
Faire le vide en soi
Puis laisser le bien-être
Envahir notre esprit

Plus d’envie d’ailleurs
Plus de passé ou futur
Ici et maintenant !

Profiter de l’instant
Pendant des heures
Le temps du Bonheur !



Faire le vide en soi
Puis laisser le bien-être
Envahir notre esprit

Plus d’envie d’ailleurs
Plus de passé ou futur
Ici et maintenant !

Profiter de l’instant
Pendant des heures
Le temps du Bonheur !



J’ai compté mes années et j’ai découvert qu’il me restait désormais moins de temps à vivre que je n’en avais vécu jusqu’à présent.
Je me sens comme une gamin qui a gagné un paquet de bonbons, il en mangea les premiers avec plaisir, mais lorsqu’il se rendit compte qu’il en restait peu, il se mit à les savourer profondément.
Je n’ai plus le temps pour les réunions interminables où l’on se dispute, des procédures et des règlements .
Je n’ai plus le temps de supporter des gens absurdes qui malgré leur âge chronologique n’ont pas grandi. Mon temps est court pour discuter. Je veux l’essentiel, mon âme est pressée….
Sans beaucoup de douceurs dans le paquet…

Je veux vivre à côté de gens humains, très humains. qui savent rire de leurs erreurs, qui ne sont pas vaniteux de leurs triomphes. Des gens qui ne se considèrent pas comme élus avant l’heure, des gens qui ne cherchent pas à échapper à leurs responsabilités. Je cherche qui sont du côté de la vérité et de l’honnêteté. L’essentiel est ce qui fait que la vie vaille la peine d’être vécue. Je veux m’entourer de personnes qui savent toucher le cœur des gens…

Des gens à qui les coups durs de la vie ont appris à grandir. avec des touches douces dans l’âme
Oui, je suis pressée de vivre avec l’intensité que seule la maturité peut donner. J’ai l’intension de ne gaspiller aucun des bonbons qui me reste.. Je suis sûr qu’ils seront plus exquis que ceux que j’ai mangés jusqu’à présent. . Mon objectif est d’arriver à la fin satisfaite et en paix avec mes proches et avec ma conscience. Nous avons deux vies , la seconde commence quand tu réalises que tu n’en as qu’une.


Spectatrice, j’observe les scènes de la vie
Où des personnages surgissent
Dans les moments de joie ou de dépit
Où le rêve devient illusion et meurt avec mépris
Où le mensonge dévient vrai et la vérité au fond du puits

Mais qui suis-je dans ce monde plein d’acteurs ?
Où chacun monte sur l’estrade
Joue son rôle comme ses prédécesseurs
Qui suis-je quand moi-même j’ai un rôle dans cette scène ?
J’observe, je souffre

Mais j’applaudis tous ces mensonges réels
Que serait le monde s’il n’était pas une fiction
Si ces scènes étaient bien réelles et faites avec passion
Je jure devant Dieu que j’assisterais tous les jours
Je serais l’héroïne de la gaité
De la confiance et de l’amour

J’applaudirais jusqu’à ne plus en pouvoir
Et j’appellerais les âmes chagrinées pour venir la voir
Mais hélas la scène de la vie demeure la même
Et je demeure aux premières loges
Avec ou sans mes applaudissements le rideau s’ouvre et se ferme


Parait que pour être au plus haut
Il faut se sentir bien dans sa peau
Si nous nous sentons mal
Cela peut nous bouffer le moral
Et c’est porte ouverte aux dégâts
Aussi soyons de notre temps
Car qui voudrait tels embarras ?
Solutionnons en nous soignant.

Parait que pour s’épanouir
Avant tout faut se définir
S’adore-t-on ? Quand ? Et comment ?
Se déteste-t-on mêmement ?
Si c’était les deux à la fois
Car connait-on ce qu’on engrange ?
Faut en situer les pourquoi
Et clarifier un tel mélange.

Parait que pour être serein
Faut pas jouer au petit malin
N’hésitons pas à exposer
Ce qui en nous fut enterré
Dans les entrailles du non-dit
Depuis peu, ou des décennies
Et qui pourtant respire encore
Causant en nous le plus grand tort

Parait que pour tourner le dos
Aux dépressions et autres maux
Faut réparer là où çà craque
Si on pense » J’ai ma claque
Je me croyais hier un génie
Et maintenant je suis rien aujourd’hui »
Pour se sortir de ce micmac
Vaut mieux vider son sac

Parait que pour s’équilibrer
En soi autant qu’en société
Les procédés courent les rues
Il faut mettre son âme à nu
Et décortiquer sa substance
L’implication de mille traits
s’entremêlant en permanence
Ne devrait pas nous affoler.


Ne prends pas de photos du bonheur
Un jour, il te rattrapera, courant
Derrière toi, et par la hanche te tirant :
Hey ! Hey !
C’est moi, ton bonheur, tu te souviens ?

J’ai existé
Je me souviens… voulant garder de toi une image
Tu m’as dit :

Ne prends pas de photos de l’amour
Il suffit de se souvenir

Un jour courant derrière moi, me tirant par la hanche :
Hey ! Hey !
Rappelle -toi l’ami, c’est moi l’amour

Un jour où je voulais garder l’image de l’amour
A en perdre la raison
.

Hé quoi ! tu es étonnée
Qu’au bout de de mes quatre-vingt onze hivers
Ma muse faible et surannée
Puisse encor fredonner des vers ?

Quelquefois un peu de verdure
Rit sous l’averse dans nos champs
Elle console la nature
Mais elle sèche en peu de temps

Un oiseau peut se faire entendre
Après la saison des mauvais jours
Mais sa voix n’a plus rien de tendre
Il ne chante plus ses amours.

Ainsi je touche encor ma lyre
Qui n’obéit plus à mes doigts
Ainsi j’essaie encor ma voix
Au moment même qu’elle expire.

Pour mes derniers adieux mes amis
Quand on sent qu’on va passer
Quand l’âme fuit avec la vie
Dans ce moment chacun ne peut oublier

Tout ce qu’il a fait en santé
Quel mortel s’est jamais flatté
D’un rendez-vous à l’agonie ?
Pas facile la vie !

Si tu voulais pleinement me revoir
Tu saurais proposer une clé à ce puzzle
Donner un peu de lumière quand il fait trop noir
Et décider d’aller plus loin que sur le seuil.


Permanence
La permanence de Dieu nous dit qu’il est le Dieu de notre histoire. Il est celui qui ne cesse de nous accompagner, Cette présence dans notre vie est agissante. Il est le Dieu qui libère et qui tient promesse. Celui de l’Alliance éternelle qui ne s’arrête pas à nos lâchetés et autres mensonges. Il nous emmène vers la terre promise de son amour, il est tendresse et pitié , lent à la colère et plein d’amour.
Colère
Alors, pourquoi être en colère contre Dieu, pourquoi lui faire porter ce qui est de notre responsabilité ? C’est la question que Jésus nous pose en substance . Aussi, il nous faut chasser de notre esprit l’image d’un Dieu vengeur qui frapperait ses ouailles du haut du ciel. C’est certes assez simple voire simpliste comme image mais ce n’est pas la réalité de notre foi.
Présence
Le Dieu et père de Jésus-Christ est celui qui nous accompagne jusque dans le tréfonds de notre existence. Il vient demeurer au cœur de ces mêmes pauvretés et lâchetés du quotidien . Il y est présent parce que le Christ
s’est fait l’un de nous, pleinement homme et pleinement Dieu. Son incarnation vient pour nous transformer de l’intérieur. Il est venu inonder de la lumière de son amour et de sa grâce nos vies et nos cœurs. Sa venue au cœur de nos vies veut réchauffez ceux qui se meurt de ne pas être aimés. Dans un même mouvement, Dieu vient transformer ce qui nous empêche de vivre l’élan nécessaire pour aimer l’autre.
Amour
L’amour de Dieu ne vient pas forcer notre porte, Il n’entre pas par effraction dans notre vie. Dieu se tient toujours devant nous, à notre porte et nous demande de le suivre, de le faire entrer dans notre demeure. Il se présente comme l’Ami fidèle et bienveillant qui veut demeurer en nous pour que nous demeurions en Lui. Et pourtant, nous ne cessons de lui résister. Tant de fois nous lui fermons la porte de notre cœur, de notre vie. Tant de fois nous le chassons parce que son amour dérange et déplace nos plans de vie bien lisses, gris , ternes et sans relief, mais ô combien confortables
Conversion
Aujourd’hui, Jésus nous demande de nous convertir, de nous laisser rejoindre par son Père. C’est une invitation à nous laisser dépouiller par la force de son amour. Cela nous demande davantage d’ouverture, de compréhension, Comme fils dans le Fils nous ne pouvons pas nous contenter de la médiocrité d’une vie sans reliefs, sans passion, sans amour. Nous sommes chaque jour invité à entrer dans le dépassement de nos égoïsmes, de nos habitudes qui nous condamnent à l’immobilisme. Apprenons du Fils à nous laisser entraîner au risque de la gratuité de son amour. Cet amour qui irradie de son cœur blessé sur la croix.
Prenons le temps tout au long de ce Carême pour contempler le cœur ouvert du Christ, ce cœur transpercé par amour. Le cœur du Christ nous fait saisir que la vie de Dieu est ouverte. Elle est la source de l’Amour, de la vie. Cette vie que le Christ ne cesse de nous donner en abondance. Nous sommes appelés à en vivre et à en faire vivre ceux et celles que nous sommes appelés à rencontrer au cour de notre vie.


Nous avons d’un seul cœur entrepris un voyage
C’était encore hier, à peine rencontrés
Une voix nous souffla : » Tous deux, vous partirez
Ensemble partager la joie d’un seul sillage « .

L’amitié nous porta vers d’inconnus rivages
Sur des flots incertains maintes fois chavirés
Si nous voguions parfois, opposant nos beauprés
Au port se retrouvaient nos mats au fil de l’âge.

Nos vies s’entrecroisaient aux sources de l’humain
S’attendant l’une l’autre à l’angle d’un chemin
Pour s’offrir tour à tour le miroir de soi-même

Puis un funeste jour il ne resta qu’un seul…
Mais la voix de jadis lui dit : » Ton ami t’aime
Aujourd’hui comme hier, Ignore le linceul ! »



J’ai souvent comparé la villégiature
Aux phases d’un voyage entrepris en commun
Avec des étrangers de diverse nature
Dont on n’a de ses jours vu ni connu pas un.

Au début de la route, en montant en voiture
On s’observe: l’un l’autre on se trouve importun
L’entretien languissant meurt faute de pâture
Mais, petit à petit, on s’anime, et chacun

A l’entrain général à son tour s’associe
On cause; on s’abandonne, et plus d’un s’apprécie
Le conducteur cependant roule sans s’arrêter
Jusqu’au site que l’on doit visiter

Et c’est lorsqu’on commence à se connaitre
Que l’on se juge mieux, qu’on s’aimerait peut-être
C’est alors que le voyage se termine
Et qu’il faut se quitter.



La nuit n’est plus pénible
Enveloppée dans les nuages
Elle se remet du jour et de la tristesse
Dans son sillage, les orages, les pluies blessent
Se défient les oiseaux volages
Sombres et volubiles.

Pourtant c’est bien là que l’on rêve
C’est dans cet air , que se jouent les meilleures trêves
Qui apaisent et qui intègrent
Les éclaircies ne se voient guères
Mais il est sûr tout sourit
Dans le jour se cache la belle nuit.

