Rien que Chimère !

Amour qui n’obtient point amour

Froisse l’âme désespérée

Sentiment payé de retour

N’est guère de longue durée.

Ne rien sentir, n’inspirer rien

Est comparable au néant même

Enfin, lorsque j’y pense bien

Le bonheur me semble un problème.

C’est à vouloir ce qu’on n’a pas

Que l’on passe son existence

Le bien présent n’a plus d’appas

Le bien perdu devient souffrance.

Ce qu’on obtient facilement

N’est jamais l’objet qui nous tente

C’est au bonheur que l’on prétend

Et l’on poursuit ce qui tourmente.

Ah ! s’il existe ce bonheur

Que j’ai cent fois nommé chimère

C’est dans cet avenir flatteur

Que chacun crée à sa manière.

Pour moi, devant le définir

D’après ma propre expérience

Je dirai que c’est le désir

Vivifié par l’espérance.

La Tranquille habitude

La tranquille habitude aux mains silencieuses

Panse, de jour en jour, nos plus grandes blessures

Elle met sur nos coeurs ses bandelettes sûres

Et leur verse sans fin ses huiles oublieuses

Les plus nobles chagrins qui voudraient se défendre

Désireux de durer pour l’amour qu’ils contiennent

Sentent le besoin cher et dont ils s’entretiennent

Devenir, malgré eux, moins farouche et plus tendre.

Et, chaque jour les mains endormeuses et douces

Les insensibles mains de la lente habitude

Resserrent un peu plus l’étrange quiètude

Où le mal assoupi se soumet et s’émousse.

Et du même toucher dont elle endort la peine

Du même frôlement délicat qui repasse

Toujours, elle délustre, elle éteint, elle efface

Comme un reflet, dans un miroir, sous une haleine.

Les gestes, le sourire et le visage même

Dont la présence était divine et meurtrière

Ils pâlissent couverts d’une fine poussière

La source des regrets devient voilée et blême.

A chaque heure apaisant la souffrance amolie

Ôtant de leur éclat aux voluptés perdues

Elle rapproche ainsi de ses mains assidues

Le passé du présent, et les réconcilie.

La douleur s’amoindrit pour de moindres délices

Se sentent lentement changés en cicatrices

La blessure adoucie et calme se referme

Et tout redevient ferme

Et celui qui chérit sa sombre inquiètude

Qui verserait des pleurs sur sa douleur dissoute

Plus que tous, les tourments et les cris vous redoute

Arrive silencieuses mains de la lente habitude.

Bienvenu au tout Petit Chou

Par un beau jour, l’enfant naît

Nature le libère à jamais

Mère porteuse de vie sourit

Fière de la création du petit.

Privé d’un tiède univers d’eau

Bébé d’un cri plonge dans l’air

Bel enfant est bienvenu au berceau

Frêle esquif pour une vie sur terre.

Puisse la vie te donner bonheur

Puisse joie te réchauffer le coeur

Puisse l’outil de tendresse t’être ami

Puisses-tu dans la félicité être admis

Etrange passage qu’une naissance

Gestation d’un petit rien en être vivant

Union de peu de choses en peu de temps

Pour que vie naisse de sa présence.

Fruit d’un amour, fruit des entrailles

Ton premier instant rend des sourires

Après un si long et rude travail

Père et mère de bonheur te mirent.

Tu es tendre, tu es si beau

Prends l’amour des gens de bien

Donne l’amour à tous les tiens

Pour que le bonheur soit ton vaisseau !

La Cupidité tuera l’homme

Peut-être un peu gros comme affirmation, mais c’est vrai. Une discussion avec des amis m’en a convaincu. Peu importe la problématique, peu importe l’angle par lequel il était abordé, invariablement, la cupidité en justifiait la source. Le problème n’est pas l’argent, mais la cupidité des hommes. le gain, la possibilité d’en faire plus, toujours plus à n’importe quelle condition, peu importe les conséquences, à gauche ou à droite. Une maladie. Un vrai cancer. Il déforme la réalité, justifie l’injustifiable, occultent tout, rend caduc des mots pourtant chargés de sens. Respect, dignité, jugement, raison, sens commun, humanisme et combien d’autres. La cupidité c’est la plus grande menace de l’homme. Elle le tuera, d’une mort lente. Ceux qui en font preuve souffrent. Sans le savoir. Si l’argent influence positivement le niveau de bonheur, la cupidité agit à l’inverse.

La Cupidité, aussi connue sous le nom d’avarice, c’est une tendance à être égoïste, avare, et à tout accaparer pour soi. Une personne cupide voudra avoir plus que nécessaire ou que mérité, surtout quand il s’agit d’argent, ou d’un autre type de possessions. Vous voulez être riche ? Alors ne vous forcez pas d’augmenter vos biens, mais efforcez vous de diminuer votre cupidité.

Or, peu importe tout ce que vous achetez ou tous les biens que vous acquérez, car si cela peut vous permettre de ressentir un certain apaisement momentanée, ce ne sera que quelque chose de temporaire, et vous finirez par souffrir de nouveau de ce vide émotionnel qui a besoin d’un autre type d’attention pour guérir.

Une personne cupide peut ressentir un sentiment d’avarice envers l’argent, le pouvoir, la nourriture, l’attention des autres, la connaissance….. Elle peut se sentir cupide de presque n’importe quoi. Ce peut être envers quelque chose de concret, comme quelque chose d’abstrait de réel ou de symbolique.

Pour autant, pour que la personne soit obsédée et qu’elle ait toujours besoin de plus, il faudra que ce soit quelque de bien spécial. A partir de là, la vie devient une torture, car elle est uniquement centrée sur le fait de posséder la plus grande quantité possible d’un élément concret.

La cupidité dans le coeur, c’est la clé de l’autodestruction , La cupidité dérive de la peur basique de ne pas avoir, puisque sans nous en rendre compte, plus on est cupide, plus on s’auto-détruit. Lorsque le coeur d’une personne est habité par la cupidité, cela tourne au désir obsessionnel, alors elle essaie de combler les besoins de sa vie avec des choses factices sans amour. C’est pourquoi l’absence de l’amour se traduit par bien des problèmes. En étant cupide, la personne essaie de contrefaire et de faire subversion au pouvoir véritable de l’amour. C’est la raison principale pour laquelle la Cupidité est la source de tout mal.

Aimer

Aimer se résume à un simple mot Donner

Car Dieu est la définition même de l’amour

Lui qui a donné son fils par amour pour nous

Lui qui nous permet de vivre encore en ce jour.

On aura donc en nous, en s’approchant de Lui

La force d’aimer n’importe qu’elle personne

Quelles que soient les circontances, et aussi

Qu’elles puissent ressentir l’amour que Dieu leur donne.

Pour comprendre le véritable amour,

Et puis aimer les autres

On doit connaître l’Eternel

Qui nous aime d’un amour inconditionnel.

Ton Sourire

J’ai porté ce sourire toute la journée

Il m’a embellie,, soutenue, et accompagnée

Je ne voulais plus m’en défaire, il était à mes cotés

Là, à rayonner sans se forcer.

J’ai souvent souri aujourd’hui, en pensant à toi, à nos différences

En pensant que j’étais si privilégiée de t’avoir mise au monde

Combien chanceuse j’étais de t’avoir donné la vie, et plus encore.

Ce sourire c’est toi qui me l’a donné.

Ce matin , au réveil

Tu étais mon premier rayon de soleil

J’ai commencé la journée, toute en gaieté

Ton sourire indélébile dans mes pensées

Marie , Mère des homme !

Je veux vivre seule avec Toi

Les jours de la vie âpre et douce

Dans l’assurance de la Foi

Jusqu’à la suprême secousse.

Je me suis fait une raison

De me plier à la mesure

Du petit cercle d’horizon

Qu’un coin de ciel natal azure.

Mon rêve n’ai jamais quitté

Le cloître obscur de la demeure

Où, dans le devoir, j’ai gouté

Toute la paix intérieure.

Et mon amour le plus pieux

Et ma fête la plus fleurie

Est d’avoir toujours sous les yeux

Ton visage ô Marie

Toi intime de ma foi

Dans une immuable assurance

Je veux vivre encore avec toi

Jusqu’au soir de mon espérance.

Face au miroir

Il faut avoir le courage de se faire face

De regarder son âme dans cette glace

Au travers de ses fissures et blessures

De ses brisures et de toutes ses ratures.

Il faut trouver le courage de se faire face

Tous les jours oeuvrer, demeurer coriace

Chercher un moyen de relever le regard

Se relever et avancer, sans rester hagard.

Il faut avoir le courage de se faire face

Malgré ses échecs et ses disgrâces

Essayer d’oblitérer son abjecte lâcheté

Agir, réagir et ne jamais laisser tomber.

Il faut trouver le courage de se faire face

De se pardonner ses mauvaises passes

Ses fautes monumentales et ses erreurs

Avec bienveillance, patience et sans peur.

Le courage est une bataille quotidienne

Il n’est jamais acquis, et ainsi se construit

En nous modelant, : à chaque jour sa peine

A chaque détour, le coeur se révèle et éblouit.

Le Change

Le paraître, le mal-être, tout se mélange

Sous le masque, le souvenir, la blessure

Face aux autres, le sourire, la démesure.

Cacher cette fragilité, cacher cet abime

Derrière la rancoeur, l’incompréhension

Derrière la tristesse, la faute, la passion.

Les peut-être, les si, rien n’est clair

Face au rêve, la lâcheté, l’immaturité

Sur le coeur, la cicatrice, marqué à jamais.

Marcher dignement,donner le change

Comme si le coeur s’en étais bien remis

Comme si les souvenirs s’étaient soumis.

Les mots, les choses, qui n’ont été dites

Face au miroir, essayer de comprendre

Dans son esprit, meubler les silences.

Se livrer completement

S’en aller, fuir face au rejet

S’aimer, se blesser, s’éloigner, se perdre.

L’esprit essaie de raisonner le coeur

La raison essaie d’arraisonner la pensée

L’amour lui n’en a que faire , il déborde

En vase clos de l’un en l’autre

Et de l’autre au plus profond de soi

Vers cette âme en peine.