Vivre au présent, c’est mourir au passé.

Est-il possible de vivre au présent, sans y introduire le temps, c’est-à-dire le passé ? On ne peut vivre, c’est certain, dans ce présent absolu qu’en comprenant le passé dans son intégralité globale. Mourir au temps, c’est vivre dans le présent, et vous ne pouvez vivre dans le présent que si vous avez compris le passé, ce qui suppose de comprendre votre propre esprit, et non seulement l’esprit conscient qui vous accompagne chaque jour, acquérir un savoir et de l’expérience, a des réactions superficielles, et ainsi de suite, mais aussi l’esprit inconscient, dans lequel sont enfouies les traditions accumulées de la famille, du groupe, de l’espèce. De même, sont enfouies dans l’inconscient l’immense souffrance de l’humanité, et la peur de la mort.

Tout cela c’est le passé, c’est-à-dire vous même, et vous devez le comprendre. Si vous ne comprenez pas cela, si vous n’avez pas exploré les voies qui sont celles de votre esprit et de votre coeur, exploré votre avidité et votre souffrance, si vous ne vous connaissez pas vous-même complètement, alors vous ne pouvez vivre au présent.

Vivre au présent,  c’est mourir au passé. Ce processus de compréhension de vous-même vous permet d’échapper à l’emprise du passé, c’est-à-dire à votre conditionnement

Savoir tirer profit du souvenir de nos expériences vécues joyeuses ou tristes et en tirer des leçons pour améliorer notre condition d’êtres humains. L’objectif est de moins parler du passé, surtout de ces moments qui nous ont fait souffrir, pour vivre pleinement le présent, sans fardeau, sans culpabilité et sans douleur.

Il faut se dire que le passé s’est enfui à jamais, que ce que j’ espère n’est plus, mais que le présent m’appartient.

Mais pourquoi tant de personnes font-elles du passé leur présent ? Ne pas accepter la réalité des choses ou rester figé sur des erreurs passées font partie des raisons empêchant de nombreuses personnes de vivre pleinement.

Le passé est fait de toutes les expériences qui nous ont mené jusqu’au moment présent ici,  peu importe la façon. C’est un coffre rempli de bonnes et de mauvaises expériences, de mauvaises décisions et de chance, de tristesse, de joie, et de personnes qui entrent et sortent de notre vie.

Il ne s’agit pas d’oublier le passé et d’y renoncer, mais plutôt d’éviter d’y rester accroché et d’en faire un fardeau qui nous paralyse et nous empêche de profiter du moment présent.

Ressentir le besoin de vivre dans le passé n’est pas une bonne chose et entrave notre épanouissement personnel.

Regretter le passé c’est courir  après le vent. Regarder en permanence en arrière et se réfugier dans le passé est une solution pour les personnes qui ont peur du présent, de la vie, de l’inconnu et qui se cachent dans le passé, parce que connaître le déroulement des choses les rassure.

Il ne s’agit pas d’effacer ou d’oublier les moments passés, car se remémorer des moments agréables, nous procure du bonheur. Il s’agit plutôt de couper ce lien, de s’en défaire et d’accepter et se dire : que le passé est spontané, éphémère et plus réel.