Méditation sur l’Indifférence

On frappe à la porte

Impossible

Parfaitement impossible

Puisqu’il n’y a pas de porte

A quoi bon d’ailleurs

Puisqu’il n’y a pas de murs non plus

Ni fenêtres à fortiori

 

Mais alors qu’est-ce qui nous sépare ?

L’indifférence !

Seulement l’indifférence .

C’est quoi l’indifférence ?

C’est l’absence  de lumière

En plein jour.

Quand l’indifférence s’installe, qu’est ce qu’il reste au final ?

Plus RIEN,

sinon les adieux, et pas seulement tourner la page, mais la déchirer au cas où un vilain petit vent tenterait de la rouvrir.

Un doute….

Pas grand chose…. des souvenirs….des fois !

Des regrets, que çà aurait pu être mieux.

Mais on a aussi le pouvoir de tout changer, avec de la bonne volonté.

A quoi bon rester ensemble, Amoin d’en trouver la cause d’arranger çà….

Peut être des souvenirs s’ils sont bons, sinon il ne reste que du vide.

RIEN et tout se perd dans notre labyrinthe cérébral

Et ce n’est pas forcément plus mal

L’indifférence est le plus grand des Mépris.

 

 

LE BON SENS

La meilleure morale est celle du bon sens.

Pour obtenir l’estime, il est le plus sûr guide

Moins saillant que l’esprit, il est bien plus solide.

Et ne s’égare point en sophismes brillants.

S’appuyant sur les faits, il avance à pas lents

Toute subtilité se brise à son égide

Tout système faux, il démontre le vide

Par lui tout est soumis à l’épreuve du temps.

Ce qui doit choquer ne peut être durable

L’exagération le trouve inexorable

Il réduit chaque chose à sa juste valeur.

Des folles passions, il blâme le délire

L’orgueil philosophique éprouve sa rigueur

Et la vérité seule a sur lui l’empire.

 

 

 

 

Mélancolie

Aliment et poison d’une âme trop sensible

Toi,  sans qui le bonheur me serait impossible,

Tendre mélancolie ! Ah! viens me consoler !

Viens calmer les tourments de ma sombre retraite

Et mêle une douceur secrète

A ces pleurs que je sens couler.

 

Loin de moi, vains plaisirs que le monde idolâtre !

Ces rires insensés , cette gaieté folâtre !

Semblent braver ma peine et ne font que l’aigrir.

J’aime mieux mes soupirs, ma tristesse, mes larmes

Ma langueur a pour moi des charmes

Je souffre…. et ne veut point guérir.

 

Fidèle au malheur, comme à la solitude

Mélancolie, nourrissez mon coeur d’une longue inquiétude

Souvenirs qui touchez, même en nous déchirant ;

Que  je dise à ma dernière heure :

 » On me plaint, on m’aime, on me pleure « 

Que je sourie en expirant.