Joyeux Noël

Le ciel est noir, la terre est blanche

Cloches, carillonnez gaîment !

Jésus est né, la Vierge penche

Sur lui son visage charment.

Pas de courtines festonnées

Pour préserver l’enfant du froid

Rien que les toiles d’araignées

Qui pendent des poutres du toit.

Il tremble sur la paille fraîche

Ce cher petit enfant Jésus

Et pour le réchauffer dans sa crèche

L’âne et le bœuf soufflent dessus

La neige au chaume coud ses franges

Mais sur le toit s’ouvre le ciel

Et, tout en blanc, le cœur des anges

Chante aux bergers :  » Noël ! Noël ! « 

La peur de déranger

J’ai souvent cette peur de déranger

D’être de trop à cause de de mon humilité

Ayant trop souvent été humiliée et rejetée

Dans mon passé si compliqué.

On a beau m’assurer que non, je suis toujours la bienvenue

N’osant pas faire forcément les choses, je suis souvent perdue

J’ai un gros manque de confiance aux autres et donc par conséquent en moi

C’est comme ça, c’est la vie, malheureusement ma foi

Je peux paraître souvent froide et ne montrant pas d’intérêts

Ce n’est pas ça, c’est que méfiante je le suis sans arrêt

Je n’arrive pas à crever cet abcès

Alors dans le silence je me tais.

J’ai cette peur incontrôlable d’être mal comprise, mal perçue

Des critiques j’en ai souvent reçus

Malgré çà j’ai su me relever

Mais je crains encore d’en baver.

Fi de cet ici-bas ! tout m’y cerne et m’y borne

Il me faut l’au-delà !

Je veux de l’éternel, moi qui suis l’éphémère

Quand le réel me presse, impérieux, brutal

Pour refuge au besoin n’ai-je pas la chimère

Qui s’appelle Idéal ?

Je puis avec orgueil, au sein des nuits profondes

De l’éther étoilé contempler la splendeur

Gardez votre infini, cieux lointains, vastes mondes

J’ai le mien dans mon cœur !

La Vie sur Terre

Pourquoi l’homme est-il né, s’il doit, hélas ! mourir

Au milieu, si ce n’est au début de son âge

Rarement à la fin, n’ayant eu qu’à souffrir

Même avec la fortune et la gloire en partage

Cent ans lui suffiraient à peine à parcourir

Les sciences, les arts, mer sujette à l’orage

Où des mondes nouveaux restent à découvrir

Et dont seul le génie atteint l’extrême plage

Tandis qu’il n’a pour lui que quelques jours bien courts

Dont le moindre accident abrège encor le cours

Un rayon de lumière et puis l’ombre éternelle

Un jour de joie acquis par des mois de douleur

Un sourire noyé dans des torrents de pleurs

C’est la vie, pourtant la mort est bien cruelle.

Mon Fils

Déjà 27 ans ! Où es-tu ? où es-tu ?

On aurait bien voulu

A force d’amour

T’empêcher de partir

Mais le monde était trop lourd

Et on n’a pas su te retenir

Où faut-il te chercher maintenant ?

Toi qui aimait tant la musique

Sous les gouttes de rosée

Sur les ailes du vent ?

Qui saura nous le dire

Maman

Là où je suis

Je ne crains rien

J’ai les yeux pleins d’étoiles blondes

J’ai l’âme vaste comme le monde

Là où je suis

La joie est sans mélange

Ne me cherche pas

Je suis dans chaque chose

Sur les ailes d’un ange

Dans la rosée, dans le vent

Dans le cœur d’une rose

Dans le cœur de mes parents

Ne me cherche pas

Je suis partout

Je suis avec toi, avec vous

Je suis chez moi.

Vieillesse quand tu nous tient !

‘C’est en vain aujourd’hui que le songe me leurre

Me voici face à face inexorablement

Avec l’inévitable et terrible moment

Affrontant le miroir trop vrai, mon âme pleure.

Tous les remèdes vains exaspèrent mon mal

Car nul ne me rendra la jeunesse ravie…

J’ai trop porté le poids accablant de la vie

Je sanglote aujourd’hui mon désespoir final.

Hier, que m’importaient la lutte et l’effort rude !

Mais aujourd’hui l’angoisse a fait tairez ma voix

Je sens mourir en moi mon âme d’autrefois

C’est la sombre horreur de la décrépitude !

Les Oiseaux

Cette nuit, des oiseaux ont chanté pour mon cœur

C’était la bonne fin de l’ancienne rancœur…

J’écoutais ces oiseaux qui chantaient dans mon cœur

Dans ma solitude, la nuit me fut clémente

Et dans ma douleur, cette nuit calmante

Se montra reposante

Apaisé par ce chant d’oiseaux

Je dormis enfin… Mes songes furent beaux

Pour avoir entendu ce merveilleux chant d’oiseaux

Toi et Moi

Toi c’est un mot

Toi c’est une voix

Toi c’est tes yeux et c’est ma joie

Toi c’est si beau

Toi c’est pour moi

Toi est bien là et je n’y crois

Toi c’est soleil

Toi c’est printemps

Toi c’est merveille de chaque instant

Toi c’est présent

Toi c’est bonheur

Toi c’est arc-en-ciel dans mon cœur

Toi c’est distant…

Toi c’est changeant…

Toi c’est rêvant et esquivant…

Toi c’est pensant…

Toi c’est taisant…

Toi c’est tristesse qui me prend…

Toi c’est fini.

Fini ? Pourquoi ?

Toi c’est le vide dans mes bras…

Toi c’est mon soleil qui s’en va…

Et moi, je reste, pleurant tout bas.

Ma Recette pour une famille heureuse

Une mesure bien tassée d’AMOUR VRAI

Beaucoup d’écoute et de compréhension

Une bonne dose de disponibilité

Mélangée à quelques grammes de douceur et de calme

Ajoutez un rien de fermeté.

Cherchez un peu de bonne volonté

Assaisonnez avec de la droiture et de la sincérité

Afin de conserver le bon gout de la VERITE

Râpez les désirs égoïstes

Les brusqueries et les impatiences

Faites fondre votre orgueil et votre suffisance

Trouvez dans vos réserves quelques grains de FOI

Inébranlable, une ESPERANCE sans conditions

Soupoudrez de tendresse

Faites revenir à la surface

Des tranches entières d’accueil et de partage

Additionnez de dialogues, menus services,

Mercis bien placés, don de soi sans retour

Laissez mijotez longtemps dans la PATIENCE

Avant de présenter, flambez dans la joie

Et, si possible, dans un grand élan de Prières

Complétez par un petit verre d’humour

Et vous obtiendrez une Famille heureuse

Des parents, des enfants libres et joyeux

Une bonne entente entre tous

Une famille

Une famille, c’est fragile

Il faut en prendre soin

Comme la prunelle de ses yeux

Même si on est loin

On sait que rien n’est plus précieux

Que l’amour de sa famille

L’amour se conserve au fond du cœur

Comme un bijou dans son écrin

Comme un frère, comme une sœur

Une pépite d’or ou d’airain

Toutes ces années passées

A s’aimer, se chicaner

N’est pas du temps perdu

A se dire  » si j’avais su !!

Un frère, une sœur

C’est un morceau de soi

Et du fond de mon cœur

Croyez moi

Aimer votre famille

pensées d’une octogénaire

Jusqu’à l’heure de ta mort, méfie-toi de toi-même

La sagesse est un arbre de vie pour qui l’embrasse

Il faut vaincre nos mauvaises passions, et gouverner les bonnes

La vie est un combat dont nous devons sortir vainqueur, et pour cela il suffit de le vouloir

Ne prends jamais l’illusion de ton orgueil pour une vérité

Le bon cœur fait la bonne œuvre

Qui a fait tout ce qu’il peut a fait tout ce qu’il doit

La vie n’est qu’un vain rêve qui s’efface, la mort est l’heure où tout commence

La vie terrestre n’est qu’un jour, la mort n’est qu’un instant

La mort n’est pas une souffrance, c’est une loi : tout ce qui commence doit finir

Désirer la mort avant l’heure, c’est maudire la vie

L’heure de la mort, Dieu seul la connait, la reculer est impossible, l’avancer est un crime

Jusqu’à l’heure de la mort soi toi-même et dis-toi que la vie terrestre est un devoir

Ta récompense sera le Paradis