La Colère !

L’homme insulté, qui se retient

Est est à coup sûr, doux et patient

Par contre, l’homme à l’humeur aigre

Gifle celui qui le dénigre.

Moi, je n’agis qu’à bon escient

Mais, gare aux fâcheux qui me scient

Je les rejoins d’où qu’ils émanent

Car mon courroux est permanent

Ces gens qui se croient des Shakespeares

Ou rois des îles Baléares !

Qui, tels des condors, se soulèvent

Mieux vaut le le moindre engoulevent.

Par le diable, sans être un aigle,

Je vois clair et ne suis pas bigle.

Fi des idiots qui balbutient !

Gloire au savant qui m’entretient !

A mes soignants

Je ne peux plus, je ne peux plus, vous voyez bien….

C’est tout ce que puis.

Et vous me regardez et vous ne faites rien.

Vous dites que je peux, vous dites aujourd’hui

Comme il y a des jours et des jours que l’on doit

Lutter quand même et vous ne savez pas

Que j’ai donné toute ma force, moi,

Tout mon pauvre courage et que j’ai dans mes bras

Tous mes efforts cassés, tous mes efforts trompés

Qui pèsent tant, Ah si vous saviez !

Pourquoi ne pas comprendre? Au bois des Oliviers

Jésus de Nazareth pleurait, enveloppé

D’une moins lourde nuit que celle où je descend.

Il fait noir, il pleut, tout est laid, misérable, écœurant

sinistre….. Vainement, vous tentez un secours pour demain.

Demain ! C’est à présent, tout de suite, qu’il faut

une main secourable dans ma main.

Je suis à bout, je ne peux plus

Si vous vouliez m’aider, laissez moi mourir de ma souffrance

Au moins je rejoindrai mon Dieu, quand on souffre jour et nuit

Rien ne compte plus que l’oubli,

Ce qui compte c’est partir et Rejoindre Dieu.