
Le Temps passe
Nos jours se remplissent
De choses légères
Et de tout ce qui est si important
Libre de penser comme on peut
Comme les nuages qui tremble dans l’air
Le vent déroute
Mais le chemin reste inexorable.


Le Temps passe
Nos jours se remplissent
De choses légères
Et de tout ce qui est si important
Libre de penser comme on peut
Comme les nuages qui tremble dans l’air
Le vent déroute
Mais le chemin reste inexorable.


Je suis de la génération du s’il vous plait et du merci,
Du respect des personnes jeunes ou âgées,
De demander la permission, de dire bonjour avec un sourire,
D’aimer les gens pour ce qu’ils sont
et non pour ce qu’ils ont ou pour ce qu’ils donnent.

On m’a appris à bien traiter son prochain,
à tendre la main à celui qui est à terre, à écouter sans juger,
On m’a enseigné la valeur de la parole donnée qui doit être tenue !…
Je viens d’un temps où le respect n’était pas une option
mais une obligation,
où les soirées étaient rythmées par des discussion saines et non par des écran,

Un temps où la famille était le pilier de la société
et où aussi les amis étaient considérés comme des frères.
Je suis de cette génération qui croit encore en la bonté,
qui chérit les petites attentions
qui trouve la joie dans les choses simples

Et malgré les changements du monde,
je reste fidèle à ces valeurs car elles sont intemporelles.
Alors, à tous ceux et à toutes celles qui lisent ces quelques lignes,
rappelez-vous qu’en ce monde, en constante évolution
il est vital de garder un bout d’ancien avec soi
tout en s’ouvrant raisonnablement au nouveau car,
c’est dans ces valeurs que réside le véritable sens de l’humanité.


Libre de penser, de rire et d’aimer
Profiter des secondes de bonheur
De paix, de joie et savoir décider
Sans aucune crainte et surtout sans peur
Savoir dire Non, oser et choisir
Construire, entreprendre et bâtir.

Il suffit de si peu de chose
Un peu de courage si j’ose
La vie n’est pas toujours facile
Mais il suffit de redresser la tête
D’affronter certaines adversités
Avec beaucoup de sincérité.

Suivre son cœur, ses pensées
Ses choix et ses propres idées
C’est alors et seulement ainsi
Que l’on peut devenir acteur de sa propre vie.

Il faut dans la vie savoir aussi
Tendre la main à qui en a besoin
Sans espérer un retour… ni rien
Juste se dire que c’était bien.

Alors s’installe l’harmonie avec soi-même
Et ainsi tout parait presque parfait.


Il est 6h du matin, un Yop à la main. Je réfléchis, je parle seule
Pourtant c’est à toi, page blanche que je confie ceci :
Le temps, avec sa discrète magie,
nous prend par surprise à mesure que les années passent.
Il me semble qu’hier encore, j’étais jeune…
D’une certaine manière, cela semble si lointain.
Où sont passées ces années ?
Je sais que je les ai vécues.

Je vois des fragments de ce qu’elles furent :
Mes rêves, mes espoirs, mes voyages.
Ils sont encore là, comme des murmures
Et pourtant, voici que l’automne de ma vie est arrivé,
presque sans me prévenir.
Comment ai-je atteint si rapidement mes 50, 60, 70, voire 93 ans ?
Où sont passées les saisons de ma jeunesse ?

Je me souviens d’avoir pensé que cet automne était si éloigné
Qu’il m’était impossible de l’imaginer.
Mes ami(es), tout comme moi sont retraités.
Leurs cheveux se sont parsemés de gris, de blanc, leurs gestes ralentis.
Certains sont en meilleure forme que d’autres,
Mais chez chacun, le changement est palpable.
Ils étaient jeunes, vibrants tout comme moi autrefois…
Le poids des années s’est fait sentir, à devenir visible.

Nous sommes désormais ces personnes âgées
Que nous n’imaginions jamais devenir.
Faire une sieste n’est plus un simple plaisir , mais une nécessité.
Si je ne m’accorde pas ce moment de repos, je m’endors là où je suis.
Alors, je me tiens à cette étape de ma vie.
Peu préparée aux douleurs, au renoncements, je fais face aux limites de mon corps
Mais je sais aussi que cet automne passera rapidement
Et alors commence une autre aventure
J’ai des regrets, pour ce que j’ai fait ou pour ce que je n’ai pas osé.
Mais surtout, je porte en moi une infinie gratitude
Pour ce que j’ai accompli, ce que j’ai partagé.
Pour toi Jeunesse

Si ton automne ne t’a pas encore atteint, laisse moi te dire ceci :
Il arrivera bien plus vite que tu ne le penses
Alors ne remets rien à demain.
Ce que tu rêves de faire, fais le maintenant.
La vie est fugace, mais précieuse.
Avant que ton automne arrive
Vie pleinement, prie ton créateur chaque instant.
Personne n’est assuré de voir toutes les saisons.
Vis aujourd’hui. Aime ton prochain,
Famille, enfants, tous ceux que tu côtoient ou pas
Dis les mots qui réchauffent le cœur de ceux que tu chéris.
La vie est un cadeau.
Fais de ton temps une expérience unique et inoubliable
Pour toi et pour ceux qui t’entourent.
Savoure tes journées. Fais de belles choses
Trouve ton bonheur en Dieu ton sauveur
Rappelle-toi :
La véritable richesse est la santé et les trésors spirituels que tu as cultivés.
Ce ne sont ni l’or et l’argent, ni les possessions matérielles qui définiront ta vie.
Ces choses-là, tu les laisseras derrière toi,
Souvent à ceux qui ne les ont jamais réellement appréciées.
Alors vis tant que tu peux, sainement.
Aime-toi, prends soins de toi, fais ta part et laisse le reste entre les mains de Dieu.
Souviens-toi:
Sortir est agréable, mais rentrer chez soi en sécurité l’est encore plus
Si tu oublies des noms, peu importe !
Peut-être que ces personnes t’ont aussi oubliée
Et surtout garde en mémoire une vérité douce :
Le passé, en bien des choses, était merveilleux
Les vieilles chansons, les films d’autrefois et surtout tes amis de toujours.
Je vous quitte mes très chers avec un souhait sincère
soyez heureux, en bonne santé et toujours chéri,
Un dernier conseil :
Ce ne sont ni les richesses amassées,
ni les possessions accumulées qui parlent de nous
C’est ce que nous avons donné, offert avec générosité et amour,
qui dessine la vie que nous avons menée.


Spectatrice, j’observe la scène de la vie
Où les personnages surgissent
Dans les moments d’abondance, ou de dépit
Où le rêve devient illusion et meurt avec mépris
Où le mensonge devient vrai et la vérité au fond du puits
Mais qui suis-je dans ce monde plein d’acteurs ?
Où chacun monte sur l’estrade
Joue son rôle comme ses prédécesseurs
Qui suis-je quand moi-même j’ai un rôle dans cette scène ?
J’observe, je souffre
Mais j’applaudis tous ces mensonges réels
Que serait le monde s’il n’était pas une fiction
Si ces scènes étaient bien réelles et faites avec passion
Je jure devant Dieu que j’assisterais tous les jours
Je serais l’héroïne de la gaieté
De la confiance et de l’amour
J’applaudirai jusqu’à ne plus pouvoir
Et j’appellerais les âmes chagrinées pour venir la voir
Mais hélas la scène de la vie demeure la même
Et je demeure aux premières loges
Avec ou sans mes applaudissements le rideau s’ouvre et se ferme.


Sous la musique de la pluie, la rime coule de source,
s’égoutte mot à mot, dans la bouche du poète
Nous y buvons le verbe dans le calice du jour
Nous y noyons nos larmes dans les draps de la nuit

Nous avons avec la pluie
Ces regrets de l’ombre
Qui déjà nous ramènent
Aubord de nous-mêmes


Dans son jeu maladroit
S’était logée mon âme de mère
Son violon n’était pas un diamant vert
Un simple instrument de pauvre
Cadeau d’une mamie ployant sous tant d’hivers.

Mais elle abandonna la musique
Vendit cet instrument si critique
Pour moi une nouvelle tragique
Je croyais en cette chance
Qui me fut donnée
D’avoir une une petite fille musicienne
Oh rêve mort-né
Les pizzicatos résonneront longtemps encore
Dans ma mémoire
Ce soir je me sens en parfait accord
Avec mon désespoir.


Gloire à celui qui sous le feu de l’existence
Donne un sens à la vie et à ses plaisirs sains
Loin de tous litiges, témoins de ses carences
De ses pseudo-pouvoirs, un seul n’en fût le sien.

Par delà les frontières et leurs sols en souffrance
Où d’ autre âmes s’entachent d’innombrables venins
De cette fourmilière règne son espérance
L’ombre de la sagesse le pique un beau matin

De ces matins fertiles, la vie donna la chance
A cette âme, ignorant son destin
Gloire à Dieu ! avoir confiance
De ce cri, l’âme troublée trouva le chemin.


Ils me le disent souvent : d’un mot qui touche
Pour réveillé le sourire ou les pleurs
Quelques doux airs font erré sur ma bouche
Quelques fraîches couleurs.

Ils me le disent ! Connaissent-ils mon âme
Pour lui vouer sympathie ou dédain ?
Non, je le sens, la louange ou le blâme
Tombe au hasard sur un fantôme vain.

Ah ! si mes chants ont brigué leur estime
C’est que la mienne a passé mes efforts
Car ma vie n’est qu’une lutte intime
Mes pensées de frêles accords.

Encore quelques jours, pour jeter sur ces pages
Pour, à mon gré, répandre dans mes vers
Ce que je vois de brillantes images
Ce que j’entends d’ineffables concerts

Quelques jours, mais oui , même une heure
Pour m’épancher, livrer un mot, un son
L’esprit captif qui dans mon sein demeure
Bat vainement les murs de sa prison

Ainsi s’accroît la flamme inaperçue
D’un incendie en secret allumé
Lorsqu’au dehors elle s’ouvre une issue
C’est qu’au dedans elle a tout consommé.

Fixant les voûtes éternelles
Contemplant les oiseaux
Pourquoi, mon Dieu, me refuser ces ailes
Qui d’un essor me porterait dans vos cieux

Moi qui, du monde aisément détachée
Aspire à fuir les chaines d’ici-bas
Dois-je glaner, vers la terre, penchée
Un peu d’amour répandus sous mes pas ?

Qu’après moi rien de moi ne demeure !
Penser ! souffrir ! sans qu’il en reste rien
Sans imposer, devant que je ne meure
A d’autres cœurs les battements du mien !

Sons enchantés, qu’entend mon oreille
Promesses mensongères, rêves où je me plus
Vous, qui m’ouvrez un monde de merveille
Où serez-vous quand je ne serai plus ?



Avec ardeur je me fuyais
Pourtant ailleurs je m’inventais.

Mais au retour de mes voyages
Quand je me sortais des nuages
Où trop de fois je m’évadais…
Tel qu’en moi et faisant le guet
Il étais là… et me regardais

Me dénigrais avec entrain.
Alors, me cherchant d’autres chemins …

Mais émergeant de ces forêts
Où mes souvenirs je semais
Et jusqu’à mon nom oubliais …
Tel qu’en moi, la dent dure, mauvais
Il étais là … et me regardais.


Alors, me niant avec rage
Et me toquant d’autres rivages …

Mais à la fin de ces kermesses
Tout en plaisirs, tout en liesse
Où dans le bruit je me grisais …
Tel qu’en moi et pris de pitié
Il étais là … et me regardais

Et quand affamé de sérieux
Et me vouant à d’autres lieux …

Mais à la fin, solitude soirées
Où n’étais plus brillant, admiré
Lorsqu’enfin chacun s’en allait
Tel qu’en moi et plus que jamais
Il étais là ! Et me regardais !
En souriant

