourir
Le tout ne faisant qu’un…
Car rien ne meurt
Tout renaît c’est cela l’éternité
De L’ETERNEL …

Le Carnaval de Guadeloupe

En Tan-lontan (Anciennement)

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C’était vraiment plus beau, c’était des défilés de chars  décorés représentant des thèmes avec de belles filles. De nos jours avec l’évolution un peu moins beau ! Mais  les touristes sont tout de même heureux de voir la population en liesse .

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S’étendant sur environs deux mois, le Carnaval de Guadeloupe est un événement de grande importance de l’archipel et une véritable attraction touristique. Il débute le dimanche qui suit l’épiphanie et prend fin le mercredi des cendres.

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Ce sont les colons catholiques qui sont à l’origine de cet évènement festif datant du 17ème siècle. Il avait pour but de permettre aux chrétiens de profiter une dernière fois de certains plaisirs comme manger de la viande et faire la fête avant d’entamer le carême synonyme pour eux de privations. Ce carême est une période qui dure 40 jours juste avant pâques et commence le mercredi des cendres.

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Peu à peu, il fut permis aux esclaves d’y prendre part et ceux-ci ne tardèrent pas à y apporter leur touche distinctive. Ils y ont introduit des masques comme clin d’œil à leurs origines africaines ainsi que des percussions également propres à leur culture. C’était aussi pour eux l’occasion de se moquer de leurs maîtres sans craindre des représailles.

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Cette tradition ancestrale est aujourd’hui un festival haut en couleur se déroulant dans les principales villes de Guadeloupe : Pointe-à-Pitre, St François, Deshaies, Basse-Terre , toutes les communes du pays.

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Il contient des déboulés (défilés) et des personnages masqués ayant chacun une signification particulière (masques à fouets, masques à cornes, masques à miroir, etc.).
C’est un carnaval unique en son genre qui combine histoire, religion et caractère exutoire.

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Vaval est le roi du carnaval, il représente tous les évènements douloureux de l’année écoulée. Durant le dimanche gras, il fait le tour de la ville et quand vient le mercredi des cendres, il est entièrement brûlé par les diablesses vêtues de noir et de blanc sous les cris de la foule.

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Cet acte symbolise la purification des âmes et permet d’enterrer tous les éléments négatifs de l’année qui vient de se terminer afin de démarrer l’année suivante sur de bonnes bases. Il symbolise également la fin des festivités qui laissent place à une période de restrictions et de rigueur : le carême.

Le Roi Vaval

 

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Vaval est représenté par un bwa-bwa (mannequin) de plusieurs mètres de hauteur fait à base de papier mâché ou de carton. Il est souvent à l’effigie d’un personnage connu. Il est accompagné par la Reine du festival qui peut arborer un costume traditionnel, une tenue de soirée ou travestie.

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Le dimanche gras est marqué par des défilés masqués où on peut entendre des fouets retentir. L’utilisation du fouet est là pour rappeler de façon satirique les dures années d’esclavage. S’ensuivent les trois jours gras qui sont le point culminant du carnaval. Le lundi est le jour des mariages burlesques et le mardi celui des diables rouges.

Je souhaite Bon Carnaval à tous

 

 

Espoir et Désespoir

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Ô Toi qui m’éblouis par ta lueur trompeuse
Aurore de mes jours, aurore radieuse
Songe de l’avenir , un instant t’a détruit
Jeune encor, du malheur j’ai vu poindre la nuit
Sur mon cœur déchiré j’ai senti ses atteintes
Et de sa main de fer les poignantes étreintes.

Et je vis , d’un œil terni par les douleurs
Sur le temps qui n’est plus, j’ai répandu des pleurs
Ah ! puis-je sans gémir reporter ma pensée
Sur ma jeunesse hélas , déjà presque effacée ?
Sur ces jours où le sort, couvert d’un voile épais
Me laisse m’enivrer d’espérance et de paix.

Ou , rêvant un bonheur que le Ciel nous dénie
Fraîche, je m’asseyais au festin de la vie
Mais de ces jours perdus, à peine un souvenir
Sépare le passé de mon pâle avenir
Ils ont passé pour moi comme un souffle d’orage
Comme le vent du soir glissant sous le feuillage

Exister et souffrir, voilà donc mon partage
Mes aïeux m’ont légué ce fatal héritage
Souffrir ! tout l’homme est là. J’abjure enfin l’erreur
Qui dans ce lieu d’exil me montre le bonheur
Hélas ! je marche seule en ce désert immense
Sur cet obscur chemin lentement je m’avance.

Et pour guider mes pas dans ces sombres détours
De la main que j’aimai je n’ai plus le secours
Celle dont l’amitié consola ma tristesse
Celle qui me soutint au jour de la détresse
Qui d’un cœur agité savait charmer les maux
Précéda son amie au séjour des tombeaux.

En vain je la pleurai, de douleur étouffée
Sa cendre sous mes pleurs ne s’est pas réchauffée
Ô mort ! à l’amitié quand tu vins la ravir
Pourquoi me laissas-tu son sacré souvenir
Hélas ! ce souvenir d’un bonheur plein de jouvence
Ne saurait de mon cœur remplir le vide immense

La Foi vient m’affermir quand la peine m’accable
Elle tend au malheur son flambeau secourable
Et, sublime échelon entre l’homme et le ciel
À son œil ébloui montre un jour éternel
Aux feux de ce flambeau, je retrouve la vie
Non point sujette au temps, à la mort asservie.

Mais dans le sein de Dieu s’enivrant à jamais
De ce bonheur profond, de cette immense paix
Où le divin amour à nos cœurs se déploie
Et change nos douleurs en éternelle joie.

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