Mes adorables compagnons

Enfants des airs, heureux oiseaux, lyres ailées

Qui passez si légers, si libres dans les champs

Hôtes harmonieux des monts et des vallées

Qui dépensez vos jours dans la joie et les chants.

Poètes qui chantez en tous lieux, à toute heure

Ignorants les soucis de l’homme agité

Qui le soir, dans les arbres trouvez une demeure

Et dans l’air, le matin , trouvez la liberté.

Rivaux heureux, rivaux aux chansons éternelles

Que je vous porte envie en vous suivant des yeux !

Quand la terre a blessé vos pieds, ouvrant les ailes

Vous pouvez fuir du moins et monter vers les cieux.

Vous prodiguant les biens dont la nature est pleine

Le sort vous livre tout sans lutte et sans combats

Sans suspendre vos chants vous trouvez dans la plaine

L’eau claire et l’épi mûr que nous n’y trouvons pas

Chanteurs favorisés, ô voix pleines de charmes

Oui la terre vous aime, le sort vous est doux

Benissez le ciel, oiseaux, gosiers sans larmes

Bénissez-le pour vous et priez pour nous!

Priez Dieu qu’il nous fasse, après les jours austères

Et des cieux plus cléments et des soleils ,meilleurs

Priez Dieu pour qu’il donne à l’homme, vos frères

Un épi dans la plaine et de l’eau dans les fleurs.

*

Mes oiseaux, vous avez, amis, la voix et l’aile

Vous fuyez la terre pour le ciel

Emportez moi avec vous amis fidèles

Vous aimez, vous chantez, coeur d’or esprit sans fiel.

Âme mystique

A quinze ans, au sein des nuits sans voiles

Je m’arrêtais pour voir voyager les étoiles

Et contemplais trembler, à l’horizon lointain

Des flots où leur clarté jouait jusqu’au matin

Un immense besoin de divine harmonie

M’entraînait malgré moi vers la sphère infinie

Tant il est vrai qu’ici cet autre astre immortel

L’âme, gravite aussi vers un centre éternel.

Mais, tandis que la nuit marchait au fond des cieux

Des pensées me venaient, graves, silencieux

D’avenir large et beau, de grandes destinée

D’amour à naître, de mission donnée

Vague image, pour moi, pareille aux flots lointains

De la brume où nageaient mes regards incertains

Aujourd’hui tout est su : la destinée austère

N’a plus devant mes yeux d’ombre ni de mystère

Et la vie, avant même un lustre révolu

Garde à peine un feuillet qui n’ait pas été lu.

Humble et fragile enfant, cachant en moi ma flamme

J’ai tout interrogé dans les choses de l’âme

L’amour, d’abord. Jamais , le coeur endolori

Je n’ai dit ce beau nom sans en avoir souri.

Puis, j’ai soudé la gloire, autre rêve enchanté

Dans l’être d’un moment instinct d’éternité !

Mais pour moi sur la terre, où l’âme s’est ternie

Tout s’imprégnait d’un goût d’amertume infinie

Alors vers le Seigneur me retournant d’effroi

Comme un enfant en pleurs, j’ose crier :

Pardonne-moi Seigneur Prends-moi!

Prends-moi ! car j’ai besoin, par delà toute chose

D’un grand et saint espoir où mon coeur se repose

D’une idée où mon âme, à qui l’avenir ment

S’enferme et trouve enfin un terme à son tourment.

Les Voyages

Voyager, c’est partir de chez soi

C’est quitter ses amis

C’est essayer de voler:

Voler vers d’autres horizons

Parcourir les routes

C’est tenter de changer.

Voyager, c’est s’habiller au Top

C’est dire « je m’en fiche »

C’est vouloir connaître

en savourant les petites choses

Déguster un verre

C’est visiter les sites, apprécier

Voyager, c’est se sentir poète

écrire une carte postale

C’est vouloir étreindre

Etreindre en arrivant à une porte

en regrettant le calme

C’est se laisser embrasser

Voyager, c’est devenir mondain

C’est connaître d’autres gens

C’est tout recommencer

Commencer par tendre la main

Apprendre des gens forts

C’est ressentir de la solitude.

Voyager, c’est partir de chez soi

C’est s’habiller au top

Dire tout et rien dans une carte postale

C’est dormir dans un autre lit

Sentir que le temps est court

Voyager c’est renter, retourner au bercail !

Conseils d’une Mamie

Il meurt lentement

celui qui ne voyage pas

Celui qui ne lit pas

Celui qui n’écoute pas de musique

Celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.

Il meurt lentement

celui qui détruit son amour-propre

Celui qui ne se laisse pas aider.

Il meurt lentement

celui qui devient esclave de l’habitude

Refaisant tous les jours les mêmes chemins

Celui qui ne change jamais de repère,

Ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements

Ou ne parle jamais à un inconnu

.

Il meurt lentement

celui qui évite la passion et son tourbillon d’émotions

Celles qui redonnent la lumière dans les yeux

Et réparent les coeurs blessés.

Il meurt lentement

celui qui ne change pas de cap lorsqu’il est malheureux

au travail ou en amour

Celui qui ne prend pas de risques pour affronté les obstacles

Ecoute les conseils sensés.

Vis maintenant

Risque toi aujourd’hui

Agis tout de suite

Ne te laisse pas mourir lentement

Ne te prive pas d’être heureux !

J’entends les Cloches

Mon âme est pleine de cloches

Mon âme est pleine d’oiseaux

Je vois au miroir des eaux

Trembler les étoiles proches

Mon âme est pleine d’églises

Mon âme est pleine de fleurs

Les enfants oublient leurs pleurs

A chanter parmi les brises

Mon âme est pleine d’archanges

Mon âme est pleine d’essors

J’entends travailler les forts

Pour l’espoir secret des granges

les meules

Mon âme est pleine de joie

Mon âme est pleine de dieux

Amour, bande-moi les yeux

Pour me guider dans la voie!

Douleur discrète

Quand on vint lui raconter la nouvelle

De la touchante mort d’une si jeune belle

Il voulut tout savoir. Et chacun fut surpris

De le voir s calme encor, lorsqu’il eut tout appris !

Puis il parla longtemps. Il dit : C’est bien dommage!

Mourir ainsi ! Voyez ! Mais on meurt à tout âge !

Nul n’est épargné. ! Jaloux de sa douleur

Rien sur son calme n’avait trahi son coeur.

Seulement sa parole était plus éloquente

On pouvait deviner dans sa voix plus vibrante

Les pleurs étouffés, le poids impérieux

Avaient gonflé le coeur, étant chassé des yeux.

Ah ! craignons pour nos deuils la douleur indiscrète

Souffrir trop haut n’est plus souffrir

Moi, je veux, mes amis, cette larme secrète

Quand il m’arrivera aussi de mourir..

Humilité et Vérité

Parfois , j’ai peur de toi

De tes non sens

De mon coeur qui se fracasse à chaque fois

Et de mon amitié évident et pourtant…

Je sauve ce qui reste de moi mais, je souffre quand même

Je t’en veux mais, ça ne change rien au problème

Il y a un million de choses que je voudrai te dire

Qu’avant en toute confiance je pouvais t’écrire.

Oui, oui ma plume aussi te craint

Puisque mon coeur en est l’écrin

Et que mon âme s’y reflète

De mes ombres et lumières elle s’apprête.

Mais, toi, tous cela tu le sais déja

Alors, oui, je ne comprends plus tes pas.

Ta créativité est ton essence

Même si tu ne le sais pas.

Pour ce que tu fais, tes proches te flattent

Des fois ils te rabaissent, des fois c’est l’indifférence

Tu comprends, mais tu ne les comprends pas

Leur objectivité est-elle ternie par la jalousie ?

Tu te dis que ce n’est pas de leur faute

Tu as surement raison

Mais toi, tu cherches la vérité

La vérité ne vient pas de toi tout seul.

Des sages autour de toi t’aident parfois

Pourtant tu as de la chance

Des autres te regardent aussi

Et ceux-là tu ne les connais pas.

Tes volontés à détruire ma foi

Tes lumières quand la bonne partie de toi

Tente de percées parfois.

Je n’oublie pas ta part de lumière

C’est juste qu’aujourd’hui je doute de ta volonté

A lutter pour être meilleur que hier.

J’ai tout simplement le coeur brisé

Bien plus que tu ne le comprends

Et pas même mes silences tu n’entends

Alors j’essaye de faire preuve d’humilité

En acceptant que d’amitié tu ne m’es plus lié.

Savoir être vieux, tristesses et joies

Vieillir, se l’avouer à soi-même et le dire

Tout haut, non pas pour voir protester les amis

Mais pour y conformer ses goûts et s’interdire

Ce que la veille encore on se croyait permis.

Avec sincérité, dès que l’aube se lève

Se bien persuader qu’on est plus vieux d’un jour

A chaque cheveu blanc, se séparer d’un rêve

Et lui dire tout bas un adieu sans retour

Aux appétits grossiers, imposer d’âpres jeûnes

Et nourrir son esprit d’un solide savoir

Devenir bon, devenir doux, aimer les jeunes

Comme on aima les fleurs, comme on aima l’espoir.

Se résigner à vivre un peu sur le rivage

Tandis qu’ils vogueront sur les flots hasardeux

Craindre d’être importun, sans devenir sauvage,

Se laisser igorer tout en restant près d’eux.

Vaquer sans bruit aux soins que tout départ réclame

Prier et faire un peu de bien autour de soi

Sans négliger son corps, parer surtout son âme

Chaussettes aux pieds, l’esprit à l’antique foi.

Puis un jour s’en aller, sans trop causer d’alarmes

Discretement mourir, un peu comme on s’endort

Pour que nos amours ne versent pas de larmes

Et qu’ils ne sachent pas ce que c’est que la mort

Quand le Coeur Pleure

Seul Dieu entend lorsque ton âme pleure

Lorsque la douleur est au fond de ton coeur

Quand l’homme tombe et risque de s’enfoncer

Une prière, alors peut Tout changer.

Mon Dieu tu es le tout puissant

Tu m’as donné la vie et j’ai tout pleinement

Si je pleure parfois, si mon coeur est en larmes

Même dans le silence, c’est le cri de mon âme

Mon Dieu je suis abandonné

J’ai de l’eau au coeur

Viens et calme ma peur

Oui viens me fortifier

Devant la douleur où pourrais-je m’enfuir ?

Tu me vois là sans force

Oui, viens me secourir

Mon coeur garde le silence

Le temps s’arrête parce que l’âme est en pleurs

Et l’homme soudain voit défiler sa vie

Mais ne veut pas d’un avenir qui fait peur

Alors vers Dieu il fait monter un cri

Mon Dieu tu es le Tout puissant

Tu m’as donné la Vie et j’ai tout pleinement

Si je pleure parfois, si mon coeur est en larmes

Même dans le silence, c’est le cri de mon âme

Viens et calme ma peur

Oui viens me fortifier

Devant la douleur où pourrais-je m’enfuir

Je suis là sans force viens me secourir

Que faire face à l’Ingratitude ?

Avoir donné le meilleur de soi-même et ne pas se sentir reconnu ? l’ingratitude peut faire mal, l’ingratitude blesse en profondeur ! Agir en retour épuise. Cela laisse l’impression de ne pas exister aux yeux des autres, de ne pas avoir de place ! Quand on est confronté à un ingrat, c’est comme si toute votre personne était niée. Comme si vous déambuliez dans un univers dans lequel vous n’avez aucun pouvoir!

Le besoin de reconnaissance, est-ce vraiment un problème ?

Si on parle de soi, de cette frustration de ne pas être reconnu, on vous explique que c’est vous qui avez un problème, donc il faut guérir de cette manie de vouloir aider, donner, apporter du bonheur ! Les motivations de la générosité paraissent douteuses et connotées négativement. O vous parle de peur de l’abandon, de besoin de créer une dépendance et de prendre le pouvoir sur l’autre, de besoin d’être important pour l’autre pour compenser un manque de confiance en soi ! Pour éviter d’être blessé par l’ingratitude, faut-il vraiment apprendre à ne plus répondre qu’à des demandes clairement formulées ? faut-il guérir de cette peur de l’abandon qui pousse à aider, à donner, à transmettre…?

Les bienfaits de la peur de l’abandon

La peur de l’abandon rappelle qu’on est des êtres sociaux. Sans les autres , nous ne sommes rien ! Que nous le voulions ou non, nous avons besoin les uns des autres. En être conscient change tout ! Prenons plus soins de nos relations

La douleur face à l’ingratitude fait du mal au coeur

L’ingratitude répétée est tellement forte qu’on fini par mettre l des limites ou par rompre toute relation. L’ingrat est alors brutalement confronté à la réalité ! Il se rend compte de ce qu’il avait et de ce qu’il a perdu. S’il le veut et s’il en est capable, il va comprendre que tout ne lui est pas dû… Et oui, sa liberté de langage s’arrête là où commence celle des autres ! C’est cela la vie humaine, S’il tire les leçons, il saura peut-être apprécier à leur juste valeur les cadeaux qui lui seront faits à l’avenir .

Le besoin de gratitude est sain, respectons-le

Accepter notre condition humaine, c’est reconnaître que nous avons besoin d’un minimum de reconnaissance, d’un minimum de gratitude ! Il n’y a rien de mal à cela.