Le Pouvoir du Silence

Le Silence évite les querelles

Le Silence rend l’adversaire stupide

Le Silence écarte toute sorte de condamnation

Le Silence vous distingue

Le Silence vous donne l’autorité et le pouvoir

Le Silence vous conserve

Le Silence est l’ami de l’humilité

Le Silence ferme l’accès au Diable

Le Silence donne raison

Le Silence vous libère.

Faut-il courir ?

Avec quelle vitesse passent nos beaux jours !

Nous ne reverrons plus les heureuses années

Que le mobile temps dans son rapide cours

Hélas ,a si loin entrainées !

Adieu, temps qui n’est plus ! les âpres aquilons

Ont poussé nos amis dans l’abîme des mondes

Nous tomberons comme eux sans laisser de sillons

Dans les vagues profondes !

La mort enlève les grands dans leurs palais

Et le pauvre endormi, calme dans sa chaumière

Pour former de tous deux, un limons, un engrais

Dans le fond de leur bière.

Nos corps sont ici-bas destinés à périr

La main qui les cré leur assigne leur terme

Et petit à petit le ver vient se nourrir

De notre dernier germe !

Emportés tour à tour comme des voyageurs

Nous nous retrouverons dans une autre patrie

Pour revivre immortels au milieu des splendeurs

De l’éternelle vie !

Se faire aimer

Si tu veux qu’on t’aime

Reste toujours sans apparat

Et garde la candeur suprême

Dont la nature te para.

Si tu veux qu’on t’aime

Ne te mêle point au moqueur

Il pervertit la vertu même

Il nous changerait ton cœur

.Si tu veux qu’on t’aime

Sois pour tous comme une sœur

On récolte ce que l’on sème :

Sème la joie et la douceur.

Si tu veux qu’on t’aime

Du plus tendre et fidèle amour

Ô chère amie, reste la même :

Fidèle, tendre et sans détour !

Oublions les soucis

Prêtons, prêtons l’oreille à la douce harmonie

Cueillons sur nos chemins des roses et des fleurs

Rejetons la souffrance, que la douleur soit à jamais bannie

De nos yeux, de nos cœurs !

Coulons loin des soucis notre courte existence

Puisque le temps rapide a mesuré nos jours

Et dans les bras aimés de la douce espérance

Retrouvons- nous toujours !

Le Dieu de l’univers n’a pas créé les âmes

Pour les plonger ici dans un gouffre de maux

De la félicité faisons passer les flammes

Jusqu’au tombeaux

L’attente

Il existera un jour bien heureux

Dont le seul souffle m’enchante

Ton retour comblera mes vœux

Dont je chéris jusqu’à l’attente :

Ce jour, sera un moment le plus charmant

Mon but, mon unique espérance !

Ce jour enfin que j’aimerai tant

est celui qui viendra constamment

Me rendre ta douce présence.

Comprendre la Vie

La Vie c’est quoi ? … Un sablier qui coule

Un brouillard que boit le matin

Un songe séduisant qui pour un rien s’écroule ?

Sa durée ?… Un moment bien vain.

C’est quoi la mort et sa cause introuvée ?

Quel est ce sort mystérieux ?

U doux sommeil peut-être, où notre âme éprouvée

Ouvre ses ailes pour les cieux !

Et la paix ? En quel lieu la trouver sur la terre ?

Nulle part ! Elle n’est qu’au ciel

Et dans la tombe, hélas ! La demeure dernière

Où le repos est éternel !

Donc, qu’est-ce que la vie ? Est-elle désirable

Quand on voit la réalité ?

Lorsque tout à nos yeux d’un monde misérable

Nous démonte la vanité !

C’est l’épreuve à subir par un divin mystère

Afin que tous nous sachions mieux

Qu’il n’est pas de bonheur refusé sur la terre

Que l’on ne trouve dans les deux !

à toi

J’écris face au miroir

Ma sœur

Où je vois mon reflet

Où je vois ton visage

Je porte dans mon cœur

Ma sœur

De communes images

Nos destins ricochant

Sur nos vies, ces nuages

Je rends un hommage

Ma soeur

A ces instants éternels

Où se fige l’amitié

Où se figent nos regards

Je vis dans l’espoir

Ma soeur

De partager une rencontre

Des histoires sans mots

Des mots sans histoires

Qui Saura ?

Il y a des jours où ça me prend

la poésie

L’envie d’écrire un poème

envie, envie envie

Je suis là

J’attends des mots un rythme

J’attens un signe du monde

Monde indique-moi donc ça

Je suis là , je cherche

Dedans, dehors

Où est le signe, il doit bien y en avoir un

Un son, un souvenir de rêve, un mouvement

J’attends dans le monde le signe

Comme la sainte dans sa cellule

Attend son ange

Où commel’enfant sur son pot

attend que ça sorte

C’est sûr ce n’est pas la même chose

Si ça vient de l’ange ou de l’intestin

Extase ou déjection

M’en fous, je veux juste un poème

Que ça monte ou que ça descende

Rêveries

Rions, chantons, ô mes amis

Occupons-nous à ne rien faire

Laissons murmurer le vulgaire

Le plaisir est toujours permis

Que notre existence légère

S’évanouisse dans les jeux

Vivons pour nous, soyons heureux

Qu’importe de quelle manière

Un jour il faudra nous courber

Sous la main du temps qui nous presse

Mais jouissons dans la jeunesse

Et dérobons à la vieillesse

Tout ce qu’on peut lui dérober.

Souvenirs

Vous m’avez dit, tel soir, des paroles si belles

Que sans doute les fleurs, qui se penchaient vers nous

Soudain nous ont aimés et que l’une d’entre elles

Pour nous toucher tous deux, tomba sur nos genoux.

Vous me parliez des temps prochains où nos années

Comme des fruits trop mûrs, se laisseraient cueillir

Comment éclaterait le glas des destinées

Comment on s’aimerait, en se sentant vieillir.

Votre voix m’enlaçait comme une chère étreinte

Et votre cœur brûlait si tranquillement beau

Qu’en ce moment, j’aurai pu voir s’ouvrir sans crainte

Les tortueux chemins qui vont vers le tombeau.