Comprendre la Vie

La Vie c’est quoi ? … Un sablier qui coule

Un brouillard que boit le matin

Un songe séduisant qui pour un rien s’écroule ?

Sa durée ?… Un moment bien vain.

C’est quoi la mort et sa cause introuvée ?

Quel est ce sort mystérieux ?

U doux sommeil peut-être, où notre âme éprouvée

Ouvre ses ailes pour les cieux !

Et la paix ? En quel lieu la trouver sur la terre ?

Nulle part ! Elle n’est qu’au ciel

Et dans la tombe, hélas ! La demeure dernière

Où le repos est éternel !

Donc, qu’est-ce que la vie ? Est-elle désirable

Quand on voit la réalité ?

Lorsque tout à nos yeux d’un monde misérable

Nous démonte la vanité !

C’est l’épreuve à subir par un divin mystère

Afin que tous nous sachions mieux

Qu’il n’est pas de bonheur refusé sur la terre

Que l’on ne trouve dans les deux !

à toi

J’écris face au miroir

Ma sœur

Où je vois mon reflet

Où je vois ton visage

Je porte dans mon cœur

Ma sœur

De communes images

Nos destins ricochant

Sur nos vies, ces nuages

Je rends un hommage

Ma soeur

A ces instants éternels

Où se fige l’amitié

Où se figent nos regards

Je vis dans l’espoir

Ma soeur

De partager une rencontre

Des histoires sans mots

Des mots sans histoires

Qui Saura ?

Il y a des jours où ça me prend

la poésie

L’envie d’écrire un poème

envie, envie envie

Je suis là

J’attends des mots un rythme

J’attens un signe du monde

Monde indique-moi donc ça

Je suis là , je cherche

Dedans, dehors

Où est le signe, il doit bien y en avoir un

Un son, un souvenir de rêve, un mouvement

J’attends dans le monde le signe

Comme la sainte dans sa cellule

Attend son ange

Où commel’enfant sur son pot

attend que ça sorte

C’est sûr ce n’est pas la même chose

Si ça vient de l’ange ou de l’intestin

Extase ou déjection

M’en fous, je veux juste un poème

Que ça monte ou que ça descende

Rêveries

Rions, chantons, ô mes amis

Occupons-nous à ne rien faire

Laissons murmurer le vulgaire

Le plaisir est toujours permis

Que notre existence légère

S’évanouisse dans les jeux

Vivons pour nous, soyons heureux

Qu’importe de quelle manière

Un jour il faudra nous courber

Sous la main du temps qui nous presse

Mais jouissons dans la jeunesse

Et dérobons à la vieillesse

Tout ce qu’on peut lui dérober.

Souvenirs

Vous m’avez dit, tel soir, des paroles si belles

Que sans doute les fleurs, qui se penchaient vers nous

Soudain nous ont aimés et que l’une d’entre elles

Pour nous toucher tous deux, tomba sur nos genoux.

Vous me parliez des temps prochains où nos années

Comme des fruits trop mûrs, se laisseraient cueillir

Comment éclaterait le glas des destinées

Comment on s’aimerait, en se sentant vieillir.

Votre voix m’enlaçait comme une chère étreinte

Et votre cœur brûlait si tranquillement beau

Qu’en ce moment, j’aurai pu voir s’ouvrir sans crainte

Les tortueux chemins qui vont vers le tombeau.

Pour bien vivre

Pourquoi se lamenter ?

Est-ce qu’il ne vaut mieux pas

Sentir l’odeur de l’herbe mouillé

Plutôt que de rêver

Aux embûches et aux tourments.

Pourquoi se lamenter

Est-ce qu’il ne vaut mieux pas

Revenir à l’Aurore

Dès qu’on dessine sa route

Dans une sérénité pur.

Pourquoi se lamenter ?

Est-ce qu’il ne vaut mieux pas

Chevaucher une tempête

A chaque fois qu’un Autre

Perd sa foi en l’Azur.

Est-ce qu’il ne vaut mieux pas

Revivre chaque instant

Lorsqu’on perd une flamme

Qui ne brillera plus.

Est-ce qu’il ne vaut mieux pas

Vivre pour une danse

Lorsque la rose éclos

Et que nul autre adore

Ne plus se lamenter

Il vaut vivre !

L’Humain

Vu qu’en chacun sommeille un snob

Toujours prompt à se réveiller

Et qui jamais ne se dérobe

Quand il s’agit de s’afficher.

Et vu qu’alors il se dépense

A s’enrober de suffisance

Pour admirer ou dénigrer

Selon la mode et ses décrets.

Et vu qu’ainsi le monde est fait

Et qu’à chacun son pas de danse

Rions plutôt que d’en pleurer

Car qui ne se sent concerné ?.

Au snob laissons quelque innocence …

A ma Sœur, Yvette

Parfois j’ai le désir d’une soeur bonne et tendre

D’une soeur angélique au sourire discret

Soeur qui partagerai avec moi le secret

De prier comme il faut, d’espérer et d’attendre

.J’ai le désir très pur d’une sœur éternelle

D’une soeur d’amitié dans le règne de l’Art

Qui me saura, veillant à ma lampe très tard

Et qui me couvrira des cieux de sa prunelle.

Qui me prendra les mains quelquefois dans les siennes

Et me chuchotera d’immaculés conseils

Avec le charme ailé des voix musiciennes.

Et pour qui je ferai, si j’aborde à la gloire

Fleurer tout un jardin de roses et de soleils

Dans l’azur d’un poème offert à sa mémoire.

Voyage à deux

Nous avons d’un seul cœur entrepris un voyage

C’était encore hier, à peine rencontrés

Une voix nous souffla :  » Tous deux, vous partirez

Ensemble partager la joie d’un seul sillage…. ».

L’amitié nous porta vers d’inconnus rivages

Sur des flots incertains maintes fois chavirés

Si nous voguions parfois, opposant nos beauprés

Au port nous nous moquons de la différence d’âge.

Nos vies s’entrecroisaient aux sources de l’humain

S’attendant l’une l’autre à l’angle d’un chemin

Pour s’offrir tour à tour le miroir de soi-même

Puis un funeste jour, il ne resta qu’un seul….

Mais la voix de jadis lui dit :

 » Ton ami t’aime « 

Aujourd’hui comme hier

Ignore le linceul !

Bye Bye

Puisqu’il ne peut avoir de lendemain commun

Le ciel qui nous berce ne semblant pas le même

Puisque le temps qui coule érode nos chemins

Avec peu d’égards pour les graines que l’on sème.

Puisque j’aurais aimé te regarder dans les yeux

Te parler de mon cœur,, mais j’écoute tes tirades !

Se balader à deux

Voir le monde ensemble pour le rendre moins fade.

Puisque si tu voulais pleinement me revoir

Tu saurais proposer une clé à ce puzzle

Faire jour là où tu vois encore trop noir

Et décider d’aller plus loin que sur le seuil.

les 12 travaux d’Hercule

Puisqu’à toi je me suis peu à peu dévoilée

J’ai confronté tes idées réticences

J’ai une peur sourde de te retrouver

Car je me dois de faire preuve de clairvoyance.