Les Criquets

J’entends le langage des criquets de la nuit

Ils disent les espoirs et les parjures

J’écoute avec suspicion leurs phrases simples.

De l’eau, de l’eau !

Etoiles?

Mais l’étoile , c’est soleil !

L’amour fou

Je cherche à déchiffrer à comprendre

Je vis avec tristesse le triomphe des ces bestioles

Comme ils parlent bien les habiles !

La Foi en Dieu n° 2

Ecrire, est une forme artistique qui permet d’exprimer ses émotions, ses pensées les plus profondes et sa quête spirituelle. Lorsque l’écriture est associée à la Foi et la spiritualité, elle est une source d’inspiration divine qui nous ouvre les portes d’un monde intérieur rempli de sagesse, de paix et d’amour.

Des montagnes se dressent

Imposantes et majestueuses

Leur splendeur nous laisse sans voix

Et nous rappelle la grandeur de Dieu

Les fleurs s’épanouissent

Déployant leurs couleurs chatoyantes

Leur parfum emplit l’air

Et nous murmure la douceur de Dieu.

Les ruisseaux coulent

Chantant leur mélodie apaisante

Leurs eaux cristallines nous bercent

Et nous révèlent la pureté de Dieu.

La nature est une symphonie divine

Où chaque note est une prière

Chaque instant est une pulsation

De l’amour infini de Dieu.

Je parcours les chemins sinueux, à la recherche de la vérité. Mon cœur est assoiffée de lumière, mon âme aspire à la plénitude, ma quête est un voyage intérieur, où la Foi est mon seul guide. Je médite dans le silence, écoutant les murmures divin, ma prière est un dialogue secret où mon âme rejoint Dieu. Lorsque nous parlons à Dieu, nous sommes transportés dans un état de grâce, ou l’esprit, le cœur se remplit d’amour.

La Foi en Dieu N°1

Heureux ceux qui la respecte, et la garde et l’écoute

Heureux ceux qui n’ont point, dans un fatal orgueil

Repoussé son pouvoir, glorifié le doute

Car la Foi, c’est le phare élevé sur l’écueil.

C’est l’arc de l’édifice et la clef de la voûte

L’aurore du salut à travers notre deuil

L’arbre rafraîchissant planté sur notre route

L’étoile qui nous luit au-delà du cercueil.

Heureux celui qui prie encore du fond de l’âme

Et qui reporte à Dieu sa joie et sa douleur !

Heureuse dans sa Foi la pauvre vielle femme

Qui se met à genoux, et dit : Seigneur, Seigneur !

Car Dieu prête l’oreille à ce qu’elle réclame

Et la paix des élus descendra dans son cœur.

Déroute

C’est à force de me taire

Que je me parle à n’en finir

C’est à force d’en pâtir

Que je m’en gausse la première.

A quoi me sert de n’être poire ?

A quoi me sert froide raison ?

Je jette un caillou dans la mare

Et je vois s’agrandir les ronds.

Ce qui se défait se refait…

Et tout se meurt…et tout renaît

Et tout recommence à jamais…

Me voilà parlant sans arrêt !…

Mais c’est à force de parler

Que je me tais à n’en finir

Et c’est à force d’en pâtir

Que tantôt je m’en gausserai.

A quoi me sert de n’être qu’une poire ?

A quoi me sert ma froide raison

Jeter un caillou dans la mare

Et voir s’agrandir les ronds

Jamais plus de regrets

Je ne regarderais pas en arrière,

Surtout pas en avant

J’aime bien la surprise,

Le dorénavant.

Le Taj Mahal en Inde.

Je ne vais plus mourir

Le deuil c’est fini

Que du bonheur et charité,

Les yeux grands ouverts sur l’horizon.

Le Palmier vu d’en haut à Dubaï

Relâchements dans les os,

Voire globalement

Et dans le détail

Le vulgaire et le raffinement.

Le Sphinx en Egypte

De milliers de soupires

De rires et de sanglots

Me traversent en douceur,

Avec une âme en paix.

Le bisou du chameau au Maroc

Je me bats au ralenti

Je cris en silence

L’histoires des êtres humains ?

Je craches les sottises,

Les folies et les erreurs

Sans un moment d’hésitations.

Casablanca ET SON MINARET

Je chasse les complications

Et par la fenêtre

J’envoie tous les regrets

Au monde entier.

Voir et Comprendre

Si tu ne sais pas voir

Avec les yeux de l’âme

L’ami qui est loin de toi

Artiste dans son calme !

Si tu ne comprends pas

Quand il chante pour toi

Quand ‘il est loin de toi

l’artiste dans sa joie !

S’élève le vent et tombe la pluie

S’étire le temps à l’heure où j’écris.

Si tu ne sais aimer

Que ce qui est mangeable

Alors pour ton âge

Tu es déjà minable.

Si tu ne sais aimer

Que ce qui est permis

Alors pour tes vingt ans

Tu es déjà fini.

S’élève le vent et tombe la pluie

S’étire le temps à l’heure où j’écris.

Si tu ne sais chanter

Que ce que l’on fredonne

Alors de ta pensée

Jamais rien ne rayonne.

Mexico, place Garibaldi avec les Mariachis

Si tu ne sais chanter

Que ce qu’on t’a appris

Alors… cesse de gueuler

Tu as déjà tout dit

S’élève le vent et tombe la pluie

S’étire le temps à l’heure où j’écris.

Être vivant

Quand tes morts te sourient et que chante leur âme-oiseau

Quand ton soleil intérieur brille sur tes souvenirs d’enfance

Tu es encore vivant, quand à plein poumons

Tu respires l’air pur d’un poème ce sommet de l’être d’espérance.

Tu es encore vivant quand au réel déchainé

Tu offres la tendresse des mots et que pour le conjurer

Tu te pelotonnes dans le rêve

Tu encore vivant

Ballotages

Vide d’excès

Ivre d’absence

Je suis faite d’urgences

Ephémères sont mes joies

Mes peines, absolues.

Ballotée, je navigue

Aux confins d’une vie

Qui, jusqu’au dernier soupir

Follement sera vécue.

Au crépuscule, vaincue

L’aurore me bercera

Pour avancer l’esprit clair

Source sans frontières

Lueur, je scintille

Dans la haute nuit du sens

Où habiter en poète, dès l’aurore

Dans la chaleur de la terre

Sous le soleil et la mort.

Fatiguée

Fatiguée, je suis fatiguée

Des mauvaises nouvelles, de sons, de mots , de la télé

Comme pour me droguer, je me connecte sur internet

M’emmêler un instant dans mes filets.

C’est tout ce que je souhaite, me perdre sur l’écran

Pour retrouver un souvenir vivant

Autrefois, j’allais chercher dans le vide des églises

Dans le silence, sans sonneries, sans écrans.

La paix, le calme,

Aujourd’hui, je cherche en vain une cachette pour y déposer mes expériences fanées

De la pression, on me met de tous les côtés – il te faut enregistrer, écrire, filmer …

Hélas , je suis fatiguée, fatiguée

A mon Chat

Mon beau chat , avec des taches

Je te demande, dans ces vers

Quel secret dort dans tes yeux verts

Quel sarcasme sous ta moustache.

Tu me lorgnes, pensant tout bas

Que mon front, que mes lèvres

Déteintes en folles fièvres

Que mes yeux creux ne valent pas.

Ton museau que ton nez termine

Rose comme un bouton de sein

Tes oreilles dont le dessin

Couronne fièrement ta mine.

Pourquoi cette sérénité ?

Aurais-tu la clé de mes problèmes

Qui me font frissonnante et blême

Où passer l’hiver? ici il y a que l’été.

Devant la mort qui me menace

Mon chat, ton flair, plus subtil

Que mon savoir, te dit-il

Où va la beauté qui s’efface,

Où va la pensée, où s’en vont

Les défuntes splendeurs charnelles ?

Détourne tes prunelles

Mon chat

J’y trouve trop de noir au fond.