Brouillard dans la tête

On nous dit que c’est la Vie

Parfois on sent qu’elle ne vaut pas la peine d’être vécue

Heureusement qu’il y a les amis

Sinon on aurait déjà tenté de passer au dessus.

Dans ces moments où le coeur s’arrache

On prends une feuille et on lâche

Tout ce qu’au fond de soi on cache

Dont on n’ose parler à personne, on ne veux pas qu’on sache

Que des fois on n’en peut plus du tout

C’est trop le désordre, on est est à bout

On trouve que notre vie n’a plus de goût

Alors bascule dans un état complétement fou

Où on se retrouve à un point où on se donne des coups.

La vie vaut-elle la peine d’être vécue ?

On nous dit que c’est la vie

Mais on sent qu’elle ne vaut pas la peine d’être vécue

Heureusement qu’il y a les amis

Sinon on aurait déja tenté de passer au dessus.

Pourquoi Vivre ?

Dès qu’on a rien à faire, on pense

Qu’à nos yeux plus rien ne va dans le bon sens

On y peut rien notre désespoir est immense

Au même moment on nous fait entrer dans la danse

On goûte, continue, aime, puis on s’habitue

C’est mauvais mais on s’en passe plus

On donne à tous le monde, puis on se retrouve à la rue

Se souvenant de ce qui est dû

Mais quand plus rien ne va

Que toutes les pensées se mélangent

Qu’on a envie d’arrêter tout ça

On ne mange plus, on pleure puis on s’allonge

Mais on part de travers, on fait des erreurs

Pour essayer de créer du bonheur

Ca échoue, on fait rapprocher notre heure

On fait tout pour que s’arrête ce maudit cœur

Mais devant les gens on sourit

Pour masquer tous les soucis

ça marche, certains croient qu’on mène une belle vie

Ne sachant pas à quel point elle est pourrie

Sur cette Terre

Ton Eglise, Seigneur, est le vaisseau sur mer

Tu es le vrai pilote, provident et sage

La Foi en est le mât, charité le cordage

Et l’ancre un saint espoir, qui vient nous animer.

Les pasteurs, matelots, ne cessent de ramer

Le monde est cette mer toute enflée d’orage

Les erreurs sont les vents, la tempête, et la rage

Et semble qu’elle soit en danger d’abimer.

Mais toi Seigneur tout puissant Eole

Avec le vent fort de ta sainte parole

Avec ton trident, la sainte Trinité

Apaise tous ces flots, et change les en bonace

Conduit cette nef à ton havre de grâce

A ce port bienheureux de ta sainte cité.

Croire en la Vie

Tout en haut des cimes

Vivent nos espoirs

Réside notre optimisme

Se trouve la lumière.

Tout en haut des cimes

Comme des nuages de passage

Notre vie traverse cet abîme

A la recherche de la lumière.

Tout en haut des cimes

Nos yeux s’y tournent

Pour prier, pour espérer

Pour chercher la Lumière.

Tout en haut des cimes

Il nous faut y atteindre

sans jamais douter d’y parvenir

L’ombre même de la lumière

Et quand les montagnes

S’en iront comme des nuages

Et quand les montagnes

Laisseront passer la lumière

Enfin, nous y serons parvenus

Tout en haut des cimes.

L’oiseau blessé

Petit oiseau blessé

Sorti de la cage

Les persiennes se ferment

Ton regard est parti

La bougie est éteinte

Les jeunes remplacent les vieux

Dans la ronde de la vie

Je ranime mon courage à deux mains

Je chante la résilience humaine d’un cri étouffé

Courage

Je modèle avec mon cœur un adieu

De larmes et de cendres mélangées

L’écrasante Solitude

Parler ! parler, non je ne veux ou ne peux pas

Je préfère souffrir comme une plante

Comme oiseaux qui ne disent rien devant la porte

Ils attendent. C’est bien. Puisqu’ils ne sont pas las

D’attendre, j’attendrai, de cette même attente.

Ils souffrent seuls. On doit apprendre à souffrir seul

Ne pas vouloir d’indifférents prêts à sourire

Ni d’amis gémissants. Que nul ne vienne.

La plante ne dis rien. L’oiseau se tait. Que dire ?

Cette douleur est seule au monde, quoi qu’on veuille.

Elle n’est pas celle des autres, c’est la mienne.

Une feuille a son mal qu’ignore l’autre feuille

Et le mal de l’oiseau, l’autre oiseau n’en sait rien.

On ne sait pas, on ne sait pas. Qui se ressemble ?

Et se ressemblât-on, qu’importe. Il me convient

De n’entendre aujourd’hui nulle parole vaine

J’attends, comme le font derrière la fenêtre

Le vieux sans geste, et l’oiseau passif

Attendre quoi ?

Une goutte d’eau pure, un peu de vent, qui sait ?

Attendons donc patiemment ensemble

Le soleil a dit qu’il reviendrait peut-être…

Dépression complète

Eclatement de la tête, ma pauvre tête

Aujourd’hui la chaleur ne peut que s’engouffrer

Torpeur, turpitude, esprit engourdi

Et englouti dans l’impasse de la vie.

Je me sens coincée dans le malaise du silence

Posture suprême indigne sublime essentielle

Retour de poussière dans ce vide ensoleillé

Les rosiers en fleur, l’âme meurtrie par le flétrissement de la vieillesse

Sans espérance

Ma motivation s’est évaporée avec les rêves d’une grandeur immaculée.

Ne crois plus à rien, plus aux jolis mots

On navigue dans les ordures

On raffole des maladies

Autodestruction à l’état pur

Puissance zéro.

Sainte Vierge Marie

Je voudrai chanter Marie, pourquoi je t’aime

Pourquoi ton nom si doux fait tressaillir mon cœur

Et pourquoi la pensée de ta grandeur suprême

Ne saurait à mon âme inspirer de frayeur

Si je te contemplais dans ta sublime gloire

Et surpassant l’éclat de tous les bienheureux

Que je suis ton enfant je ne pourrais le croire

ô Marie, devant toi, je baisserais les yeux !…

Tu nous aimes, Marie, comme Jésus nous aime

Et tu consens pour nous à t’éloigner de Lui

Aimer c’est tout donner et se donner soi-même

Tu voulus le prouver en restant notre appui.

Le Sauveur connaissait ton immense tendresse

Il savait les secrets de ton cœur maternel

Refuge des pécheur, c’est à toi qu’il nous laisse

Quand il quitte la croix pour nous attendre au ciel

Bientôt je l’entendrait cette douce harmonie

Bientôt dans le beau Ciel, je vais aller te voir

Toi qui vins me sourire au matin de ma vie

Viens me sourire encor, Mère, Voici le soir !…

Je ne crains plus l’éclat de ta gloire suprême

Avec toi j’ai souffert et je veux maintenant

Chanter sur tes genoux, Marie, pourquoi je t’aime

Et redire à jamais que je suis ton enfant !…

Prières

Il y a des jours où les patrons et les saints ne suffisent pas

Alors il faut prendre son courage à deux mains

Et s’adresser directement à celle qui est au-dessus de tout

Être hardi, une fois

S’adresser hardiment à celle qui est infiniment belle

Parce qu’aussi elle est infiniment bonne

A celle qui intercède

La seule qui puisse parler de l’autorité d’une mère

S’adresser hardiment à celle qui est infiniment pure

Parce qu’aussi elle est infiniment douce.

A celle qui est infiniment riche

Parce qu’aussi elle est infiniment pauvre

A celle qui est infiniment haute

Parce qu’aussi elle est infiniment descendante

A celle qui est infiniment grande

Parce qu’aussi elle est infiniment petite

Infiniment humble

Une jeune mère

A celle qui est infiniment jeune

Parce qu’aussi elle est infiniment mère.

A celle qui est infiniment joyeuse

Parce qu’aussi elle est infiniment douloureuse.

A celle qui est infiniment touchante

Parce qu’aussi elle est infiniment touchée

A celle qui est toute grandeur et toute Foi

Parce qu’aussi elle est toute charité.

A celle qui est Marie

Parce qu’elle est pleine de grâce

A celle qui est pleine de grâce

Parce qu’elle est avec nous

Parce que le Seigneur est avec elle.

Paraboles

Je n’ai plus rien à dire

C’est peut-être que ma vie devrait finir

Je ne conçois plus le monde qui va et d’abord comment va

Le monde et tout cela, est-ce concevable ?

Je n’ai plus rien à rire

C’est peut-être que mes envies ont entrepris de me fuir

Etre en vie est cependant un sort heureux tant : cela va

De soi ; tant que le monde demeure viable ?

Je n’ai pas non plus de soupirs

C’est parce que ma voix ne peut pas sortir

Mais je sais bien des chansons, les paroles quelques la la la

Dans une mémoire encore fiable !

A croire que je n’ai jamais su sourire

Sans façons, j’ai vu ce que l’on peut souffrir

Des drôles de vies dolentes et tout ce qu’on ne dit pas

Avec malgré tout un sort enviable.

Ma montagne est austère

Nous n’y promenons plus

Sa magie était naguère

Où nous nous étions plu

L’avancée des saisons

A mes joues des sillons

Font comme une oraison

Funèbre à mes passions

Un jour viendra l’oubli

Alors plus aucun souci

Il faut bien payer le prix

Un jour pour toute la vie.