
A bientôt mes ami es. J’espère être de retour en pleine forme.



A bientôt mes ami es. J’espère être de retour en pleine forme.



Moment d’arrêt,
Quand tout se fige, s’efface
Que l’âme se noie dans un vide gris
Un néant troublant.

Ce n’est pas encore la nuit
Ce n’est plus le jour
Mais une pénombre te brouillant la vue,
Les certitudes.

Des ombres défilent en contre-jour
Les désespoirs resurgissent
Tout s’oblitère dans un gris imperméable.

L’avenir sombre en non-existence
Dans ce gris entre jour et nuit
Qu’un voile tout recouvre
C’est l’heure grise

Insidieusement menaçante,


Mains de trêve, mains de l’oubli

Voilà que se prennent les mains
De ceux qui sont amis.

Voici que se prennent les yeux
Les yeux de ciel les yeux de feu
De ceux qui ne sont pas heureux.

Voilà que se touchent les fronts
Fronts du regret fronts de l’orage
Voilà que se touchent les fronts
De ceux qui n’ont plus le courage.

Voici que s’unissent les noms
Noms enlacés ô tendres noms
Voici que s’unissent les noms
De ceux qui n’ont plus de maison.

Voilà que se mêlent les rêves
Rêves de joie ô fleuves d’or
Voilà que se mêlent les rêves
De ceux qui espèrent encore.

Voici que se heurtent les mots
Mots insensés ô tristes mots
Voici que se heurtent les mots
De ceux qui s’oublieront bientôt


Le bonheur souvent est autour de nous
Mais nous le voyons pas
Ce sont les choses simples
Comme le sourire d’un ami
Mais aussi un « bonjour » prononcé avec le cœur.

Le Bonheur est la joie qui demeure
Et qui donne le goût de vivre
Bref, comme un ballonnet
volant dans le ciel bleu
Dans le ciel calme et tranquille
Et qui n’a pas peur d’être percé.



Les vieillards, quand près d’eux, semaine par semaine
Le temps a dévasté, tour à tour, fleurs et fruits
Les vieillards ont, ainsi que la cité romaine
Au cœur un forum mort plein de temples détruits.

Silencieux désert où leur âme promène
Son long ennui stérile, où l’ortie et le buis
Et l’herbe solitaire, en l’antique domaine
Ont étouffé l’orgueil des fastes et des bruits.

Où des frontons muets la légende effacée
Sous la rouille des ans dérobe sa pensée
Plus de chants, les oiseaux aiment les floraisons.

Plus de prisme charmeur irisant les bruines
Mais de graves soleils, de vastes horizons
Eclairant la beauté dernière des ruines.


Rêvez, jeunes de l’univers
Aux doux parfums des fleurs champêtres
Rangez vos armes pervers
Tuant le plus beau de votre être !

Pauvres enfants, avez-vous su
Jamais combien l’amour transforme
Un combat de jiu-jitsu

En une danse hors la norme ?
Vous, gros durs, terreurs des rues
Songez un peu que l’avenir
Ferme sa porte à votre vue
Car il ne peut que vous punir !

Heureux le bon, celui qui donne
Car il ne vole qu’à l’air pur
On l’aimera pour sa personne
Quand le méchant va droit au mur !

C’est une pauvre vieille, humble, le dos vouté
Autrefois on l’aimait, on s’est tué pour elle
Qui sait ? Peut-être un jour tu sera regretté
De celle qui dit non, maintenant qu’elle est belle.

Elle aussi vieillira, puis l’ombre universelle
La noiera, comme toi, dans son immensité
Il faut que les cupidons, pour leur œuvre éternelle
Reprennent le bonheur qu’ils nous avaient prêté.

Nous sommes trop petits dans l’ensemble des choses
La nature mûrit ses fruits, fleurit ses roses
Et dédaigne nos vœux, nos regrets, nos efforts.

Attendons résignés, la fin des heures lentes
Les étoiles, là-haut, roulent indifférentes
Qu’elles versent l’oubli sur nous, heureux les morts !

Vieillir, se l’avouer à soi même et le dire
Tout haut, non pas pour voir protester les amis
Mais pour y conformer ses goûts et s’interdire
Ce que la veille encore on se croyait permis.

Avec sincérité, dès que l’aube se lève
Se bien persuader qu’on est plus vieux d’un jour
A chaque cheveu blanc se séparer d’un rêve
Et lui dire tout bas un adieu sans retour.

Aux appétits grossiers, s’imposer d’âpres jeûnes
Et nourrir son esprit d’un solide savoir
Devenir bon, devenir doux, aimer les jeunes
Comme on aime les oiseaux, comme on aime l’espoir.

Se résigner à vivre un peu sur le rivage
Tandis que jeunes vogueront sur les flots hazardeux
Craindre d’être importun, sans devenir sauvage
Se laisser ignorer tout en restant près d’eux.

Vaquer sans bruit aux soins que tout départ réclame
Prier et faire un peu de bien autour de soi
Sans négliger son corps, parer surtout son âme
Se repentir de ses fautes, avoir la foi.

Puis un jour s’en aller, sans trop causer d’alarmes
Discrètement mourir, un peu comme on s’endort
Pour que personnes ne versent de larmes
Et qu’ils sachent, qu’eux aussi connaitront la mort.



On nous dit que c’est la Vie
Parfois on sent qu’elle ne vaut pas la peine d’être vécue
Heureusement qu’il y a les amis
Sinon on aurait déjà tenté de passer au dessus.

Dans ces moments où le coeur s’arrache
On prends une feuille et on lâche
Tout ce qu’au fond de soi on cache
Dont on n’ose parler à personne, on ne veux pas qu’on sache

Que des fois on n’en peut plus du tout
C’est trop le désordre, on est est à bout
On trouve que notre vie n’a plus de goût
Alors bascule dans un état complétement fou
Où on se retrouve à un point où on se donne des coups.

La vie vaut-elle la peine d’être vécue ?
On nous dit que c’est la vie
Mais on sent qu’elle ne vaut pas la peine d’être vécue
Heureusement qu’il y a les amis
Sinon on aurait déja tenté de passer au dessus.


Dès qu’on a rien à faire, on pense
Qu’à nos yeux plus rien ne va dans le bon sens
On y peut rien notre désespoir est immense
Au même moment on nous fait entrer dans la danse
On goûte, continue, aime, puis on s’habitue
C’est mauvais mais on s’en passe plus
On donne à tous le monde, puis on se retrouve à la rue
Se souvenant de ce qui est dû
Mais quand plus rien ne va
Que toutes les pensées se mélangent
Qu’on a envie d’arrêter tout ça
On ne mange plus, on pleure puis on s’allonge
Mais on part de travers, on fait des erreurs
Pour essayer de créer du bonheur
Ca échoue, on fait rapprocher notre heure
On fait tout pour que s’arrête ce maudit cœur
Mais devant les gens on sourit
Pour masquer tous les soucis
ça marche, certains croient qu’on mène une belle vie
Ne sachant pas à quel point elle est pourrie
