La force du mental

L’ivoire des dents

Ne craint pas le feu

L’usure du temps

Ne rend pas malheureux

Le reste du corps

Se calcine

Le rêve revigore

Quand, contre le réel

L’on se mutine

Sur ce bateau

En proie au tangage

Demeurent les lambeaux

D’un autre langage

Celui que connaissent

Les fraternels oiseaux

Avant la détresse

Les affres du tombeau.

Quel est ce chant ?

Beau est le monde malgré la nuit

Secrète ta propre lumière intense

Malgré l’opacité du silence

Il y aura toujours éphémère cette chance

De se nourrir d’espérance

Ni la démence ni le sang

Avec la laideur et leurs transes

N’éteindront le chant

De l’oiseau au soleil levant

Penseurs

Puisque les plus heureux ont des douleurs sans nombre

Puisque les nuits sont froides, puisque les cieux sont lourds

Puisque l’homme ici-bas promène son cœur sombre

Parmi les vains regrets et les courtes amours

Que faire de la vie ? Ô notre âme immortelle

Où jeter tes désirs et tes élans secrets ?

Tu voudrais posséder, mais ici tout chancelle

Tu veux aimer toujours, mais la tombe est si près !

Le meilleur est encore en quelque étude austère

De s’enfermer, ainsi qu’en un monde enchanté

Et dans l’art bien aimé de contempler sur terre

Sous un de ses aspects, l’éternelle beauté.

Penseurs, au front serein, vous l’avez su comprendre

Vous qu’entre tous les arts le plus doux captiva

Qui l’entourez de foi, de culte, d’amour tendre

Lorsque la foi, le culte et l’amour, tout s’en va.

Ah ! tandis que pour nous, qui tombons de faiblesse

Et manquons de flambeau dans l’ombre de nos jours

Chaque pas a sa ronce où notre pied se blesse

Dans votre frais sentier marchez, marchez toujours

.

Marchez ! pour que le ciel vous aime et vous sourie

Pour y songer vous-même avec un saint plaisir

Et tromper, le cœur plein de votre idolâtrie

L’éternelle douleur et l’immense désir.

Ô Mon Dieu

Je n’ai que moi

En chaque jour

Pour accueillir l’aube nouvelle

Mais dès qu’au songe je m’attèle

Je n’ai que Toi

Je n’ai que moi

Pour encaisser

De toute la vie les escarres

Mais dès qu’en rêve je m’égare

Je n’ai que Toi

Je n’ai que moi

Lorsque j’épie

De l’avenir l’heure qui chante

Mais dans mes prières ardentes

Je n’ai que Toi

Je n’ai que toi

pour m’éblouir

Et embellir les images

Mais dès que j’ai tourné les pages

Je n’ai que Moi

A mon Départ

Demain dans une belle boite sera glissée

Mon enveloppe charnelle

De la- haut je regarde

Des humains continuent de s’entretuer

Pour prouver l’existence d’un destinataire

Certains croient l’avoir trouvé

Au cimetière

D’autres recueillent des cendres dans une urnes

J’aime cette terre

Mais bientôt je ne pourrai plus rentrer chez moi

L’on m’aura volé les clés de l’existence

Chaque vie est un exil silencieux

d’où parfois la nécessité d’une voie différente

Qui retentit dans l’illusion de nos cieux

Contrôle de le parole

Tu ne peux le comprendre et ta bouche blasphème

Porte moins haut l’audace et connais-toi toi-même !

Le Mal est fils de l’homme et de sa volonté

Cet arbre aux fruits mortels s’ouvrit sur la nature

Du jour où l’Eternel fit à sa créature

Le présent de le liberté.

L’homme, hélas ! en a mal usé : voilà son crime !

Du superbe et du fort, du faible qu’on opprime

Un jour Dieu jugera l’orgueil et les douleurs

Humble, à tes malheurs même il faut donc te soumettre

Toi qui dois rendre compte à ton souverain maître

Du trésor amer de tes pleurs.

Pensée

Par mon amour et ma constance

J’avais cru fléchir ta rigueur

Et le souffle de l’espérance

Avait pénétré dans mon cœur

Mais le temps, qu’en vain je prolonge

M’a découvert la vérité

L’espérance a fui comme un songe

Et mon amour seul m’est resté !

Il est resté comme un abîme

Entre ma vie et le bonheur

Comme un mal dont je suis victime

Comme un poids jeté sur mon cœur !

Pour fuir le piège où je succombe

Mes efforts seraient superflus

Car l’homme a le pied dans la tombe

Quand l’espoir ne le soutient plus

J’aimais à réveiller la lyre

Et souvent, plein de doux transports

J’osais, ému par le délire

En tirer de tendres accords

Que de fois, en versant des larmes

J’ai chanté tes divins attraits !

Mes accents étaient pleins de charmes

Car c’est toi qui les inspirais

Ce temps n’est plus, et le délire

Ne vient plus animer ma voix

Je ne trouve point à ma lyre

Les sons qu’elle avait autrefois

Dans le chagrin qui me dévore

Je vois mes beaux jours s’envoler

Si mon œil étincelle encore

C’est qu’une larme va couler !

Brisons la coupe de la vie

Sa liqueur n’est que du poison

Elle plaisait à ma folie

Mais elle enivrait ma raison

Trop longtemps épris d’un vain songe

Gloire ! amour ! vous eûtes mon cœur

O Gloire ! tu n’es qu’un mensonge

Amour ! Tu n’es point le bonheur !

Merci Seigneur pour cette année

Je te remercie, Seigneur, pour la vie que tu m’as donnée,

Pour la joie de vivre au soleil de ta bonté !

Je te remercie de vivre dans mon pays, la belle Guadeloupe

Je te remercie, Seigneur pour les Soignants qui me visitent,

Pour les Dames qui me portent la Communion

Pour les voisins, qui me soutiennent

Pour les parents et amies qui m’ont aimé et aidé au cours de cette année !

Je te remercie Seigneur pour les amis lointains

Que je ne peux oublier dans mes prières

Je te remercie Seigneur pour ta miséricorde qui me plonge

Quotidiennement dans l’éternelle de Dieu

Je te remercie Seigneur, pour l’amour de la vie qui palpite en mon sang,

Pour les regards de tendresse qui m’enveloppent de douceur et de paix,

Pour le sourire des enfants

Je te remercie Seigneur, de me permettre d’accueillir

Avec joie cette autre année,

Que l’on appelle encore et toujours

La nouvelle parce qu’elle apportera

Ses brassées de peines

Ses brassées de joies toujours imprévues

Pour la gloire de vivre et de survivre.

C’est toi, Seigneur que je reçois dès aujourd’hui

En accueillant l’année 2023

Comme une grâce de Dieu,

Dans l’espérance des jours meilleurs.

Lettre de Jésus

Mes Chers amis,

Comme vous le savez tous, mon anniversaire c’est aujourd’hui.

Tous les ans, il y a une grande célébration en mon honneur .

Pendant cette période tout le monde fait du shopping, achète des cadeaux, il y a plein de publicité à la radio et dans les magasins, et tout cela augmente au fur et à mesure que mon anniversaire approche. C’est vraiment bien de savoir qu’au moins une fois par an, certaines personnes pensent à moi. Pourtant je remarque que si au début les gens paraissaient comprendre et semblaient reconnaissants de tout ce que j’ai fait pour eux,

Plus le temps passe, et moins ils semblent se rappeler la raison de cette célébration.

Les familles et les amis se rassemblent pour s’amuser, mais ils ne connaissent pas toujours le sens de la fête. Je me souviens que l’année dernière il y avait un grand banquet à mon honneur. La table de la salle à manger était remplie de mets délicieux, de gâteaux de fruits et de chocolats. La décoration était superbe et il y avait beaucoup de magnifiques cadeaux emballés de manière très spéciale. Mais vous savez quoi ?

Je n’étais pas l’invité d’honneur,

Personne ne s’est rappelé de moi et ils ne m’ont pas envoyé d’invitation.

La fête était en mon honneur,

le jour arrivé, on m’a laissé dehors, et ils m’ont fermé la porte à la figure…

Et pourtant moi je voulais être avec eux et partager leur table. En réalité, je n’étais pas surpris de cela car depuis quelques années toutes les portes se referment devant moi. Comme je n’étais pas invité,

Pourtant en théorie je suis l’invité d’honneur

J’ai décidé de me joindre à la fête sans faire de bruit, sans me faire remarquer, je me suis mis dans un coin, et j’ai observé. Tout le monde buvait, certains étaient ivres, ils faisaient des farces riaient à propos de tout. Ils passaient un bon moment. Pour couronner le tout,

Un gros bonhomme à la barbe blanche est arrivé, vêtu d’un longue robe rouge, et il riait sans arrêt  » ho ho ho  » il s’est assis sur le sofa et tous les enfants ont couru autour de lui criant Père Noël ! Père Noël ! comme si la fête était en son honneur .

A minuit, tout le monde à commencer à s’embrasser, j’ai ouvert les bras et j’ai attendu que quelqu’un vienne me serrer dans ses bras… vous savez quoi : personne n’est venu à moi

Soudain ils se sont mis à s’échanger des cadeaux Moi je n’ai rien eu !

J’ai enfin compris que je n’étais pas désiré à cette soirée et je suis parti silencieusement. Tous les ans cela empire . .

J’aurai souhaité que vous vous rappeliez qu’il y a plus de 2000 ans de cela je suis venu au monde pour vous sauver

Je souhaite seulement que vous croyiez cela de tout votre cœur

Aujourd’hui j’organise ma propre fête et j’espère que vous serez nombreux à me rejoindre

Mais je bénis tous ceux et celles qui liront mon message.

Je vous aimes très fort

Jésus