Ma Génération

Je suis de la génération du s’il vous plait et du merci,

Du respect des personnes jeunes ou âgées,

De demander la permission, de dire bonjour avec un sourire,

D’aimer les gens pour ce qu’ils sont

et non pour ce qu’ils ont ou pour ce qu’ils donnent.

On m’a appris à bien traiter son prochain,

à tendre la main à celui qui est à terre, à écouter sans juger,

On m’a enseigné la valeur de la parole donnée qui doit être tenue !…

Je viens d’un temps où le respect n’était pas une option

mais une obligation,

où les soirées étaient rythmées par des discussion saines et non par des écran,

Un temps où la famille était le pilier de la société

et où aussi les amis étaient considérés comme des frères.

Je suis de cette génération qui croit encore en la bonté,

qui chérit les petites attentions

qui trouve la joie dans les choses simples

Et malgré les changements du monde,

je reste fidèle à ces valeurs car elles sont intemporelles.

Alors, à tous ceux et à toutes celles qui lisent ces quelques lignes,

rappelez-vous qu’en ce monde, en constante évolution

il est vital de garder un bout d’ancien avec soi

tout en s’ouvrant raisonnablement au nouveau car,

c’est dans ces valeurs que réside le véritable sens de l’humanité.

Pas facile la Vie !

Libre de penser, de rire et d’aimer

Profiter des secondes de bonheur

De paix, de joie et savoir décider

Sans aucune crainte et surtout sans peur

Savoir dire Non, oser et choisir

Construire, entreprendre et bâtir.

Il suffit de si peu de chose

Un peu de courage si j’ose

La vie n’est pas toujours facile

Mais il suffit de redresser la tête

D’affronter certaines adversités

Avec beaucoup de sincérité.

Suivre son cœur, ses pensées

Ses choix et ses propres idées

C’est alors et seulement ainsi

Que l’on peut devenir acteur de sa propre vie.

Il faut dans la vie savoir aussi

Tendre la main à qui en a besoin

Sans espérer un retour… ni rien

Juste se dire que c’était bien.

Alors s’installe l’harmonie avec soi-même

Et ainsi tout parait presque parfait.

Réflexion matinale

Il est 6h du matin, un Yop à la main. Je réfléchis, je parle seule

Pourtant c’est à toi, page blanche que je confie ceci :

Le temps, avec sa discrète magie,

nous prend par surprise à mesure que les années passent.

Il me semble qu’hier encore, j’étais jeune…

D’une certaine manière, cela semble si lointain.

Où sont passées ces années ?

Je sais que je les ai vécues.

Je vois des fragments de ce qu’elles furent :

Mes rêves, mes espoirs, mes voyages.

Ils sont encore là, comme des murmures

Et pourtant, voici que l’automne de ma vie est arrivé,

presque sans me prévenir.

Comment ai-je atteint si rapidement mes 50, 60, 70, voire 93 ans ?

Où sont passées les saisons de ma jeunesse ?

Je me souviens d’avoir pensé que cet automne était si éloigné

Qu’il m’était impossible de l’imaginer.

Mes ami(es), tout comme moi sont retraités.

Leurs cheveux se sont parsemés de gris, de blanc, leurs gestes ralentis.

Certains sont en meilleure forme que d’autres,

Mais chez chacun, le changement est palpable.

Ils étaient jeunes, vibrants tout comme moi autrefois…

Le poids des années s’est fait sentir, à devenir visible.

Nous sommes désormais ces personnes âgées

Que nous n’imaginions jamais devenir.

Faire une sieste n’est plus un simple plaisir , mais une nécessité.

Si je ne m’accorde pas ce moment de repos, je m’endors là où je suis.

Alors, je me tiens à cette étape de ma vie.

Peu préparée aux douleurs, au renoncements, je fais face aux limites de mon corps

Mais je sais aussi que cet automne passera rapidement

Et alors commence une autre aventure

J’ai des regrets, pour ce que j’ai fait ou pour ce que je n’ai pas osé.

Mais surtout, je porte en moi une infinie gratitude

Pour ce que j’ai accompli, ce que j’ai partagé.

Pour toi Jeunesse

Si ton automne ne t’a pas encore atteint, laisse moi te dire ceci :

Il arrivera bien plus vite que tu ne le penses

Alors ne remets rien à demain.

Ce que tu rêves de faire, fais le maintenant.

La vie est fugace, mais précieuse.

Avant que ton automne arrive

Vie pleinement, prie ton créateur chaque instant.

Personne n’est assuré de voir toutes les saisons.

Vis aujourd’hui. Aime ton prochain,

Famille, enfants, tous ceux que tu côtoient ou pas

Dis les mots qui réchauffent le cœur de ceux que tu chéris.

La vie est un cadeau.

Fais de ton temps une expérience unique et inoubliable

Pour toi et pour ceux qui t’entourent.

Savoure tes journées. Fais de belles choses

Trouve ton bonheur en Dieu ton sauveur

Rappelle-toi :

La véritable richesse est la santé et les trésors spirituels que tu as cultivés.

Ce ne sont ni l’or et l’argent, ni les possessions matérielles qui définiront ta vie.

Ces choses-là, tu les laisseras derrière toi,

Souvent à ceux qui ne les ont jamais réellement appréciées.

Alors vis tant que tu peux, sainement.

Aime-toi, prends soins de toi, fais ta part et laisse le reste entre les mains de Dieu.

Souviens-toi:

Sortir est agréable, mais rentrer chez soi en sécurité l’est encore plus

Si tu oublies des noms, peu importe !

Peut-être que ces personnes t’ont aussi oubliée

Et surtout garde en mémoire une vérité douce :

Le passé, en bien des choses, était merveilleux

Les vieilles chansons, les films d’autrefois et surtout tes amis de toujours.

Je vous quitte mes très chers avec un souhait sincère

soyez heureux, en bonne santé et toujours chéri,

Un dernier conseil :

Ce ne sont ni les richesses amassées,

ni les possessions accumulées qui parlent de nous

C’est ce que nous avons donné, offert avec générosité et amour,

qui dessine la vie que nous avons menée.

Spectatrice

Spectatrice, j’observe la scène de la vie

Où les personnages surgissent

Dans les moments d’abondance, ou de dépit

Où le rêve devient illusion et meurt avec mépris

Où le mensonge devient vrai et la vérité au fond du puits

Mais qui suis-je dans ce monde plein d’acteurs ?

Où chacun monte sur l’estrade

Joue son rôle comme ses prédécesseurs

Qui suis-je quand moi-même j’ai un rôle dans cette scène ?

J’observe, je souffre

Mais j’applaudis tous ces mensonges réels

Que serait le monde s’il n’était pas une fiction

Si ces scènes étaient bien réelles et faites avec passion

Je jure devant Dieu que j’assisterais tous les jours

Je serais l’héroïne de la gaieté

De la confiance et de l’amour

J’applaudirai jusqu’à ne plus pouvoir

Et j’appellerais les âmes chagrinées pour venir la voir

Mais hélas la scène de la vie demeure la même

Et je demeure aux premières loges

Avec ou sans mes applaudissements le rideau s’ouvre et se ferme.

La Pluie et la musique

Sous la musique de la pluie, la rime coule de source,

s’égoutte mot à mot, dans la bouche du poète

Nous y buvons le verbe dans le calice du jour

Nous y noyons nos larmes dans les draps de la nuit

Nous avons avec la pluie

Ces regrets de l’ombre

Qui déjà nous ramènent

Aubord de nous-mêmes

Petite Musicienne

Dans son jeu maladroit

S’était logée mon âme de mère

Son violon n’était pas un diamant vert

Un simple instrument de pauvre

Cadeau d’une mamie ployant sous tant d’hivers.

Mais elle abandonna la musique

Vendit cet instrument si critique

Pour moi une nouvelle tragique

Je croyais en cette chance

Qui me fut donnée

D’avoir une une petite fille musicienne

Oh rêve mort-né

Les pizzicatos résonneront longtemps encore

Dans ma mémoire

Ce soir je me sens en parfait accord

Avec mon désespoir.

Âmes sereines

Gloire à celui qui sous le feu de l’existence

Donne un sens à la vie et à ses plaisirs sains

Loin de tous litiges, témoins de ses carences

De ses pseudo-pouvoirs, un seul n’en fût le sien.

Par delà les frontières et leurs sols en souffrance

Où d’ autre âmes s’entachent d’innombrables venins

De cette fourmilière règne son espérance

L’ombre de la sagesse le pique un beau matin

De ces matins fertiles, la vie donna la chance

A cette âme, ignorant son destin

Gloire à Dieu ! avoir confiance

De ce cri, l’âme troublée trouva le chemin.

Encouragements

Ils me le disent souvent : d’un mot qui touche

Pour réveillé le sourire ou les pleurs

Quelques doux airs font erré sur ma bouche

Quelques fraîches couleurs.

Ils me le disent ! Connaissent-ils mon âme

Pour lui vouer sympathie ou dédain ?

Non, je le sens, la louange ou le blâme

Tombe au hasard sur un fantôme vain.

Ah ! si mes chants ont brigué leur estime

C’est que la mienne a passé mes efforts

Car ma vie n’est qu’une lutte intime

Mes pensées de frêles accords.

Encore quelques jours, pour jeter sur ces pages

Pour, à mon gré, répandre dans mes vers

Ce que je vois de brillantes images

Ce que j’entends d’ineffables concerts

Quelques jours, mais oui , même une heure

Pour m’épancher, livrer un mot, un son

L’esprit captif qui dans mon sein demeure

Bat vainement les murs de sa prison

Ainsi s’accroît la flamme inaperçue

D’un incendie en secret allumé

Lorsqu’au dehors elle s’ouvre une issue

C’est qu’au dedans elle a tout consommé.

Fixant les voûtes éternelles

Contemplant les oiseaux

Pourquoi, mon Dieu, me refuser ces ailes

Qui d’un essor me porterait dans vos cieux

Moi qui, du monde aisément détachée

Aspire à fuir les chaines d’ici-bas

Dois-je glaner, vers la terre, penchée

Un peu d’amour répandus sous mes pas ?

Qu’après moi rien de moi ne demeure !

Penser ! souffrir ! sans qu’il en reste rien

Sans imposer, devant que je ne meure

A d’autres cœurs les battements du mien !

Sons enchantés, qu’entend mon oreille

Promesses mensongères, rêves où je me plus

Vous, qui m’ouvrez un monde de merveille

Où serez-vous quand je ne serai plus ?

L’Œil secret

Avec ardeur je me fuyais

Pourtant ailleurs je m’inventais.

Mais au retour de mes voyages

Quand je me sortais des nuages

Où trop de fois je m’évadais…

Tel qu’en moi et faisant le guet

Il étais là… et me regardais

Me dénigrais avec entrain.

Alors, me cherchant d’autres chemins …

Mais émergeant de ces forêts

Où mes souvenirs je semais

Et jusqu’à mon nom oubliais …

Tel qu’en moi, la dent dure, mauvais

Il étais là … et me regardais.

Alors, me niant avec rage

Et me toquant d’autres rivages …

Mais à la fin de ces kermesses

Tout en plaisirs, tout en liesse

Où dans le bruit je me grisais …

Tel qu’en moi et pris de pitié

Il étais là … et me regardais

Et quand affamé de sérieux

Et me vouant à d’autres lieux …

Mais à la fin, solitude soirées

Où n’étais plus brillant, admiré

Lorsqu’enfin chacun s’en allait

Tel qu’en moi et plus que jamais

Il étais là ! Et me regardais !

En souriant