Les Vieux

Les vieux ne parlent plus

ou alors seulement

Parfois du bout des yeux

Ils n’ont plus d’illusions

Quand on vit trop longtemps

Est-ce d’avoir trop ri que leur voix se lézarde

Surtout quand ils parlent d’hier

Et d’avoir trop pleuré

Que des larmes encore leur perlent les paupières

Et s’ils tremblent un peu

Est-ce de voir vieillir

La pendule qui ronronne au salon

Qui dis oui, qui dis non

Qui dit : je vous attends.

Les vieux ne rêvent plus.

Les vieux ne bougent plus, leurs gestes ont trop de rides

leur monde est trop petit

Du lit à la fenêtre

Puis du lit au fauteuil

Et puis du lit au lit

.

M’aimes-tu toujours ?

IL y a tant d’années que nous sommes ensemble

Que le temps qui s’écoule est comme une habitude

Cela m’effraie parfois à tel point que j’en tremble

Craignant que tu n’éprouves un rien de lassitude.

Aux temps des premiers jours l’amour était tout neuf

Brillant comme un métal qui eût été poli

Il attirait vraiment comme attire un sou neuf

La patine du temps ne l’a-t-elle assombri ?

Les saisons qui passèrent amenèrent leur lot

De joie et de bonheur, mais aussi de souffrance

Nous restâmes unis emportés dans le flot

Pour ne pas transgresser le voue de notre alliance.

Les sillons, un à un marquèrent nos visages

Tandis que notre peau mollissait doucement

Et quand, de nos vingts ans, nous voyons les images

Il me semble te voir soupirer tristement.

C’est pourquoi mon esprit se pose une question

Car si mon coeur pour toi brûle d’un même feu

Il aimerait savoir dans quelle proportion

Bat le tien, dis- le moi : m’aimes-tu donc un peu ?

Le jeune et la Vieille

Enfant charmant à voir

Et couronné de roses

Je montre aux coeurs moroses

Ce qu’ils voudraient avoir.

Je cours, matin et soir

Après les belles choses

Papillons blancs et roses

Je suis le jeune espoir !

Vieillard à la voix tendre

Que chacun aime entendre

Et cherche à retenir.

J’entre au seuil, et doux hôte

Je rends ce que l’âge ôte

Je suis le souvenir !

Un Songe

D’où vient qu’un songe m’emporte

Jusqu’ au seuil de la porte

Qu’entrouvre l’Eternité

C’est ici que l’homme arrive roulé

Dans le flot des temps

J’entre dans le port de l’âme

Je vais m’assoir dans la rame

La place que j’y réclame

Est vide depuis longtemps.

Dieu, je te vois ! Comment pénétrer dans ta gloire ?

Détourne mes regards, ne m’anéantis pas

Je sens mon front brisé par ton char de victoire

Dans cet air lumineux qui soutiendra mes pas ?

Je vois tout l’univers rajeuni par la tombe

Des êtres infinis que je ne puis compter

Ô mon Dieu, je succombe

Laisse-moi m’arrêter

Je m’arrête pour me plaindre

De ce monde d’où je sors

Toujours espérer et craindre

Et moi, qui pleurais les morts.

Ne savais-je pas encore

Que l’esprit devait éclore

De cette éternelle aurore

Qui vit l’Eternel créant

Qu’avec toi l’âme ravie

Pour jamais est assouvie

Que la mort est la Vie

Que la Vie est le néant !

Je le savais dès l’enfance

Je le disais dans mes nuits

Et l’espoir de ta présence

Calme seul tous mes ennuis.

Aujourd’hui je sais tout, je te vois, et je t’embrasse

L’avenir qui n’est pas, le passé qui n’est plus

Les temps qui doivent naître et les temps révolus.

Je conçois l’espace, l’univers s’efface, et devant ta face

Tout s’unit à toi

Je vois tout s’y peindre

Je vois, sans les plaindre

Les mondes s’éteindre

Et fuir devant moi.

J’ose marcher vers toi, j’ose lever les yeux

Un seul de tes regards me révèle à moi-même, ô mon Dieu.

Laisse-moi pour un jour retourner sur la terre

Là, sur ma tombe, sous ma croix solitaire

J’irai m’assoir en souriant

Et dire  » je vis toujours  » à ceux qui me regrettent

Qui, posant leurs genoux sur les fleurs qu’ils y jettent

Viennent me pleurer en priant.

.

Apprécions le Silence

Silence d’un mot, Silence d’une larme

Silence d’un frisson au-dessous d’une trame

D’une rage enfermée tout au fond

De l’obscure, isolée, dans l’abysse profond

Silence d’une décennie

De l’effroi qui les a désunies

Silence d’âmes lassées de tout

De dictateurs avides surtout…

Le silence dans l’homme est une dignité

C’est un beau vêtement, c’est une noble chose

L’esprit qui parle peu, fait désirer qu’il cause

Et le sot qui se tait cache sa nullité.

On connait trop celui qu’on a trop écouté

Riche, il devient prodigue, et bientôt indispose

Un mot dit à propos de lèvres souvent close

Est comme le bienfait d’un homme respecté.

Tournons sept fois la langue (oh! le proverbe est sage)

Avant que la pensée au jour trouve un passage

Un mot n’est pas repris, une fois envolé.

Que la réflexion tienne en nous sa balance !

On regrette, et trop tard, souvent, d’avoir parlé

Mais on ne se repend jamais de son silence.

Silence = Paix

Pour toutes les Mamans

Une Maman porte son enfant

Dans la douleur

Elle engendre la vie

De tout son coeur

Elle aime gratuitement

Nuit et jour

Elle donne son amour.

Une maman aime inconditionnellement

Elle sait ce qui est bon pour son enfant

Son coeur est une grand puits

Sans fond

D’amour et de pardon

Son coeur toujours empli de tendresse

Enseigne la voie de la sagesse.

Un jour son enfant partira

Pour voler de ses propres ailes

Tout en le serrant très fort contre elle

A chaudes larmes

Elle pleurera

Et quoiqu’il arrive, de toute son âme

Toujours, elle l’aimera.

Les désastres dans nos vies

Les désastres dans nos vies prennent diverses formes.

Le plus souvent; bien peu de gens savent ce qui se passe réellement dans notre propre vie, car nous ne pouvons en parler. Les pires situations que nous vivons au plan personnel sont souvent de cette classe-là. Or lorsqu’une catastrophe touche la planète entière, comme la présente pandémie, tout le monde fait face à la même chose en même temps, nous pouvons librement en parler.

Mon attitude face à la pandémie du coronavirus est la même que pour les souffrances vécues à diverses périodes de ma vie et dont je ne pouvais parler qu’à un cercle restreint. Mon parcours vers la posture que j’adopte aujourd’hui est le résultat d’un cheminement qui n’a pas été rectiligne. Il y a eu des périodes de ma vie où les difficultés ou épreuves auxquelles je faisais face ne cadraient pas avec ma compréhension de la foi chrétienne.

Je ne comprenais pas pourquoi tout allait bien dans un domaine, mais mal dans un autre, alors qu’à mes yeux Dieu aurait pu faire en sorte que tout aille bien pour moi partout, surtout que je croyais obéir à sa parole et croyais lui faire confiance en toutes choses. J’ai traversé ces périodes en adoptant des postures de vie distinctes. Depuis ma maladie j’ai beaucoup réfléchi Quatre mouvements ont caractérisé mon engagement chrétien

1° un espoir sans bornes

2° ensuite une attitude d’exigence envers Dieu

3° suivie d’un découragement profond face à moi-même

4° enfin une période d’intégration spirituelle où je goûte à la vie abondante

.

C’est dans le cadre de ce dernier mouvement que j’ai appris à jouir du calme intérieur accessible à celles et à ceux qui placent leur confiance dans le Seigneur Jésus-Christ.

La pandémie de coronavirus nous déstabilise et bouleverse nos projets, mais elle soulève également des questions profondes : Qui est à l’origine des grands malheurs qui nous frappent ?.

Ma réponse à la pandémie en cours résulte d’un parcours de vie où j’ai trouvé des réponses satisfaisantes à un certain nombre de questions.: Je sais que Dieu m’aime, je sais qu’il aime mes proches, je sais qu’il aime tous les gens de mon entourage, même ceux qui me paraissent peu aimables, je sais qu’il aime tout autant les personnes qui contreviennent le plus sévèrement à ses voies, Je sais aussi qu’il est préférable de m’en remettre à Dieu dans une attitude de confiance plutôt que de chercher des explications concernant les malheurs qui arrivent

A mon humble avis Le Coronavirus a été envoyé par Dieu, pour que l’humain réfléchisse et comprenne que tous les hommes sont égaux .Cette pandémie Dieu la gouverne, Il y mettra fin.

Attendre la Fin

Je veux mourir

Pour fuir cette vie dure

Qui nous blesse chaque jour

Et rend chacun de nous triste pour toujours

Je veux mourir

Pour trouver la paix dans un autre monde

Où je devrais retrouver mon sourire

Et renaître en sentiment, quitter tout ce qui est immonde

La vie est si injuste avec moi

Je ne sais pas pourquoi ?

Chaque fois que je retrouve ma joie

Quelqu’un essai de me l’enlever comme si je n’en avais pas droit.

Je sens ma tristesse dans mon coeur augmenter

Une tristesse que personne ne peut empêcher

Chaque jour est pire que le premier

C’est comme ça ma vie, et je ne peut jamais la nier.

Pourvu qu’en lisant ces quelques lignes

Ceux qui sont coupable de mon chagrin

Vont comprendre que ce n’est qu’un simple signe

Pour essayer de rattraper le passé et me rendre le sourire dont j’ai tant besoin.

Pardonne moi Seigneur

En ce moment tu daignes venir jusqu’à moi Tu frappes à la porte de mon coeur

Attendant la réponse que je veux bien te donner.

Ma réponse, elle est d’abord dans mon silence, ce silence qui veut te dire la joie

Toujours nouvelle de m’ouvrir simplement à ta divine présence., permet que je te parle

« Si tu veux, tu peux me guérir »

Combien de fois as-tu entendu cette parole de confiance ?

En ce moment, elle est la mienne.

Tu connais mes pensées les plus secrètes, tu sais qu’elle est ta place dans mon coeur.

Mais hélas! Comme je me sens encore faible ! mes pêchés, ils sont là devant moi

Ils sont là pour me dire que j’ai besoin de toi, que j’ai besoin de ton pardon.

Oui, Seignueur

« dis seulement une parole et je serai guéri »

Prononce sur moi cette parole de pardon, celle qui te fait oublier mon péché

Celle qui me rappelle ta miséricorde infinie.

Maintenant, Seigneur, je veux te dire Merci

Merci de venir chez moi par ton Eucharistie , pourrais je attendre plus de ton amour?

Merci pour la vie reçue, pour les humbles joies, pour les peines apaisées, pour le courage accordé

Merci Pour l’amitié partagé

Merci enfin, au nom de tous ceux qui ne pensent à te remercier

Puissent-ils, un jour découvrir, eux aussi, tout ce que tu es dans leur vie

Seigneur Jésus, je te reconnais comme mon guide, ma lumière et mon soutien

C’est toi qui me conduis sur le chemin de la vie

Je veux me laisser faire, accueillir ton amour, accepter tes délais, respecter tes plans.

Avec le Père et l’Esprit, reçois mes hommages

Avec Marie, ta mère et la mienne, accueille ma prière

Au delà de mes mots, Accepte aussi ce que je ne puis t’exprimer

Merci Seigneur de m’avoir permis d’être encore vivante et te redire toute ma confiance et mon amour.

Garder le moral et et se souvenir

Il faut de se souvenir

D’ amitié absolue

De ne plus mêler l’avenir

A sa chimère dissolue.

Une certaine équité voudrait

Que l’espoir eût une survie

Un vide de preuves saurait

Cacher la finitude obvie.

En lieu d’un songe ésotérique

Mon rêve a été compassé

Une nostalgie quadratique

M’a tout entier composé.