Parlons du Bonheur

Le bonheur souvent est autour de nous

Mais nous le voyons pas

Ce sont les choses simples

Comme le sourire d’un ami

Mais aussi un « bonjour » prononcé avec le cœur.

Le Bonheur est la joie qui demeure

Et qui donne le goût de vivre

Bref, comme un ballonnet

volant dans le ciel bleu

Dans le ciel calme et tranquille

Et qui n’a pas peur d’être percé.

La Décrépitude

Les vieillards, quand près d’eux, semaine par semaine

Le temps a dévasté, tour à tour, fleurs et fruits

Les vieillards ont, ainsi que la cité romaine

Au cœur un forum mort plein de temples détruits.

Silencieux désert où leur âme promène

Son long ennui stérile, où l’ortie et le buis

Et l’herbe solitaire, en l’antique domaine

Ont étouffé l’orgueil des fastes et des bruits.

Où des frontons muets la légende effacée

Sous la rouille des ans dérobe sa pensée

Plus de chants, les oiseaux aiment les floraisons.

Plus de prisme charmeur irisant les bruines

Mais de graves soleils, de vastes horizons

Eclairant la beauté dernière des ruines.

Carnavaliers douteux

Rêvez, jeunes de l’univers

Aux doux parfums des fleurs champêtres

Rangez vos armes pervers

Tuant le plus beau de votre être !

Pauvres enfants, avez-vous su

Jamais combien l’amour transforme

Un combat de jiu-jitsu

En une danse hors la norme ?

Vous, gros durs, terreurs des rues

Songez un peu que l’avenir

Ferme sa porte à votre vue

Car il ne peut que vous punir !

Heureux le bon, celui qui donne

Car il ne vole qu’à l’air pur

On l’aimera pour sa personne

Quand le méchant va droit au mur !

Tout devient obsolète

C’est une pauvre vieille, humble, le dos vouté

Autrefois on l’aimait, on s’est tué pour elle

Qui sait ? Peut-être un jour tu sera regretté

De celle qui dit non, maintenant qu’elle est belle.

Elle aussi vieillira, puis l’ombre universelle

La noiera, comme toi, dans son immensité

Il faut que les cupidons, pour leur œuvre éternelle

Reprennent le bonheur qu’ils nous avaient prêté.

Nous sommes trop petits dans l’ensemble des choses

La nature mûrit ses fruits, fleurit ses roses

Et dédaigne nos vœux, nos regrets, nos efforts.

Attendons résignés, la fin des heures lentes

Les étoiles, là-haut, roulent indifférentes

Qu’elles versent l’oubli sur nous, heureux les morts !

Faut pas se moquer des Vieux

Vieillir, se l’avouer à soi même et le dire

Tout haut, non pas pour voir protester les amis

Mais pour y conformer ses goûts et s’interdire

Ce que la veille encore on se croyait permis.

Avec sincérité, dès que l’aube se lève

Se bien persuader qu’on est plus vieux d’un jour

A chaque cheveu blanc se séparer d’un rêve

Et lui dire tout bas un adieu sans retour.

Aux appétits grossiers, s’imposer d’âpres jeûnes

Et nourrir son esprit d’un solide savoir

Devenir bon, devenir doux, aimer les jeunes

Comme on aime les oiseaux, comme on aime l’espoir.

Se résigner à vivre un peu sur le rivage

Tandis que jeunes vogueront sur les flots hazardeux

Craindre d’être importun, sans devenir sauvage

Se laisser ignorer tout en restant près d’eux.

Vaquer sans bruit aux soins que tout départ réclame

Prier et faire un peu de bien autour de soi

Sans négliger son corps, parer surtout son âme

Se repentir de ses fautes, avoir la foi.

Puis un jour s’en aller, sans trop causer d’alarmes

Discrètement mourir, un peu comme on s’endort

Pour que personnes ne versent de larmes

Et qu’ils sachent, qu’eux aussi connaitront la mort.

Brouillard dans la tête

On nous dit que c’est la Vie

Parfois on sent qu’elle ne vaut pas la peine d’être vécue

Heureusement qu’il y a les amis

Sinon on aurait déjà tenté de passer au dessus.

Dans ces moments où le coeur s’arrache

On prends une feuille et on lâche

Tout ce qu’au fond de soi on cache

Dont on n’ose parler à personne, on ne veux pas qu’on sache

Que des fois on n’en peut plus du tout

C’est trop le désordre, on est est à bout

On trouve que notre vie n’a plus de goût

Alors bascule dans un état complétement fou

Où on se retrouve à un point où on se donne des coups.

La vie vaut-elle la peine d’être vécue ?

On nous dit que c’est la vie

Mais on sent qu’elle ne vaut pas la peine d’être vécue

Heureusement qu’il y a les amis

Sinon on aurait déja tenté de passer au dessus.

Pourquoi Vivre ?

Dès qu’on a rien à faire, on pense

Qu’à nos yeux plus rien ne va dans le bon sens

On y peut rien notre désespoir est immense

Au même moment on nous fait entrer dans la danse

On goûte, continue, aime, puis on s’habitue

C’est mauvais mais on s’en passe plus

On donne à tous le monde, puis on se retrouve à la rue

Se souvenant de ce qui est dû

Mais quand plus rien ne va

Que toutes les pensées se mélangent

Qu’on a envie d’arrêter tout ça

On ne mange plus, on pleure puis on s’allonge

Mais on part de travers, on fait des erreurs

Pour essayer de créer du bonheur

Ca échoue, on fait rapprocher notre heure

On fait tout pour que s’arrête ce maudit cœur

Mais devant les gens on sourit

Pour masquer tous les soucis

ça marche, certains croient qu’on mène une belle vie

Ne sachant pas à quel point elle est pourrie

Sur cette Terre

Ton Eglise, Seigneur, est le vaisseau sur mer

Tu es le vrai pilote, provident et sage

La Foi en est le mât, charité le cordage

Et l’ancre un saint espoir, qui vient nous animer.

Les pasteurs, matelots, ne cessent de ramer

Le monde est cette mer toute enflée d’orage

Les erreurs sont les vents, la tempête, et la rage

Et semble qu’elle soit en danger d’abimer.

Mais toi Seigneur tout puissant Eole

Avec le vent fort de ta sainte parole

Avec ton trident, la sainte Trinité

Apaise tous ces flots, et change les en bonace

Conduit cette nef à ton havre de grâce

A ce port bienheureux de ta sainte cité.

Croire en la Vie

Tout en haut des cimes

Vivent nos espoirs

Réside notre optimisme

Se trouve la lumière.

Tout en haut des cimes

Comme des nuages de passage

Notre vie traverse cet abîme

A la recherche de la lumière.

Tout en haut des cimes

Nos yeux s’y tournent

Pour prier, pour espérer

Pour chercher la Lumière.

Tout en haut des cimes

Il nous faut y atteindre

sans jamais douter d’y parvenir

L’ombre même de la lumière

Et quand les montagnes

S’en iront comme des nuages

Et quand les montagnes

Laisseront passer la lumière

Enfin, nous y serons parvenus

Tout en haut des cimes.

L’oiseau blessé

Petit oiseau blessé

Sorti de la cage

Les persiennes se ferment

Ton regard est parti

La bougie est éteinte

Les jeunes remplacent les vieux

Dans la ronde de la vie

Je ranime mon courage à deux mains

Je chante la résilience humaine d’un cri étouffé

Courage

Je modèle avec mon cœur un adieu

De larmes et de cendres mélangées